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Sommaires des Revues - El Watan

El Watan - Actualité


Le Président Bouteflika préside une réunion du Conseil des ministres  Voir?

Le président de la République, Abdelaziz   Bouteflika, préside ce mercredi à Alger une réunion du Conseil des   ministres. Plusieurs points sont inscrits à l'ordre du jour, notamment la révision de   la loi de 2009 relative à la protection du consommateur et la répression   des fraudes, la refonte du système d'apprentissage et la modernisation de   la gestion des activités commerciales.

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(22/11/2017 : 16:35)

Un monopole qui n’a que trop duré  Voir?

Toutes les tentatives pour démonopoliser le secteur et ainsi permettre une distribution de la publicité obéissant à la logique économique stricte ont échoué. Interrogé sur l’action menée par la directrice d’El Fadjr, Hadda Hazem, le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, s’est cru obliger de rappeler les milliards dont aurait bénéficié le quotidien. Dans sa réponse, Mme Hazem a appelé le ministre à divulguer les chiffres relatifs à la publicité publique pour tous les journaux. «Il y a des journaux qui ont obtenu 120 milliards de centimes en une année avec la publicité publique et non en huit ans», soutient la directrice, citée par Tsa-Algérie. Le ministre et ancien PDG de l’agence d’Etat ne devrait pas répondre de sitôt à la demande de la directrice d’El Fadjr. Des questions à foison persistent sur la gestion de l’entreprise publique : comment fonctionne-t-elle ? Sur quels critères est distribuée sa manne ? Qui le fait ? L’allégeance prime-t-elle ? Quels sont les bénéfices de la Régie et de ses annonceurs publics ? Existