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Sommaires des Revues - El Watan

El Watan - Actualité


Les atteintes aux libertés recensées  Voir?

Dans son dernier rapport 2017 sur la situation des droits de l’homme dans le monde, l’ONG Amnesty International a affirmé que l’Algérie reste loin des standards internationaux en matière de respect des libertés. Le document a établi une longue liste des «atteintes aux droits des citoyens» enregistrées durant l’année précédente et celles d’avant : restriction sur les réunions, violation des libertés d’association, de culte, d’expression et «maltraitance des migrants». Les rapports se suivent et se ressemblent. L’Algérie reste loin des standards internationaux en matière de respect des libertés. C’est ce que dénonce l’ONG Amnesty International dans son rapport 2017 sur la situation des droits de l’homme dans le monde. Rendu public jeudi dernier, le document a établi une longue liste des «atteintes aux droits des citoyens» enregistrées durant l’année précédente et celles d’avant : restriction sur les réunions, violation des libertés d’association, de culte, d’expression et «maltraitance des migrants». «En 2017, les autorités ont emprisonné arbitrairement des manifestants pacifiques, des défenseurs des droits humains, des militants et des journalistes. Les associations ont continué d’être confrontées à des restrictions injustifiées, et la législation limitant le droit de former des syndicats est restée en vigueur. Des membres de la minorité religieuse musulmane ahmadie ont été injustement poursuivis en justice. L’impunité pour les atteintes aux droits humains commises par le passé est restée la norme», affirme d’emblée l’ONG dans la partie de son rapport consacrée à l’Algérie. Ainsi, concernant les libertés d’expression et de réunion, l’organisation rappelle «les arrestations et les poursuites judiciaires engagées contre des militants pacifiques». «Des manifestants qui exprimaient leur solidarité avec des militants détenus ont également été incarcérés, de même que des journalistes et des blogueurs qui couvraient les manifestations sur les réseaux sociaux», note Amnesty, en citant les cas du blogueur Merzoug Touati et du journaliste Saïd Chitour, en prison depuis plusieurs mois. Dans la foulée, le rapport dénonce le maintien de l’interdiction de «toutes les manifestations à Alger, en application d’un décret de 2001». Liberté d’association bafouée L’ONG déplore aussi la situation imposée aux organisations de défense des droits de l’homme, dont Amnesty International Algérie, empêchées de tenir leurs assemblées générales de mise en conformité avec la loi sur les associations de 2012. A cela, selon le rapport, s’ajoute l’interdiction des conférences et des réunions publiques de ces organisations. «A la fin de l’année, le gouvernement n’avait toujours pas proposé de nouveau projet de loi respectueux de la liberté d’association, comme le prévoyaient pourtant les modifications apportées à la Constitution en 2016», souligne le rapport, qui dénonce aussi les pressions exercées sur les avocats et les défenseurs des droits de l’homme. Amnesty International évoque également «les procès inéquitables» des activistes de Ghardaïa, dont Kamel-Eddine Fekhar, Salah Abbouna et Khodir Sekkouti. S’agissant des libertés religieuses, le document cite les poursuites engagées contre 280 membres du mouvement ahmadi «en raison de leurs convictions ou pratiques religieuses». Amnesty revient aussi sur la violation du droit syndical illustré par le refus de reconnaître la Confédération générale autonome des travailleurs algériens (CGATA) et l’interdiction du syndicat autonome de Sonelgaz. Evoquant la question des migrants subsahariens, l’ONG affirme que «l’expulsion de 6500 migrants, en décembre dernier, s’est faite sur la base d’un profilage ethnique». Le rapport dénonce aussi «l’impunité» concernant les dépassements enregistrés durant les années 1990 et le classement, par la justice suisse, de l’affaire de l’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, accusé par des ONG de «crimes de guerre».  

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(24/02/2018 : 12:00)

L’autre révolution douce de la Kabylie  Voir?

Près de 400 villages se sont inscrits dans le challenge de la propreté, mais aussi de l’écologie, du développement durable et solidaire. Il y a une révolution en douce, une énergie positive qui traverse une société insoumise, décidée à se donner elle-même les outils à même de lui garantir la prospérité économique et l’épanouissement social. Cela a toujours été le cas, mais l’énergie qui s’en dégage ces dernières années est tout simplement extraordinaire. Elle est époustouflante. Reportage dans trois villages qui ont défrayé la chronique. C’est incroyable ce qui se passe en Kabylie. Une véritable révolution est en train de se dérouler dans cette région que des médias, inféodés à certains milieux archaïques et intolérants, ont tenté par tous les moyens de diaboliser. Fake news, tentative de déstabilisation, incursion malveillante pour enraciner la culture de l’intolérance et du défaitisme. C’est une leçon de vie et de courage, d’abnégation, de sacrifice et surtout de solidarité que la Kabylie donne à méditer. Une opération anodine de campagne de propreté et d’embellissement initiée par quelques villages est en train de se transformer en une irréversible dynamique de développement. Elle se généralise. Près de 400 villages se sont inscrits dans le challenge de la propreté, mais aussi de l’écologie, du développement durable et solidaire. Pour y aller par ce vendredi d’hiver, pluvieux et froid, il faut emprunter des chemins qui montent, escarpés, caillouteux, parfois impraticables. D’où que l’on passe, par Larbaa Nath Irathen ou par Takhoukht, ce sont des chemins qui montent. C’est au sommet de cette majestueuse montagne qu’on trouvera Tiferdoud, le plus beau et le plus haut village de la Kabylie. C’est le week- end. Tout le monde est à l’ouvrage. Avec beaucoup de cœur. Ici, les gens ne rechignent pas au travail, condamnés à défier les aléas de la nature. Depuis des siècles, depuis toujours. Tiferdoud est un village typiquement kabyle conçu par des mains de maître. Ses habitants ont pris soin de transmettre de génération en génération la passion de préserver la belle architecture ancestrale, la finesse culturelle et sa sociologie. Ces maisons kabyles, construites en pierre de schiste, ont résisté à tous les aléas du temps et aux humeurs des hommes. Elles ont traversé des siècles sans vaciller. Elles ont résisté à la guerre, à la rigueur de la nature et à l’abandon. Aux vagues d’émigration massive de ses habitants, contraints à aller chercher ailleurs une vie meilleure. Après «le Printemps noir», manifestations qui ont fini dans un bain de sang en 2001, des centaines de jeunes ont pris le chemin de l’exil. C’était devenu un village sans avenir, un coin où l’on meurt à petit feu, un village fantôme où se conjuguent malvie, chômage et absence de perspectives. Mais les habitants n’ont pas baissé les bras. Petit à petit, ils se sont construit un rêve, puis des projets pour le réaliser. Tiferdoud a décidé de forcer la main du destin en se projetant dans la modernité, tout en gardant son ancestralité. A présent, qu’il fait bon d’y vivre ! Destiné à devenir un village fantôme, conséquemment au départ de «tous» ses enfants qui sont partis qui en France, qui au Canada ou aux Etats-Unis, d’autres se sont installés à Alger ou à Tizi Ouzou, Tiferdoud a réussi à changer la donne. La colline autrefois invivable est devenue un coin de paradis. C’est peut-être l’endroit le plus propre d’Algérie, assurément le plus beau aussi. Culminant à 1197 m d’altitude, il est le village le plus haut de Kabylie. Donc, en ce jour d’hiver, l’entrée du village est en pleine effervescence. Des habitants s’affairent à nettoyer la route, vident le fossé des détritus. Au foyer des jeunes baptisé du nom de Kamel Amzal, figure emblématique du combat identitaire, assassiné à la cité universitaire de Ben Aknoun en 1982 par les fous de Dieu, c’est le remue-ménage. Deux jeunes filles, pieds nus et pantalon retroussé, nettoient la bibliothèque. A l’entrée principale du village, des volontaires travaillent d’arrache-pied et effectuent quelques réparations sur le panneau lumineux, pendant que des enfants s’adonnent à cœur joie à une partie de foot au stade de proximité nouvellement aménagé. «Dimanche, nous accueillerons la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, en visite de travail dans la wilaya de Tizi Ouzou et qui a émis le vœu de visiter ce village qui fait le buzz sur les réseaux sociaux», annonce le président du comité du village, Ouidir Ahmadache, qui, aux côtés d’autres membres de «tajmaat», supervise l’exécution des travaux et donne des directives. Ses membres ne laissent rien au hasard. «La propreté est une tradition» «Les transformations qu’a connues notre village sont le fruit de la volonté des habitants et nous les devons à la force des bras de nos enfants.» Des actions de volontariat, nous apprend-il, sont organisées de manière régulière chaque week-end et chaque mois. «Cela ne date pas d’aujourd’hui, la propreté est une tradition que nous avons héritée de nos ancêtres», rappelle Saadeddine Salah, un sexagénaire très actif, membre du comité du village. «Nous ne l’avons jamais perdu», lance-t-il fièrement. Ornée de véritables œuvres d’art, l’entrée suscite la curiosité des visiteurs, elle invite à la visite de ce joyau enchanteur perché sur cette colline qui côtoie les cimes neigeuses du majestueux Djurdjura. Elle étale tout de go la splendeur du village et surtout la générosité des efforts qui ont été consentis pour faire de Tiferdoud un véritable coin de paradis. Saadeddine Salah et deux autres membres de tajmaat nous font visiter tout le village et les réalisations qui ont été faites. Il les raconte avec passion et fierté. Un bout de rêve sur cette montagne jadis fuie pour la rudesse de la vie. Ce n’est certainement pas le froid qui dissuaderait ces téméraires volontaires qui ont accompli un véritable exploit, celui du développement que les pouvoirs publics n’ont pas réussi depuis l’indépendance en 1962. Tiferdoud a été un de ces villages kabyles anonymes, désertés par leurs habitants, avant d’attirer la lumière des projecteurs et faire parler de lui aux quatre coins du pays et même à l’étranger. Le rêve est désormais permis. Bien enraciné dans la tradition, Tiferdoud est surtout un projet d’avenir. Tous ses enfants, ceux qui y vivent ou ceux qui sont partis sous d’autres cieux sont mis à contribution. Tout habitant ayant atteint l’âge de la majorité devient de fait membre de tajmaat. Les résidants cotisent à raison de 50 DA et les non résidents 100 DA le mois. Ceux qui vivent à l’étranger ont leur propre caisse et leur apport est immense, soutiennent les membres du comité. Des citoyens prennent l’initiative de financer des projets. «Ces sculptures érigées à l’entrée sont conçues par un architecte et réalisées par un maçon passionné. Elles ont été financées par les enfants du village», indiquent nos interlocuteurs. Elles symbolisent les traditions du village et de la région en général. Avant de franchir le grand portail, il y a le chemin qui mène à Tala N’wada, la fontaine d’en bas. Ce sentier sinueux et escarpé d’autrefois a été réaménagé, embelli et pavé. Quelques pas plus loin, c’est un bel ornement sculptural représentant un puits. En haut, la première aire de jeux pour les enfants du village. Manège, toboggan et balançoires. La plateforme, entourée d’une belle clôture, est revêtue tantôt de pavés, tantôt d’un gazon synthétique. A l’entrée du village, sur la gauche, se dresse un mur construit avec de la pierre taillée, savamment agencée. Sur le mur d’en face sont accrochés les portraits des 28 martyrs du village ceints de l’emblème national. Tiferdoud, qui ne les a pas oubliés, a tenu à leur rendre hommage. Nous arrivons sur l’aire de stationnement, Saadeddine Salah, emmitouflé dans sa parka, et son cache-nez pour se protéger du froid nous montre le centre des conférences qui ne tardera pas à être opérationnel. Quelques ouvriers et un maçon apportent les dernières retouches et les subtiles finitions à cette belle bâtisse qui abritera, entre autres, une salle de conférences, un atelier de confection pour les femmes du village. La cave sert pour l’instant de centre de tri où sont rangées, selon les normes, dans des sacs adaptés, des bouteilles en plastique, d’autres en verre... en fait, tous les déchets destinés au recyclage industriel. Ambitions : Projet de développement durable et de tourisme de montagne Le comité s’apprêtait à signer des conventions avec des entreprises de la région. Tiferdoud est un véritable village écologique. Ici, on ne badine pas avec l’environnement. Une pancarte plantée à l’entrée du village rappelle fermement que la propreté est l’affaire de tous. Le village dispose d’un lieu de collecte des déchets ménagers et d’un centre de tri. Initiés aux techniques de compostage — un processus de transformation des déchets organiques en un terreau riche qui permet des économies d’engrais et d’eau —, les villageois ont aménagé des lieux destinés au compostage, ce qui aidera certainement le développement des cultures vivrières, et l’offre en produits bio pour d’abord la propre consommation des habitants, et pourquoi pas les touristes qui viendront découvrir la région. Dans toutes les rues du village, à intervalles réguliers, des corbeilles sont accrochées. Elles sont à la portée des adultes mais aussi des enfants qui participent naturellement à la protection de l’environnement. Point de détritus, ni d’immondices jonchant le sol couvert d’un beau pavé. C’est tout le village qui respire la propreté. Les villageois respectent scrupuleusement le règlement intérieur qui impose à tous le dépôt des déchets ménagers entre 8h30 et 9h. Gare à celui qui ne s’y plie pas. Deux agents payés par le comité du village veillent à son application rigoureuse. Une amende de 1000 DA s’abat sur tout contrevenant. En compagnie de nos guides, nos entrons au cœur du village, vieux de plusieurs siècles. 1300 âmes y vivent toujours. Pas loin de la place centrale, les villageois ont aménagé une deuxième aire de jeux pour les enfants. Elle n’est pas ouverte tout le temps. A Tiferdoud, tout est réglé comme une horloge suisse. Chaque chose en son temps. Ici, les mamans ou les grand-mères accompagnent leurs enfants ou leurs petits-enfants pour un moment de détente. Les bambins y jouent en toute sécurité et leurs accompagnatrices en profitent pour échanger et contempler les paysages dignes de figurer dans les émissions «Ushuaïa» qu’offre à voir Tiferdoud qui a une vue imprenable sur une grande partie de la Kabylie. Une vue symbolisée par l’expression de cette stèle érigée à l’entrée du village à la mémoire du défunt Mouloud Mammeri, immense écrivain, qui montre du doigt Thaourirth Mimoun, son village natal perché, au loin, sur la colline des Ath Yenni. L’auteur de La Colline oubliée peut reposer en paix. Ni l’opium ni le bâton n’ont eu raison de ses enfants, bien résolus à réussir le pari d’apprivoiser une terre si rude, mais remplie de tant de générosité et de gratitude dès lors qu’on la respecte. Tiferdoud rend aussi hommage à un autre monument de l’histoire de l’Algérie. Il s’agit du défunt Hocine Aït Ahmed, leader charismatique du plus vieux parti de l’opposition algérienne, le Front des forces socialistes (FFS). Il est originaire de la région. Une plaque commémorative est érigée à sa mémoire. Elle est accrochée à l’entrée d’une ancienne demeure, située au bas du village. C’est la maison de sa tante où il a vécu une partie de sa tendre enfance. A côté de son portrait, on lit ce témoignage du grand militant pour l’indépendance de l’Algérie. C’est un extrait tiré de son livre Parcours d’un combattant, où il raconte son enfance dans ce village : «A six ans, j’ai dû émigrer chez une tante pour me rapprocher de l’école française. C’était un des plus grands villages de la Haute Kabylie, Tiferdoud, planté comme un paratonnerre au sommet d’un piton, constamment battu par des vents hurlants. Fantasmagorique.». D’indélébiles souvenirs, ineffaçables, empreintes laissées par un homme qui a marqué son temps et l’histoire d’un pays. Le village garde fièrement un bout de lui. Un bout qui complète, comme une pièce de puzzle, cette belle fresque, Tiferdoud, qui raconte tant d’histoires, les siennes propres et celles de toute la Kabylie. La place de tajmaat elle aussi a subi un total lifting sans pour autant perdre de son âme. Un minutieux travail de restauration a été exécuté par des artisans qui ont pris le soin de redonner, avec une parfaite minutie, à tajmaat sa place d’antan où se trouve le salon d’hôtes, une espèce de couchette réservée à l’étranger de passage pendant les saisons clémentes. En hiver, il est hébergé dans la mosquée du village à laquelle on accède à partir de tajmaat. Tiferdoud est composée de deux parties, «adrum uffela» (le clan d’en haut) et «adrum nwada» (le clan d’en bas). Elle possède quatre accès orientés vers les quatre points cardinaux : nord-sud et est-ouest. D’où que l’on vienne, l’on remonte inexorablement à la place du village qui symbolise l’extraordinaire convergence des bonnes volontés, donnant naissance à une extraordinaire solidarité. La tradition et la modernité cohabitent en bonne intelligence pour projeter Tiferdoud vers la lumière du développement solidaire. Les touristes affluent déjà des quatre coins du pays. Il y a quelques jours, c’est un groupe de la vallée du M’zab qui est venu à la découverte de cet endroit. Deux volontaires sont mobilisés chaque week-end pour servir de guide. Le potentiel touristique de ce village écologique est incommensurable. Des maisons d’hôtes sont prêtes à accueillir les amateurs de l’évasion et du tourisme de montagne. Ce n’est pas par hasard que le village est choisi pour accueillir, en juillet prochain, Racont’Art, un festival international de conte et des arts de la rue qui a pris racine en Kabylie depuis maintenant 15 ans. Chaque année, il rassemble des artistes de divers horizons, de diverses nationalités. Tiferdoud perpétuera la tradition et s’y prépare d’arrache-pied. Saadeddine Salah et les autres villageois en tirent une immense fierté. «Ici, chaque coin de rue, chaque maison a une histoire.» L’infatigable sexagénaire nous a fait voyager à travers toutes les rues du village, son histoire, et nous a livré surtout les secrets d’un ambitieux projet qui prend forme et se réalise. Désertique autrefois, Tiferdoud est devenu en quelques années un exemple de solidarité et du développement durable. «C’est un gisement de richesses», croient fermement les membres du comité, à leur tête Ouidir Ahmadache, qui préparent, avec la contribution de tous, les résidents et les émigrés, les meilleures conditions d’une vie sociale qui retiendraient les jeunes et stabiliseraient la population. Propreté, aires de jeux, une crèche, un musée qui recèle toute l’histoire de Tiferdoud, une bibliothèque où sont dispensés gracieusement des cours de soutien aux enfants du village, tout est mis en place pour réussir le challenge du développement. L’enseignant est rémunéré par tajmaat. Le village dispose de toutes les commodités : eau, électricité, gaz, la fibre optique qui permet une excellente connexion à internet... D’ailleurs, les réseaux sociaux permettent aux enfants du village d’être continuellement en contact. Ils y organisent des discussions et des débats et prennent des décisions. Tiferdoud est au cœur d’une véritable dynamique économique et sociale. Boumessaoud reçoit les premiers touristes A un jet de pierre de Tiferdoud, le village de Boumessaoud se lance lui aussi dans le challenge du développement. Sur l’aire de stationnement aménagée à l’entrée du village, en lieu et place d’une ancienne décharge publique, plusieurs familles défiant le froid prennent des photos souvenir au milieu de belles fresques représentant la fontaine, une huilerie traditionnelle, la tradition kabyle, mais aussi l’histoire de Boumessaoud, le village qui a vu naître le monument de la chanson kabyle et algérienne, Cherif Kheddam. Construit sur une pente, Boumessaoud est totalement réaménagé. C’est devant la maison de jeunes (Akham n’ylmeziane) que nous avons rencontré cheikh Amar, président de l’association Cherif Kheddam, membre du comité du village et élu à l’Assemblée populaire communale (APC) d’Imsuhal. Cheikh Amar nous fait visiter fièrement les réalisations des villageois. Thala (La fontaine) est transformée en un beau tableau. Ornée avec de la pierre, la fontaine possède trois robinets d’où coule l’eau de source qui descend de la montagne. Il y a même un sanitaire pour femmes. L’organisation de l’alimentation en eau potable est bien particulière à Boumessaoud. C’est le comité de village qui la gère. L’approvisionnement en eau est gracieux. Sauf en été, ceux qui consomment plus que la ration décidée sont appelés à payer la surconsommation, indique cheikh Amar. Chaque maison dispose d’un compteur où sont effectués les relevés par les membres du comité. La maison de jeunes est en plein travaux, de même que l’ancienne mosquée du village, une bâtisse centenaire, constituant un inestimable trésor patrimonial que le comité est en train de restaurer afin qu’elle serve de maison à l’imam, originaire de Médéa. La rue principale du village est revêtue de bitume. Boumessaoud est un village propre. Lui aussi organise le tri sélectif et entend bien, malgré les difficultés, tirer bénéfice de l’opération de recyclage. Un règlement intérieur régit la vie villageoise. Une sorte de Constitution locale que tout le monde est censé respecter à la lettre. Un manquement au règlement intérieur au sein de tajmaat, comme élever la voix, manquer de respect à quelqu’un lors de la tenue de l’assemblée générale, est lourdement sanctionné. Celui qui enfreint les règles de la propreté écope d’une forte amende qui varie de 1000 à 2000 DA. Selon cheikh Amar, la propreté est une tradition chez les habitants de Boumessaoud, comme la plupart des villages qui nous entourent. Pour ce membre du comité de village, la préservation de l’environnement est l’affaire de tous, c’est devenu même une habitude, une culture chez nos enfants qui ramassent automatiquement tout détritus qu’ils trouvent par terre. Les habitants de Boumessaoud ont fait de leur localité le village le plus propre de Kabylie en 2016, où il a été récompensé par le prix Rabah Aïssat, décerné chaque année au village le plus propre. Tous les villageois veillent au respect de l’environnement. Même la chasse au chardonneret est interdite. Boumessaoud étale ses atouts. Son ambition est de mettre en valeur son patrimoine matériel et immatériel. La maison qui a vu naître Cherif Kheddam est en pleine restauration. «Notre objectif est de faire de notre village une destination touristique», indique cheikh Amar qui nous fait savoir que des touristes sont venus dernièrement de Oued Souf, du sud du pays, pour découvrir Boumessaoud. Ils y ont passé la nuit et sont repartis très contents et satisfaits par l’accueil qui leur a été réservé. Zuvga, le pionnier de l’écologie A quelques kilomètres de Boumessaoud se trouve un autre village écologique, planté dans les entrailles de la montagne du Djurdjura. 400 âmes y vivent encore. «La grande partie des habitants vivent à l’étranger», souligne l’un d’eux. C’est cette forte communauté d’émigrés qui a contribué à faire de Zuvga, à deux reprises, le lauréat du prix Rabah Aïssat, ancien président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, tombé sous les balles d’un groupe terroriste. Rencontré sur place, le président du comité de village Lakhbassaine Gana indique que «Zuvga est en plein travaux». Les ruelles sont en réfection à cause de l’installation des conduites du gaz de ville qui tarde à arriver suite à une histoire d’opposition formulée par un village voisin. Les habitants peinent, en cette période d’hiver où les températures descendent souvent au-dessous de zéro, à s’approvisionner en gaz butane. Il faut aller jusqu’au chef-lieu de la commune d’illilthen, situé à 7 km, pour acheter une bouteille de gaz. Comme les autres villages de la Kabylie, Zuvga organise le tri sélectif des déchets ménagers. Son projet environnemental l’a propulsé rapidement sur le devant de la scène médiatique, mais la situation sécuritaire, souligne un de ses habitants, a freiné un peu son ambition de lancer une dynamique pour développer le tourisme de montagne. La géographie de ce village, qui dispose d’un énorme potentiel, s’y prête. D’ailleurs, indique notre interlocuteur, il y a quelques années on devait recevoir des groupes de touristes étrangers en collaboration avec une association locale. «Le projet est tombé à l’eau à cause de la situation sécuritaire, mais nous ne perdons pas l’espoir de relancer le projet», affirme M. Gana qui ne manque pas de mettre en valeur tout le travail des associations du village, couronné, entre autres, par la formation d’une championne d’Algérie dans les jeux d’échecs. Zuvga a de l’ambition à revendre. Le village, qui bat le rappel de tous ses enfants pendant les vacances d’été, connaît une extraordinaire animation avec l’organisation de tournois de football sur la belle pelouse du stade nouvellement aménagé. «Pendant l’été, ici c’est la fête au village, contrairement à l’ambiance lugubre de l’hiver», lance un habitant de Zuvga.

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(24/02/2018 : 12:00)

«Les initiatives locales de développement solidaire peuvent constituer une alternative viable et durable»  Voir?

- Une dynamique est née ces dernières années en Kabylie. Quelques villages ont décidé d’engager des projets de développement après l’échec des politiques publiques depuis 1962. Comment interprétez-vous ce phénomène qui est, c’est le moins qu’on puisse dire, à cheval entre la sociologie et l’économie ? Le développement ne peut être réduit à des étapes linéaires de croissance excluant les spécificités structurelles et socioculturelles des sociétés. Le développement nécessite une approche socioéconomique et historique et une prise en compte des caractéristiques des structures sociales et culturelles des communautés locales pour mieux appréhender et intégrer la logique et la dynamique de ses acteurs. L’Algérie, après l’indépendance, avait opté pour un modèle de développement dit des industries «industrialisantes», orienté vers des industries lourdes comme la sidérurgie, la métallurgie, la mécanique, la chimie et l’énergie. Ces industries ont été dotées d’un capital technique de dernière génération, mais vite rétrogradées sous l’effet de la désarticulation et dysfonctionnement de ce modèle en déphasage avec les spécificités socioéconomique du pays. Faut-il rappeler que durant la crise économique des années 1990 et l’application du Plan d’ajustement structurel (PAS), les communautés villageoises en Kabylie ont orienté davantage les actions de l’organisation sociale villageoise (tajmaat) vers les besoins socioéconomiques des villages en réalisant des infrastructures de base, eau, électricité, assainissement, aménagements, etc. Les comités de village ont joué un rôle important dans le développement local et la prise en compte des besoins réels des populations villageoises. Cette dynamique n’est pas récente, elle est ancestrale ; elle a certes traversé des crises, mais elle a su resurgir et évoluer. Son fondement peut être appréhendé dans l’auto-organisation et l’esprit de solidarité qui structurent les communautés villageoises de la Kabylie. - C’est une entreprise unique au monde que des citoyens financent eux-mêmes leur propre développement, avec leurs propres moyens, souvent rudimentaires. Quelles leçons peut-on tirer de ces expériences exceptionnelles dans un pays qui peine à s’ouvrir des perspectives réelles de développement ? Le financement solidaire du développement dans les villages de la Kabylie est une réalité concrète. Ces pratiques de financement sont ancrées dans la dynamique collective auto-organisationnelle des villages. La mobilisation des financements solidaires via notamment les caisses villageoises, les envois de fonds des émigrés et la participation des associations du village ont montré leur efficacité et une certaine innovation sociale dans la gestion des projets (étude, financement, suivi et réalisation). Ces dernières années, les villages ont réalisé des projets lucratifs générateurs de revenus (location des salles de fêtes, cybercafés, bus de transport). Il faut aussi souligner que ce système de financement solidaire villageois est fortement soutenu par les fonds de la communauté des émigrés établis à l’étranger. L’organisation et l’institutionnalisation de ces pratiques vont les pérenniser davantage et même créer une relation institutionnalisée avec les collectivités locales et les institutions financières. - Tiferdoud est l’exemple le plus édifiant de ces initiatives. Ses habitants ont des projets ambitieux pour développer une économie locale, construite sur le développement durable, l’écologie (le recyclage des déchets) et le tourisme de montagne. Pensez-vous que cela est du domaine du réalisable à l’échelle d’un village s’il n’y a pas d’accompagnement et un environnement qui appuient et mettent en valeur de tels projets ? L’environnement juridique et institutionnel du pays ne permet pas le développement de ces pratiques qui relèvent en réalité de l’économie sociale et solidaire. Les initiatives solidaires existent et se développent dans les villages, mais l’Etat doit les accompagner avec un cadre réglementaire adapté voire des financements. L’Assemblée populaire de la wilaya de Tizi Ouzou, à titre d’exemple, a accompagné ces dynamiques écologiques de protection de l’environnement dans le cadre du concours du village le plus propre, dédié à la mémoire de Aïssat Rabah. Cette initiative a été bien accueillie par les comités de village (372 villages qui participent depuis 2013). On relève que les communautés villageoises sont fortement engagées dans la protection de l’environnement et pour rendre leurs villages attractifs. Certains comités de village ambitionnent la valorisation de leur patrimoine matériel et immatériel en vue de développer le tourisme solidaire de montagne. Aussi, il est important de souligner l’implication des femmes dans ces actions de développement et de protection de l’environnement. Les structures traditionnelles kabyles sont dominées par les hommes et les femmes ne participent pas dans la délibération du conseil du village (tajmaat). Ces dernières années, les femmes se sont structurées dans des associations culturelles et environnementales et participent avec le comité du village dans plusieurs actions de développement. - Que faut-il faire pour que cette dynamique devienne constante et que les projets ambitieux qui s’y inscrivent soient réalisables pour stabiliser les populations et leur donner les moyens pour atteindre leurs buts ? Le développement local nécessite l’engagement et la participation inclusive des acteurs locaux et ne devrait pas exclure les structures sociales et politiques traditionnelles d’un territoire. La prise en considération des spécificités de ces structures s’est avérée nécessaire pour l’adaptation de toute action de développement aux besoins réels des sociétés locales. Cela suppose aussi un modèle d’organisation décentralisé de l’Etat. La décentralisation est perçue comme une condition capitale pour la gouvernance locale et le développement local participatif. Elle ne peut, en effet, se limiter à la délégation des pouvoirs de décision ou de délibération aux institutions administratives officielles et formelles de l’Etat. Autrement dit, la décentralisation ne doit pas occulter les structures sociopolitiques traditionnelles qui sont dans certains pays en voie de développement indépassables du fait de leur rôle et l’ancrage politique, culturel et social. Je pense que c’est à travers cette approche que les comités de village doivent être intégrés et institutionnalisés en mettant en place un dispositif légal et institutionnel adéquat et adapté à leurs spécificités, et en respectant également leur fonctionnement démocratique. La loi 12-06 relative aux associations ne convient pas à l’organisation sociale du village. Je pense qu’il faut mettre un autre cadre réglementaire susceptible de faire sortir ces pratiques de développement de leur caractère informel et les pérenniser en créant des institutions villageoises de développement. - Est-ce que ces initiatives en Kabylie peuvent constituer une véritable alternative de développement dans la région ? Ou du moins offrir un environnement qui favoriserait une réelle dynamique économique : création de richesses et d’emplois ? Face au problème de soutenabilité des politiques publiques et le risque de désengagement de l’Etat, les initiatives locales de développement solidaire peuvent constituer une alternative viable et durable. En effet, la création des coopératives villageoises, des mutuelles et des associations de développement économique peut créer de la richesse et générer des emplois dans les zones de montagne. En Kabylie, les activités comme l’agriculture de montagne, l’élevage, la pêche, le tourisme, la production des produits agroalimentaires et de produits de terroir, les services et commerce, etc., peuvent être organisées sous forme de coopératives solidaires et intégrées dans un système productif local. Il faut également donner un statut adéquat aux comités de village et intégrer leurs actions de développement dans les politiques publiques.

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(24/02/2018 : 12:00)

Tazmalt (Béjaïa) : Des obsèques populaires pour Hamou Amirouche  Voir?

Décédé le 12 février dans la ville de San Diego, aux Etats-Unis, Hamou Amirouche repose désormais sous un olivier au cimetière de Tiouririne, à Tazmalt, comme il l’avait souhaité de son vivant. Emouvantes funérailles, jeudi et hier, pour le moudjahid Hamou Amirouche à Tazmalt, sa ville natale, à 90 km au sud de Béjaïa, où il était né il y a 81 ans. La population lui a rendu un dernier hommage, vibrant et populaire, à la stature de l’homme, le secrétaire particulier et l’un des derniers hommes de confiance du Colonel Amirouche dans la Wilaya III historique. Décédé le 12 février dans la ville de San Diego, aux Etats-Unis, Hamou Amirouche repose désormais sous un olivier au cimetière de Tiouririne, à Tazmalt, comme il l’avait souhaité de son vivant. Nombreux ont été ceux, y compris des personnes anonymes, à avoir laissé des messages sur les registres de condoléances, ouverts pour la circonstance par l’APC, avant que l’on accompagne le défunt vers sa dernière demeure. A l’enterrement, le cimetière a difficilement contenu son monde. Dans la foule était visible le Dr Saïd Sadi, entouré de nombreux élus du RCD. Parmi les députés, on pouvait croiser Djamel Bahloul du FFS, Khaled Tazaghart du Front El Moustakbel, Zina Ikhlef du RPR, et l’entraîneur Noureddine Saadi, pour les visages connus de la scène nationale. Parmi les officiels personne, si ce n’est la présence du chef de la daïra et du directeur des moudjahidine de la wilaya. Ni le ministre, ni le wali, ni le secrétaire général de l’ONM, Saïd Abadou ne se sont déplacés. Cette absence a été particulièrement remarquée et très commentée sur place, où l’on a déjà déploré que la dépouille de Hamou Amirouche ait été rapatriée par un vol commercial et n’ayant pas bénéficié de la prise en charge de l’Etat algérien. Le sentiment d’indifférence a été exprimé et d’aucuns ont trouvé un prolongement du déni subi par le Colonel Amirouche. La dépouille a été rapatriée jeudi des Etats-Unis, via Istanbul, vers Alger avant d’arriver à Tazmalt en début d'après-midi, où une foule nombreuse l’attendait à l’entrée de la ville. Porté sur un véhicule, drapé de l’emblème national, devancé par un groupe de scouts jouant des airs patriotiques, le cercueil du défunt, accompagné d’une couronne de fleurs, a traversé la grande rue de la ville, encadré par un dispositif policier et un parfait service de vigilance assuré par de nombreux jeunes Tazmaltais, mobilisés par l’APC et le mouvement associatif. Les funérailles de Hamou Amirouche devaient ainsi porter le cachet du peuple. La procession a accompagné le défunt dans le silence et le deuil jusqu’au domicile mortuaire où il a été accueilli par des youyous, comme ceux qui célèbrent un martyr tombé au champ d’honneur. Une escouade d’agents de la Protection civile a déposé le cercueil dans une pièce toute tapissée du drapeau national et de deux portraits géants du moudjahid en tenue de combat dans les maquis de l’ALN, à Zenouna en mars 1958, et au PC de Bounamane en 1957. La levée du corps, vers le siège de l’APC, a été aussi accompagnée de youyous et de la même atmosphère de deuil et de recueillement, le lendemain matin, en présence d’une impressionnante foule qui était venue rendre un dernier hommage à Hamou Amirouche. D’anciens moudjahidine, compagnons de lutte du défunt, Djoudi Atoumi, Abdelmadjid Azzi, Medjkoune Hocine et bien d’autres, étaient au rendez-vous, tout comme ses amis qui l’ont côtoyé après l’indépendance, dont le sociologue Houari Addi et Noureddine Aït Hamouda. Abdelmadjid Azzi a connu le défunt en novembre 1957 dans les maquis de la Wilaya III, où il a servi comme infirmier dans la zone 2. «J’étais en contact avec lui, par Skype, deux jours avant sa mort. J’ai senti en lui la nostalgie du pays. Il devait venir pour que nous animions une conférence à Tazmalt. Il me disait qu’il allait venir le plus tôt possible, et il est venu en effet, dans un cercueil», témoigne A. Azzi à propos de son compagnon qu’on appelait au maquis Hamoud. S’étant exilé aux Etats-Unis, depuis 1994, Hamou Amirouche s’inquiétait des tumultes du pays. «Il demandait à ce qu’on lui envoie des articles. Comme nous, il était désolé de la situation du pays», ajoute le moudjahid Azzi qui rappelle sa reconnaissance pour  Hamou Amirouche, car s’il a pu étudier et arriver à son niveau d’instruction (docteur), «c’est grâce à Amirouche». Pendant que des centaines de personnes, jeunes et moins jeunes, continuaient à affluer vers le siège de la mairie pour un dernier hommage au défunt, on se relayait au microphone, sur le perron, pour témoigner des qualités de l’homme dont deux grands portraits étaient accrochés sur la façade du siège de l’APC. L’un montrant le Colonel Amirouche posant le bras sur l’épaule de son jeune secrétaire, à Iamouren, en septembre 1957, l’autre présentant Hamou Amirouche en Tunisie, un sac sur le dos, en avril 1958. Dans le sac, des documents et de l’argent  de la Révolution. Le Colonel Amirouche avait chargé son homme de confiance de les acheminer vers la Tunisie. «Amirouche me traitait comme son fils», témoignait, de son vivant, le défunt, cadet de son chef  d’une dizaine d’années.  

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(24/02/2018 : 12:00)

Les essais ont commencé avec un arrêt à Chlef  Voir?

Comme prévu,les essais techniques du nouveau train rapide Coradia ont commencé, avant-hier, entre les gares d'Alger et d'Oran, avec un seul arrêt à Chlef. Ils sont effectués par les techniciens du fournisseur français Alstom, en compagnie de leurs homologues de la SNTF. L'opération, nous dit-on, s'est bien déroulée jusque-là avec la mise en exploitation, à titre d’essai, des nouvelles rames de dernière génération, dont la mise en service commercial interviendra officiellement le 2 mars prochain. Un seul point noir cependant, le train Coradia a subi des jets de pierres à l'entrée de la gare d'El Khemis (Aïn Defla), occasionnant des bris de glace au niveau d'un compartiment. Les autorités locales de cette région devraient réagir rapidement face à ce phénomène qui tend à prendre des proportions alarmantes. Le train a observé un arrêt à Chlef, comme l'avait annoncé le PDG de la SNTF, Yacine Bendjaballah, lors de son passage dans la wilaya le 23 janvier dernier. Une halte sans doute attendue avec impatience par les usagers de la région qui utilisent de plus en plus le train comme leur moyen de transport privilégié pour se rendre dans les grandes villes du pays. Le prix de la desserte entre Alger et Oran a été fixé à 2000 DA en première classe et à 1700 DA en classe économique. Le train Coradia, qui peut atteindre une vitesse de 160 km/h, offre toutes les commodités et services nécessaires (wifi, informations, restauration, etc.), avec un personnel qualifié, dont des hôtesses d'accueil formées spécialement pour ce type de train. Celui-ci desservira ensuite les villes de Constantine, Annaba et Béchar, avec la livraison de la totalité des 17 autorails Coradair commandés auprès d'Alstom.    

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(24/02/2018 : 12:00)

Fusils confisqués : L’opération de restitution relancée  Voir?

Le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, a estimé le nombre des armes déclarées à 1185 unités, dont 592 ont été régularisées à travers la délivrance de permis de possession, alors que 161 armes ne portent pas de numéro de série. Les fusils de chasse confisqués aux citoyens, pour des raisons de sécurité, durant la décennie noire, leur seront restitués, mais après des enquêtes obligatoires pour s’assurer de la moralité et de la crédibilité des concernés.» Il s’agit là des assurances données jeudi par Noureddine Bedoui, ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, aux propriétaires de ces armes qui ne cessent de réclamer leurs biens. Devant les députés, le ministre, en réponse à une interrogation d’un élu, a rappelé la genèse de ce dossier. En 1992 et 1993, les citoyens étaient invités à déposer leurs armes auprès des services de sécurité afin d’éviter qu’elles ne tombent entre les mains des groupes terroristes. Aujourd’hui, leur restitution a été décidée, selon le ministre, compte tenu du rétablissement de la sécurité et de la stabilité, mettant en avant la poursuite de la lutte contre toute menace à la sécurité des citoyens et des biens. M. Bedoui a estimé le nombre des armes déclarées à 1185 unités, dont 592 ont été régularisées à travers la délivrance de permis de possession, alors que 161 armes ne portent pas de numéro de série. Ces armes feront l’objet d’un traitement de régularisation à travers l’activation des mesures d’expertise balistique, conformément aux dispositions du décret 98-96 définissant les modalités d’application de l’ordonnance 97-06, relative au matériel de guerre, aux armes et munition. Dans ce sens, le ministre a soutenu que plusieurs de ces armes ne comportaient pas de numéro de série à la date de dépôt, et en application des dispositifs en vigueur et dans le but, selon lui, de «relancer» l’opération de restitution, des instructions ont été données aux walis pour la restitution des armes ne comportant pas de numéro de série à leurs propriétaires identifiés, et ce, après leur enregistrement auprès des services de sécurité. Pour le ministre, l’opération  d’identification  des autres armes se poursuit toujours et de manière intense à travers l’exploitation des fichiers d’armes élaborés par les wilayas et les informations contenues dans les requêtes introduites par les citoyens, ainsi que toutes les données disponibles. En outre, une commission interministérielle a été mise sur pied au niveau du département de l’Intérieur et d’autres au niveau des wilayas pour procéder à un examen au cas par cas et pour assurer la coordination entre les différents intervenants dans la mise en œuvre des mesures de restitution de ces fusils. A ce sujet, le ministre a soutenu que l’opération de restitution est organisée «dans le cadre de l’application des dispositions du décret 98-96 du 18 mars 1998, fixant les modalités d’application de l’ordonnance 97-06 relative au matériel de guerre, armes et munition», ajoutant que la première étape de cette opération concerne «la restitution des armes en bon état à leurs propriétaires identifiés, et ce, après l’enquête obligatoire des services de sécurité pour s’assurer de l’intégrité des concernés, l’arme, selon le ministre, est restituée à son propriétaire ou à ses ayants droit, en vertu des décisions de restitution établies par les walis après approbation de la commission de sécurité de la wilaya, précisant que la restitution n’est pas tributaire de la présentation du permis de possession étant donné que les services de wilaya se chargent de la régularisation ultérieure». Le fusil est restitué à son propriétaire ou à ses ayants droit, si aucun problème n’est signalé, dans le cas contraire, ces derniers «sont indemnisés». Les autorités recourent aussi à l’indemnisation, si l’arme a été utilisée par les services de sécurité dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.  

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(24/02/2018 : 12:00)

«Des migrants maliens, guinéens et sénégalais renvoyés au Niger»  Voir?

Le Niger accuse officiellement les autorités algériennes de renvoyer les migrants subsahariens. Son ministre de l’Intérieur, Mohamed Bazoum, affirme que des jeunes de nationalités malienne, guinéenne et sénégalaise sont renvoyés au Niger, alors qu’ils n’ont aucun lien avec le pays. «Les autorités algériennes ont tendance à expulser les migrants vers le Niger. Quelque 770 jeunes sont en transit, dont l’écrasante majorité est constituée d’Africains de l’Ouest renvoyés d’Algérie. L’Algérie doit rapatrier ces migrants chez eux», lance le ministre nigérien à l’occasion de sa visite, jeudi dernier, au centre de transit des migrants ouest-africains de l’OIM à Agadez (nord du pays). S’exprimant au micro de RFI, le ministre de l’Intérieur du Niger dénonce, pour la première fois, cette situation, depuis le début de l’opération de rapatriement des migrants subsahariens qui séjournent d’une manière clandestine en Algérie. «Un peu moins du tiers des migrants vivant dans le centre d’Agadez sont des ressortissants nigériens», affirme le membre du gouvernement du Niger, assurant que son pays mettra tous les moyens pour les accueillir. «Nous sommes prêts à accueillir tous les Nigériens que les Algériens ne souhaiteraient plus voir sur leur territoire. Cela ne nous pose aucun problème. Et aussi longtemps qu’ils en renverront, nous serons disposés à les accueillir à la frontière et à les ramener, chacun chez lui», dit-il. Selon Bazoum Mohamed, le Niger n’est pas un dépotoir où on déverse des ressortissants ouest-africains à sa frontière. Il appelle ainsi le gouvernement algérien à revoir sa copie. «Nous avons eu de longues discussions avec les autorités algériennes à plusieurs reprises, à l’occasion desquelles nous leur avons demandé de ne plus nous renvoyer des jeunes du Mali, de Guinée et d’autres pays. Nous sommes prêts à accueillir tous les Nigériens que les Algériens ne souhaiteraient plus voir sur leur territoire. Par contre, nous avons dit aux autorités algériennes de cesser de nous envoyer des jeunes Africains», indique-t-il. Et d’ajouter : «La Guinée est plus proche du Mali que du Niger, mais ils nous renvoient les Maliens, ils nous renvoient les Guinéens, ils nous renvoient les Sénégalais… Vraiment, je voudrais lancer un appel aux autorités algériennes, qu’elles révisent cette question que nous leur avons toujours posée…».

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(24/02/2018 : 12:00)

Annulation de la visite de la mission du BIT en Algérie  Voir?

Prévue pour demain, la visite d’une délégation du Bureau international du travail (BIT) en Algérie serait annulée. Selon le bureau national de la CGATA (Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie), «les autorités ont annulé la virée de la mission de haut rang du BIT après l’avoir autorisée par le passé». «Les autorités algériennes viennent encore une fois de déshonorer l’Algérie en acceptant puis en refusant, à la dernière minute, cette mission qui avait été recommandée lors de la Conférence internationale du travail qui s’est tenue à Genève en 2017», déplore la CGATA dans son communiqué. Selon la même source, la mission du BIT devrait rencontrer, en Algérie, «les responsables des organisations syndicales qui avaient déposé plainte contre le gouvernement algérien du fait des différentes entraves au libre exercice du droit syndical, en l’occurrence la CGATA et ses affiliés (Snapap, Snategs, SESS et SAAVA)». «Cette annulation confirme que les autorités algériennes ne veulent pas de contact entre les membres du BIT et les représentants des syndicats autonomes», lit-on dans le communiqué du CGATA.  

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(24/02/2018 : 12:00)

On vous le dit  Voir?

- Violences dans une mosquée de Chlef Un fidèle a tenté d’empêcher un imam de prêcher dans une mosquée de la zone 2, à Haï Nasr, dans la banlieue sud de la ville de Chlef. Il voulait certainement, selon certaines sources, le déloger par la force du minbar au motif, semble-t-il, que les fidèles du quartier ne veulent pas de lui. La scène s’est passée hier, lors de la prière du vendredi, devant une assistance médusée qui ne s’attendait certainement pas à un tel spectacle dans un lieu de culte sacré. On croit savoir que l’imam ne s’est pas laissé faire et a assuré normalement la khutba de la Djoumouâ, pendant que des fidèles, révoltés par cette altercation, ont quitté les lieux pour aller prier dans d’autres mosquées de la cité. Que fera donc la direction des affaires religieuses devant cette grave affaire ? - 3320 paquets de cigarettes et 800 sachets de tabac à chiquer contrefaits saisis à Ghardaïa Constitués de plusieurs marques étrangères, les cigarettes et le tabac à chiquer étaient introduits, selon les enquêteurs, de Tunisie. La marchandise passait d’abord par Sétif, avant d’être acheminée vers Laghouat et Ghardaïa. Mais il y avait aussi tout un lot de maâssal et de tablettes pour chicha qui ont été saisis lors de la même opération. Saisis simultanément lors d’une opération coup-de-poing à la cité El Djamel, à Bouhraoua, sur les hauteurs de la vieille ville de Ghardaïa, la marchandise provient de plusieurs pays, notamment l’Angleterre pour le mâassel et la chicha, des Emirats arabes unis pour le tabac à chiquer, et de France et Tunisie pour les cigarettes. Quatre individus impliqués dans ce trafic, âgés de 20 à 39 ans, tous issus d’une grande ville des Hauts-Plateaux, ont été arrêtés. Ils ont, selon les services de police de la 3e sûreté urbaine de Bouhraoua, tous les quatre des antécédents judiciaires dans le domaine de la contrebande. Présentés devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa qui les a déférés devant le magistrat instructeur, ils ont été placés sous mandats de dépôt et incarcérés à la prison de Châabet Ennichène de Ghardaïa pour contrebande et atteinte à l’économie nationale. - Découverte d’un atelier de fabrication de fusils de chasse et de cartouches à Guerrara Exploitant une information faisant état de la commercialisation de cartouches pour fusils de chasse, les éléments de la police judiciaire de la sûreté de daïra de Guerrara ont découvert l’atelier dans un quartier populaire de la ville dont la façade ne payait pas de mine. Mais à l’intérieur, c’est un véritable dépôt de munitions pour fusils de chasse qui a été découvert ainsi qu’un fusil de chasse fabriqué par le propriétaire des lieux, âgé de 34 ans. Il s’adonnait ainsi à la fabrication, la mise en forme, le dosage de cartouches en graines de chevrotine et de leur vente d’une manière illicite. La perquisition du local en question a permis de découvrir un fusil de chasse, 57 cartouches de 16 mm, 545 cartouches pleines, 7, 5 kg de chevrotine, 666 graines de chevrotine, 250 cartouches pleines, 93 cartouches 16 mm vides et 500 g d’azote et une quantité d’engrais pour capsules. Présenté devant le procureur de la République près le tribunal de Ghardaïa qui l’a déféré devant le magistrat instructeur, il a été placé sous mandat de dépôt et incarcéré à la prison de Chaâbet Ennichène de Ghardaïa pour fabrication et commercialisation illégale d’armes et de munitions .

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(24/02/2018 : 12:00)

Les élèves désemparés  Voir?

Benghabrit rassure, les enseignants grévistes campent sur leur position et les élèves rebroussent encore chemin. La situation est au statu quo. Après le Cnapeste, en grève illimitée depuis le 30 janvier, c’est au tour de l’Intersyndicale de hausser le ton avec l’entame d’une grève illimitée prévue à partir du 4 avril prochain, annonce-t-elle. Messaoud Boudiba évoque une situation «stationnaire», précisant toutefois que la détermination demeure toujours à son apogée dans les rangs des protestataires. Pour ce qui est du maintien du calendrier scolaire par le ministère de l’Education nationale, M. Boudiba dit être «inquiet par rapport à ce volet-là». «C’est un problème» rétorquera-t-il. Néanmoins, il ne manquera pas de préciser la disponibilité des enseignants qui, selon ses dires, ne ménageront aucun effort afin de «ne pas pénaliser les élèves». Au même moment, dans une lettre qu’elle rendue publique, la ministre dresse les «assurances» aux élèves, parents d’élèves et aux fonctionnaires de son secteur, et dans laquelle elle rassure ses destinataires quant à la mise en œuvre de mesures adéquates à même «de garantir la continuité des apprentissages et défendre les intérêts de nos enfants» afin de contrer le «danger» que font peser les grèves «sur l’école publique gratuite». Le syndicaliste signalera que le problème «ne saurait être solutionné par des moyens de pression et de répression» qui auraient été, selon lui, «utilisés jusque-là par les responsables du secteur» ; ces derniers porteraient justement «atteinte aux intérêts des élèves». Hier, un mouvement de protestation a été observé devant le lycée Aïcha d’Alger, où des élèves, mêlés de facto à cette situation de crise, sont sortis dans la rue afin de contester «la radiation de leurs enseignants grévistes». R. Kasbadji

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(23/02/2018 : 12:00)

Consommation : Quand le blanc salit…  Voir?

Mieux vaut prévenir que guérir. Telle est la devise de l’association Al Aman. Après Oran, Tlemcen, Sidi Bel Abbès et Alger, cette association a fait une halte à Mostaganem, mercredi dernier, afin de sensibiliser les étudiants de l’université Abdelhamid Ibn Badis sur les méfaits d’un excès de sucre, de sel et de matières grasses. Reportage. Chaque année, 50 000 nouveaux cas de cancer et 4 millions de nouveaux cas de diabète et d’hypertension sont enregistrés en Algérie. C’est par ces chiffres alarmants que le président de l’association Al Aman pour la protection des consommateurs, Hassan Menouar, a entamé son discours dans un amphi archicomble de la Faculté des sciences de la nature et de la vie de l’université III de Mostaganem (ex-ITA). Cette campagne vise en premier lieu les étudiants, tant cette catégorie de la société est la première cible des restaurants, dont les plats sont on ne peut trop salés, sucrés et gras. «Les étudiants passent énormément de temps dehors et sont la première cible des fast-food ainsi que le grignotage. C’est pour cela que notre présence aujourd’hui à l’université pourrait sauver des vies et leur épargner de très graves maladies», a déclaré le président d’Al Aman à l’assistance. Ce n’est une surprise pour personne de constater que les producteurs des produits alimentaires ne respectent pas totalement les mesures d’hygiène alimentaire, notamment dans le secteur des sodas et jus. Pour faire face à ce fléau, Hassan Menouar estime qu’une diminution de la consommation inciterait les producteurs à se ressaisir. «Selon une étude récente de l’OMS, l’Algérie est un pays qui ne respecte pas les mesures d’hygiène alimentaire. Dans chaque verre de soda ou de jus, il y a l’équivalent de 5 à 8 cubes de sucre. Afin que les producteurs réduisent les taux de sucre, il faut que, nous d’abord, nous réduisions notre consommation», explique le conférencier. Alimentation anarchique, nourriture malsaine et manque d’attention aux étiquetages sont les principales négligences relevées par l’association Al Aman que le consommateur algérien commet. «On ne prend jamais le temps de lire les composants des aliments que’on consomme ; il est vrai aussi que c’est parfois presque illisible tellement c’est écrit en petits caractères. Mais la vérification des étiquetages nous révèle souvent l’existence de produits dangereux dans nos aliments. Pis encore, il existe même des substances incorporées dans les produits dont la fonction principale est de créer une sorte de dépendance chez le consommateur», affirme Hassan Menouar. Alternances Interrogés, les étudiants ont déploré, pour leur part, le fait que le conférencier n’était pas accompagné par un médecin ou un nutritionniste, dont les interventions auraient pu expliquer les conséquences d’un excès de sel, de sucre et matières grasses dans l’alimentation. Comme alternatives à la nourriture malsaine, l’association Al Aman suggère la consommation des légumes et fruits bio à la place des repas des fast-food et les jus industriels. Dans ce sens, Michel Cymès, médecin français, estime qu’en se privant de certains repas, il faut que la nourriture de remplacement soit aussi agréable et délicieuse que les premiers. Dans le chapitre «Pensez aux saveurs» dans son livre Vivez mieux et plus longtemps, il dit que «manger doit rester un plaisir. Les rois de l’alimentation industrielle l’ont compris et nous piègent avec des plats dont la teneur en sel, en sucre et en graisse est hélas, trop élevée. Mais il est possible d’avoir une alimentation savoureuse sans pour autant s’esquinter la santé. Il suffit, pour ce faire, d’opter pour des aliments frais et de miser sur les fines herbes. Il en existe une pléthore qui, pour ne rien gâcher, regorgent de composants nutritifs». Marcher L’activité physique, dont l’importance dans l’entretien d’une bonne santé n’est plus à démontrer, a par ailleurs été évoquée par l’association qui incite les jeunes à privilégier la marche, les escaliers et le vélo. Outre ses bienfaits sur la santé, la marche fait énormément de bien au cerveau et surtout à notre mental. Selon une récente étude publiée dans Santé magazine, «les travaux de l’Inserm ont scientifiquement établi les bienfaits de la marche pour prévenir les troubles psychiques sur le très large spectre qui va du stress de la vie moderne jusqu’à la dépression. La marche libère les endorphines qui participent à notre sensation de mieux-être, nous permet de mieux se situer dans notre vie et de renforcer notre estime de soi», dit le Dr Guillaume Scheinder-Maunoury. Rencontré lors de cette journée de sensibilisation, Mourad est un jeune qui combine étude et boulot. Il nous a confié que la fréquentation excessive des restaurants et fast-food est due en grande partie au manque d’autres lieux de loisir et de détente. «Faute de moyens de loisirs comme le cinéma, le théâtre, les concerts de musique, le manque de piscines, etc., on se retrouve, mes amis et moi, acculés à se réunir autour d’une pizza après une longue et pénible journée», dit-il. Dans ce sens, Saïd Berber, coordinateur de l’association El Aman à Mostaganem, explique que parfois c’est encore pire. «Les jeunes, face au manque de moyens de distraction et devant le vide réel qu’ils ressentent, sombrent dans les vices. C’est comme cela qu’ils se retrouvent à fumer, à boire, voire à se droguer. Pour eux, c’est une manière de casser la routine, et là il se retrouvent embarqués dans un environnement dangereux et pour eux, pour leur famille et pour la société.» Sensibiliser La campagne de sensibilisation d’Al Aman au sein de la faculté des sciences de la vie et de biologie a été marquée par la présence de Mme Mezali, la doyenne de la faculté des sciences de la nature et de la vie. «On encourage ce genre de manifestations qui sont organisées par des citoyens ou des associations, dont le but est de protéger le consommateur. Et on est là aussi pour apprendre. Pour tous ces jeunes, c’est bien d’avoir des gens comme ça en associations. Même s’ils ne sont pas du domaine, ils vont participer à un accompagnement et un acheminement des idées dans le sens où les gens peuvent se projeter dans l’avenir. Que vont devenir ces jeunes qui consomment des quantités considérables de produits industriels ? Surtout en Algérie où le contrôle n’est pas absolument efficace, que connaissons-nous de ces contrôles ? Tous cela est important, d’autant que c’est une ouverture pour ces jeunes cadres qui vont désormais être plus regardants par rapport aux produits qu’on leur propose», nous déclare-t-elle. L’impact positif de la campagne d’Al Aman n’a pas tardé à se manifester. En effet, cette initiative semble déjà donner des résultats probants et inspirer ladite faculté pour continuer le combat à Mostaganem «On pense même à organiser des portes ouvertes vers la société civile. Notre université se situe au centre-ville. Nous avons beaucoup d’impact sur la société. En ouvrant les portes de l’université, cela permettrait d’influencer les citoyens et de voir aussi ce qu’on peut faire pour changer les mentalités des consommateurs», déclare la doyenne de la faculté des sciences de la nature et de la vie. Dans ce même élan, le président de l’association Al Aman nous a confié qu’ils ont sollicité l’université d’Alger pour qu’il y ait davantage de thèses sur le consommateur algérien. Au sortir de l’amphi, un stand a été érigé par l’association où les jeunes étudiants ont eu plus d’explications sur comment adhérer à l’association afin qu’ils puissent à leur tour contribuer à ce travail ô combien salutaire en sensibilisant les gens sur la dangerosité de l’excès de sel, de sucre et des matières grasses. A cet effet, l’association a distribué des prospectus fournis grâce à des dons des membres bénévoles de l’association. Aussi, l’association est disponible sur les réseaux sociaux où tout le monde peut se rendre pour plus d’explications. L’association Al Aman continuera sa tournée dans tout le pays avec la caravane du Sud qui démarrera en mars prochain.

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(23/02/2018 : 12:00)

L’application de la nouvelle réglementation attendue en mars  Voir?

Annoncée depuis plus d’une année, l’application de la nouvelle réglementation portant limitation du taux de sucre, sel et matières grasses dans les produits agroalimentaires est attendue pour le mois de mars prochain. C’est ce que nous avons appris hier auprès de Aït Abderrahmane Abdelaziz, directeur général de la Régulation et de l’Organisation des activités au ministère du Commerce. «L’élaboration du texte réglementaire a été promulguée en associant quatre ministères et tous les acteurs concernés par cette démarche»,, nous rappellera le représentant du ministère du Commerce avant de préciser : «L’arrêté interministériel est en cours de signature, et on espère qu’il sera appliqué durant le mois de mars prochain». Si la procédure avance comme souhaité par le département du Commerce, les producteurs seront dans l’obligation d’indiquer sur les étiquettes de leurs produits les taux de sucre, de sel ou d’huile utilisés, selon les explications fournies par M. Aït Abderrahmane. La diminution de ces ingrédients dans les aliments se fera de manière progressive et graduelle sur une période de cinq ans, toujours selon notre source. Et ce, en application des recommandations des spécialistes de la santé associés à cette démarche qui a été entamée en 2016 pour connaître en 2017 l’installation d’un groupe de travail chargé d’élaborer la procédure à suivre. Le groupe en question compte des représentants de l’industrie, du commerce, la santé, l’agriculture et la Sûreté nationale. Par ailleurs, les risques que présente la surconsommation des ces produits devraient être détaillés, comme le font certains producteurs de boissons pour les produits destinés à l’exportation.

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(23/02/2018 : 12:00)

Les Algériens consomment trois fois plus de sucre par rapport aux normes internationales  Voir?

- Comment évaluez-vous le régime alimentaire des Algériens ? Il est clair que la majorité du temps je me retrouve avec des personnes qui, malheureusement, n’ont pas les bons gestes et comportements nutritionnels au quotidien. De par mon expérience, j’ai pu constater que la majorité de mes patients ont des habitudes de consommation alimentaire qui excluent en grande partie la consommation des fruits, légumes et laitages, tandis que leur consommation de produits gras et sucre est très élevée, des comportements qui risquent de développer de sérieuses maladies chroniques. - Quel est l’impact de la surconsommation de sucre, de sel et des matières grasses sur la santé ? Une étude réalisée par le ministère de la Santé en 2016 a révélé que les Algériens consomment trois fois plus de sucre par rapport aux normes internationales, et pas que ! Le sel aussi, parfois à faible contenance en iode, s’invite dans les plats des Algériens. La consommation exagérée d’aliments très caloriques, mais pauvres en nutriments et riches en sucre, en sel et en graisses peut être la cause du développement de maladies diabétiques et d’autres maladies chroniques : hypertension, diabète et problèmes cardio-vasculaire, voire à développer certaines cellules cancéreuses. D’autre part, la consommation abusive de ces produits fait partie des trois principales causes de l’obésité qui est plus fréquente chez les femmes algériennes. - Quelles sont les bonnes habitudes à adopte  ? Tout d’abord, il est important de limiter la consommation de sucre, de sel et des matières grasses. A titre d’exemple, la consommation de sucre devra être limitée et remplacée par la consommation de fruits. Pour le sel, il est important de veiller à ne consommer que du sel iodé. Le plus important, c’est d’être conscient des dangers liés à la consommation exagérée de ces produits et de leurs effets néfastes qui peuvent être la source de maladies chroniques. C’est pour cette raison que nous mettons l’accent sur l’importance de la sensibilisation dans ce sens et d’une bonne hygiène de vie : limiter la consommation de sucre pour prévenir le surpoids et des maladies qui peuvent se développer. Par ailleurs, la pratique d’une activité sportive régulière réduira le risque des maladies chroniques et d’obésité jusqu’à 50%.

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(23/02/2018 : 12:00)

Question de la semaine : Pourquoi les étudiants IEPS sont toujours en grève  Voir?

L’Institut d’éducation physique et sportive (IEPS) est paralysé depuis plusieurs mois. Les étudiants sont en grève. C’est le silence total de la part des deux ministères de tutelle, à savoir celui de la Jeunesse et des Sports et l’Enseignement supérieur. La grève en question est déclarée «illégale» ! Pour quelle raison ces étudiants protestent-ils ? Selon Noufel Y. et Abdelslam M., étudiants grévistes de troisième année, les revendications remontent à 2011 et ce sont tous les IEPS de l’ensemble du pays qui sont concernés. Les étudiants veulent que la matière sport ou éducation physique au cycle primaire leur soit attribuée. Car, à ce jour, cette matière est prise en charge par les enseignants des matières générales, c’est-à-dire arabe ou français. Ils veulent aussi avoir la possibilité de recrutement dans les centres de formation professionnelle. Toujours, selon la plateforme revendicative, les grévistes insistent sur la possibilité d’ouvrir des postes relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports. «Notre grève n’est malheureusement pas couverte et nous avons peu de considération de la part des médias. Nous avons également été maltraités de la part des services de sécurité durant nos sit-in devant le ministère de l’Enseignement supérieur», affirment les grévistes. Des camarades à eux, en master, profitent de notre passage pour adresser un appel à l’Association des parents d’élèves pour un soutien, «car nous pensons, disent-ils, que c’est pour le bien physique et psychologique des enfants que cette action est menée aujourd’hui». D’autres revendications sont très simples à concrétiser, selon Noufel et Abdelslam, comme des postes ouverts dans les centres spécialisés. Pour le moment, aucune réponse ne leur a été accordée, affirment-ils, malgré les différentes correspondances adressées aux ministères.    

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(23/02/2018 : 12:00)

Pour ou Contre : La loi sur la déclaration des origines de fonds  Voir?

Bientôt, les Algériens détenteurs de capitaux ne seront plus obligés de justifier l’origine des fonds qu’ils souhaitent déposer à la banque. «Le gouvernement s’apprête à décréter une loi permettant aux détenteurs de capitaux de déposer leur argent dans les banques sans qu’ils ne soient obligés de justifier l’origine de leurs fonds.» C’est ce qu’a déclaré, il y a quelques jours, le gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Loukal. Entre manque de liquidité, besoin de remplir les caisses ou encore la possibilité d’ouvrir une porte au blanchiment d’argent, cette décision fait beaucoup de bruit. Pour l’expert financier Souhil Meddah, on peut considérer cette instruction comme un acte d’attirance commerciale s’inscrivant dans le même ordre de cheminement des précédentes démarches. Il s’agirait donc «d’une autre phase d’ajustement et de ciblage, visant à donner un coup de pouce à la politique de l’inclusion financière». Ajoutant qu’avant cette instruction, il y avait la question de vulgarisation de la finance islamique et de son importance en tant que levier adapté à tous les acteurs, quelle que soit leur sensibilité, pour avancer dans l’objectif d’attirer plus de fonds qui transitent à l’extérieur du système bancaire réglementé. Par ailleurs, Souhil Meddah souligne que cette décision concerne d’abord la capacité de mobilisation des ressources financières sur le circuit bancaire, hors épargne institutionnelle ou privée. Mais aussi «d’un vis-à-vis manquant par rapport aux autres instruments non conventionnels utilisés et qui dans un paradigme restreint compensent et remplacent ces quelques masses monétaires qui ne transitent pas par le circuit financier classique». Et si la mesure peut être bonne sur un plan théologique dans le sens où l’intention initiale est de motiver les acteurs économiques, elle peut aussi être une moins bonne idée sur le plan de marche réel. «On considère que le secteur marchand informel lui même s’alimente à partir des petites masses, et qu’entre temps le plus urgent dans cette histoire c’est de penser d’abord à réguler ces masses considérées comme la première source de la demande en biens et de l’offre en monnaie fiduciaire», explique-t-il. Cependant, de l’avis de l’expert, une telle démarche de facilitation et de simplification ne peut en aucun cas provoquer sur le plan macroéconomique des effets négatifs. Le seul risque probable concerne les mauvaises réactions suite aux mauvaises interprétations en dehors de la sphère légale et institutionnelle.  

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(23/02/2018 : 12:00)

Ils ont dit  Voir?

- Manel. Etudiante en journalisme «Dans notre famille, ont aime bien manger tout ce qui est salé, sucré…, cela fait partie de nos habitudes alimentaires ! Néanmoins, personnellement, j’essaye de faire attention à ce que ma nourriture soit équilibrée et saine afin de garder une belle taille. Cependant, avec tout le temps que je passe dehors, il est difficile pour moi de garder un comportement consumériste sain : pizzas, sandwiches et boissons gazeuses sont mes principales sources d’alimentation.» - Mohamed. Employé, marié, trois enfants «Je suis conscient des maladies qui peuvent surgir suite à une alimentation basée sur l’excès. Cela dit, j’essaye toujours de rappeler à mes enfants qu’il est important de consommer des fruits et des légumes de manière quotidienne ; une alimentation équilibré basée sur la modération... Hélas, ce n’est pas toujours facile de l’appliquer, d’autant plus que dès qu’on a le dos tourné, les enfants aiment bien n’en faire qu’à leur tête !» - Kahina. Femme au foyer, maman de deux enfants «J’ai deux enfants, le premier a 11 ans et l’autre 9 ans. J’avais un vrai problème avec eux ; au début, ils refusaient catégoriquement de manger des légumes ! Soucieuse, j’ai consulté une amie chef cuisinière, elle a pu me donner quelques conseils sur des plats à base de légumes ; par la suite, je me suis aperçue que mes deux enfants ne remarquaient même pas que leurs plats étaient constitués à 70% de légumes de saison.» - Mourad. Prof de sport «L’éducation à la santé est très importante, il est de mon rôle au tant qu’éducateur sportif d’outiller mes élèves des connaissances et des aptitudes qui leur seront nécessaires pour adopter des comportements sains, et j’appuie toujours sur les méfaits de la sédentarité et les bienfaits de pratiquer une activité physique.» - Ali. Professeur à l’université d’Alger III «De par mon parcours professionnel, j’ai remarqué que la majorité de mes étudiants ont une consommation excessive de matières grasses : des sandwiches, des pizzas, des paninis et j’en passe ! En ne consommant que des produits à base de matières grasses dans les fast-food, cette frange de la société risque de développer des maladies chroniques : diabète, hypertension ou des maladies cardio-vasculaires.»

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(23/02/2018 : 12:00)

Retraités et radiés de l’ANP : Héros hier, misérables aujourd’hui !  Voir?

Vingt-cinq ans sont passées depuis qu’il a quitté les rangs de l’ANP, Belkacem garde toujours ses souvenirs passées dans le cadre de service national et surtout des opérations menées contre le terrorisme. «Dans le cadre de ses rencontres avec les éléments de l’ANP blessés en service commandé, la revue El Djeich se propose, dans ce numéro, d’évoquer le parcours d’un jeune du service national, que les conditions les plus ardues n’ont pu empêcher d’accomplir son devoir national avec persévérance et constance. C’est un symbole qui mérite notre considération et notre respect.» C’est le début d’un article consacré par la revue El Djeich, qui titrait dans son numéro 471 d’octobre 2002, «les héros de l’Algérie», consacré au jeune militaire Foudi Belkacem. Emouvant était le portrait réalisé par la revue El Djeich. Agé de 45 ans, ce héro et symbole, natif du village Ifoudhien, une localité nichée sur les hauteurs de la commune d’Ath Laâziz, dans la wilaya de Bouira, vit dans des conditions extrêmement difficiles. Amputé de ses deux jambes, Belkacem ne sait plus à quel saint se vouer. Vingt-cinq ans sont passés depuis qu’il a quitté les rangs de l’ANP, Belkacem garde toujours intacts ses souvenirs vécus dans le cadre de service national et surtout des opérations menées contre le terrorisme. Il nous retrace les circonstances d’une opération antiterroriste engagée par un détachement de l’armée, dont il faisait partie dans les monts d’El Malah, dans la région de Brizina, à une trentaine de kilomètres de la région d’Aflou dans la wilaya de Laghouat. «J’ai été promu au grade de caporal-chef, après la fin de la période d’instruction. J’ai été muté au centre d’instruction des transmissions d’El Bayadh. J’ai participé à plusieurs opérations de ratissage dans la région infestée par les groupes islamistes armés», dit-il en se rappelant de cette fatidique journée du mois de mars 1995. «Notre détachement a été mobilisé pour prendre part à une opération de ratissage, à la suite d’informations parvenues faisant état d’un mouvement terroriste dans les monts d’El Malah. A notre arrivée au sommet de la montagne, nous avons remarqué des mouvements suspects suivis de coups de feu désordonnés. Nous avons donc pris position. Des échanges de tirs opposent les militaires et le groupe terroriste. L’accrochage a duré plusieurs heures», se rappelle Belkacem qui a été touché par une balle à la colonne vertébrale. Parcours du combattant «Je crois pertinemment que je n’ai fait et accompli que mon travail. Nous avons toujours considéré notre pays, l’Algérie, comme notre mère qui mérite tous les sacrifices», dit-il, en exhibant avec fierté la revue El Djeich. Il avait été évacué à l’hôpital militaire d’Oran, puis à Aïn Naâdja, où il a reçu des soins et effectué des rééducations. «Durant pratiquement toute la période passée en service national, j’ai participé en compagnie des autres appelés et contractuels de l’armée à plusieurs opérations de lutte contre le terrorisme. Nous avons traqué sans répit les ennemis de l’Algérie.» La période de convalescence au niveau de l’hôpital militaire d’Alger a duré presque deux ans, ajoute Belkacem. Invité à quitter l’hôpital militaire et le centre de repos de l’ANP de Bouchaoui, ce héros s’est retrouvé seul et sans aucune prise en charge. «J’ai eu droit à une indemnité mensuelle de 12 000 DA. Cette pension a été revalorisée pour atteindre les 27 000DA le mois. On ne peut pas vivre avec cette maigre pension et le pouvoir d’achat est fortement dégradé. Mon état de santé s’est fortement décliné depuis que j’ai quitté l’hôpital militaire», a-t-il déploré. Tout a changé lorsqu’il a été évacué en urgence à l’EPH Mohamed Boudiaf de Bouira, le médecin traitant lui a préconisé un transfert en urgence vers l’hôpital Aïn Naâdja. Amputé des deux jambes, Belkacem  depuis des années vit dans des conditions désastreuses. Ce patient a contracté d’autres maladies. Insuffisant rénal, Belkacem suit des séances de dialyse au niveau de l’unité de Bouira. «Il n’y a aucun suivi médical de notre hiérarchie militaire, alors que j’ai contracté cette maladie durant la période où j’ai été au service national», a-t-il souligné. Notre interlocuteur et d’autres ex-militaires retraités et radiés de l’ANP, que nous avons rencontrés en sa compagnie, campent  sur leurs postions. Faire valoir leurs droits. «Ce n’est pas de l’aumône qu’on demande, ce sont nos droits», dit Abdellah Omar, qui a passé 16 ans dans les rangs de l’ANP. «J’ai une pension de 27 000DA. J’ai une maladie chronique et je n’ouvre pas droit à une prise en charge dans des hôpitaux militaires», s’est-il insurgé. Ces militaires ont regretté aussi d’avoir été libérés sans aucune expertise médicale. «Comment peut-on assurer la scolarité de nos enfants, leurs besoins et une prise en charge d’une famille de 5 personnes avec une maigre pension de 27 000DA. Les rappelés touchent mieux que nous, alors que nous avons comptabilisé plusieurs années de service. Le MDN continue de tromper l’opinion publique en évoquant la régularisation de tous les dossiers des retraités et une satisfaction de toutes les revendications des ex-militaires. C’est faux. Le MDN a procédé certes à un règlement définitif du dossier des rappelés mais pas ceux des retraités, des invalides et des radiés, dit, de son côté, Mebarki Omar. Ce dernier, qui visiblement maîtrise parfaitement le dossier des retraités de l’ANP, et ce, pour avoir travaillé au niveau des administrations de l’ANP, a affirmé pour les cas des radiés, que la plupart ont été licenciés d’une manière arbitraire. Evoquant le cas des gendarmes licenciés, notre interlocuteur a estimé qu’il suffit d’un simple avis du chef de brigade et l’élément est désormais radié. Hamraoui S., natif de la commune de Bir Ghbalou, a été remercié après avoir passé 8 ans dans les rangs de cette institution militaire. Les radiés, exclus des recrutements «La décision de radiation a été signée et notifiée, parce que tout simplement j’ai été interpellé par des policiers qui m’ont conduit au commissariat et traduit devant le tribunal pour avoir consommé de la boisson alcoolisée… Pourtant, le tribunal a statué en ma faveur et décidé d’un non-lieu. Ma hiérarchie en a décidé autrement en me libérant sans aucune expertise médicale et m’a privé de mes droits», a-t-il regretté en montrant des documents attestant l’incapacité physique de son enfant handicapé à 100%. «Je suis incapable de lui assurer une prise en charge médicale», a-t-il ajouté. Les éléments radiés s’interrogent sur le rôle du conseil de discipline instauré par l’institution militaire. « J’ai été empêché de me défendre. J’ai été licencié et privé de tous mes droits», dit-il encore. «Nous sommes même interdit de participer à des concours de recrutement. Les entreprises publiques ou privées exigent de nous des documents attestant des fins de contrat avec l’ANP», ont-ils déploré. «Aucun employeur ne prend le risque d’embaucher un ex-militaire radié pour des raisons disciplinaires ou autre», a-t-on soulignné.  

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(23/02/2018 : 12:00)

Plus de 500 enseignants risquent leur radiation à Blida  Voir?

La directrice de l’éducation de la wilaya de Blida accuse la presse nationale «d’amplifier le mouvement de grève lancé par le Cnapeste».  «Une grande campagne a été menée par les médias alors que la grève des enseignants n’était pas observée à grande échelle !», a-t-elle déclaré mercredi, en guise de préambule, lors d’un conseil de l’exécutif de la wilaya de Blida. Voulant à tout prix diminuer de l’ampleur de ce mouvement de débrayage, elle a avancé le pourcentage du taux de suivi qui est à 4,5% à l’échelle de la wilaya ! «Puisque le Cnapeste a une vocation élargie en concernant les trois paliers de l’enseignement, permettez-moi de vous annoncer que le taux est de 4,5% seulement», a-t-elle insisté. Et de poursuivre : «Il y a un enseignant du primaire sur 5000 qui est en grève, 36 grévistes au collège pour un effectif de 4446 enseignants. Et c’est dans les établissements du secondaire que le taux est le plus important, mais pas alarmant ! Sur 49 lycées, il y a 20 lycées qui ont assuré la scolarité des élèves depuis la rentrée. Et pour le rattrapage des cours perdus, c’est simple, nous avons distribué des CD contenant des cours, ouvert une plateforme sur internet pour l’enseignement à distance. Les cours seront assurés aussi durant la première semaine des vacances du printemps, et ce, jusqu’à 18h s’il le faut lorsque les journées seront plus longues.» La directrice de l’académie de Blida est même allée jusqu’à dire que la grève des enseignants relève du passé. «Il n’y a plus de grève à Blida. Ceux qui n’ont pas regagné leur poste en dépit d’une décision judiciaire et des mises en demeure sont considérés comme des hors la loi, tout simplement ; donc, ils n’ont même pas le statut de grévistes.» Selon la même responsable, sur les 617 enseignants qui avaient observé le mouvement de grève suite à l’appel du Cnapeste, 108 ont demandé leur réintégration et leur dossier est à l’étude. Et pour ceux qui maintiennent le mot d’ordre, ils sont remplacés progressivement par des suppléants figurant sur la liste d’attente relative au dernier concours d’enseignants. «Ceux qui refusent leur réintégration pour le moment n’ont que deux mois pour revoir leur décision et présenter un recours pour étudier leur cas, sinon ils seront radiés définitivement du corps de l’enseignement.» Les suppléants n’ayant pas de postes budgétaires seront rémunérés par un fonds spécial dédié aux situations d’urgence. Pendant ce temps-là, le Cnapeste maintient sa grève et les enseignants veulent aller jusqu’au bout de leur mouvement pour demander le départ pur et simple de la directrice de l’éducation…                    

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(23/02/2018 : 12:00)

Des milliers de collégiens dans la rue à Boumerdès  Voir?

Le bras de fer qui oppose le Cnapeste au ministère de l’Education nationale commence à prendre d’autres tournures dans la wilaya de Boumerdès. Hier, des milliers de collégiens de différents établissements de la région sont sortis, pour la seconde journée, dans la rue pour «exiger le retour de nos enseignants», radiés par la tutelle à cause de la poursuite de la grève. Le directeur de l’éducation, M. Khensous, parle de plus de 24 radiations dans les trois cycles, soulignant avoir envoyé une 2e mise en demeure à 1500 autres grévistes pour cesser leur mouvement. Mais cela, semble-t-il, n’a pas plu à certains élèves. A Bordj Menaïel, des centaines de collégiens, dont des filles, ont bloqué hier la RN12, avant d’improviser une marche au centre-ville. Les manifestants ont brûlé des pneus et bloqué la chaussée avec des blocs de pierre et des troncs d’arbre juste en dessous du pont à l’entrée de la ville, provoquant d’immenses embouteillages. La circulation a été rétablie une heure plus tard après l’arrivée des gendarmes, mais certaines images de jeunes criant leur colère sur cette route à grande vitesse donnent à réfléchir. «Pourquoi ce sont eux qui protestent et pas leurs parents ?» se demande un passager. A Figuier, la situation a failli dégénérer. Des collégiens du CEM Zerrouki Mohamed ont déserté leur établissement après la venue de quatre suppléants. Sur leur route vers l’Académie, ils ont jeté des pierres à l’intérieur du CEM Ahmed Malek, pour faire sortir leurs camarades et les inciter à se joindre à eux. Saccage ! Chose qui a été faite, mais après le saccage de plusieurs fenêtres. Les élèves ont marché jusqu’au chef-lieu de la wilaya «en signe de soutien à nos enseignants», ont-ils déclaré. D’autres actions similaires ont été enregistrées dans les localités de Thénia, Dellys, Zemmouri, Ouled Moussa, Hammadi, Naciria, etc. «Ils veulent nous ramener des gens qui n’ont jamais enseigné. Nous n’allons jamais accepter cela», s’écrient des élèves qui s’apprêtaient à bloquer la RN24, à Zemmouri. Si le coordinateur local du Cnapeste, M. Moula, y voit «une preuve de conscience et de fidélité des élèves à leurs enseignants», le directeur de l’Education, lui, parle «de manipulation». «Le nombre de protestataires est insignifiant et ils ont été tous manipulés. Avant-hier, on a déposé plainte contre trois enseignants du CEM de Benmerzouga, à Khemis El Khechna. Ils ont été pris en flagrant délit de distribution de banderoles aux élèves», a-t-il précisé. «Ces accusations sont de pures affabulations qui visent à discréditer nos adhérents et à leur faire peur», réagit M. Moula. Pour lui, la procédure de radiation des grévistes est illégale. «La radiation ne doit être enclenchée qu’au bout de 44 jours d’abandon de poste et après l’épuisement des voies de recours auxquelles la loi accorde un délai de 15 jours. La radiation n’a pas lieu d’être puisque les enseignants sont en grève, mais n’ont jamais abandonné leur poste», a-t-il appuyé. Durement touchés par ce conflit qui perdure, les élèves de la wilaya de Boumerdès – fief du Cnapeste – semblent commencer à perdre patience. La protesta risque de gagner les lycéens et les jours à venir s’annoncent très houleux dans le secteur.

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(23/02/2018 : 12:00)

Proposition de loi sur l’enseignement de tamazight sur la table des députés  Voir?

Va-t-on apprendre la langue amazighe obligatoirement dans toutes les écoles du pays ou pas ? On le saura bientôt. Une proposition de loi a été déposée mardi à l’APN, portant sur l’amendement de la loi n°08-04 portant loi d’orientation sur l’éducation nationale du 23 janvier 2008 où l’article 34 décide que l’enseignement de la langue amazighe est facultatif à l’école. La proposition de loi, signée par plusieurs députés des différentes wilayas, vise à la mise en application de toutes les décisions prises par le Conseil des ministres du 27 décembre 2017 et ainsi de la nouvelle Constitution algérienne. «On a amendé la loi d’orientation sur l’éducation nationale pour que l’enseignement de tamazight ne soit plus facultatif mais obligatoire et généralisé à travers tout le territoire national, y compris dans les institutions d’enseignement privées», explique le délégué des députés signataires, Braham Bennadji, député libre à l’ANP. Pour cet élu à l’Assemblée, cette démarche qui a pris plus d’un mois de travail était primordiale car «quand une langue est facultative dans une école et n’est pas obligatoire en classe, l’élève ne va jamais lui donner de l’importance», soutient-il. Et d’ajouter que l’application concrète de la loi se fera graduellement, selon les moyens mobilisés et non pas dans l’immédiat. «L’Etat, à travers notamment le secteur de l’Education nationale, arrête et concrétise la mise en œuvre graduelle de cette disposition par un programme étalé sur des échéances organisées en court, moyen et long termes et articulé autour de la mobilisation des moyens humains, financiers et matériels nécessaires», propose la loi. Ajoutant à cela l’édition et la diffusion nationale du livre scolaire en tamazight et l’encouragement de la traduction de et vers tamazight des différents manuels.

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(23/02/2018 : 12:00)

Dernière mise à jour : 25/02/2018 : 02:09


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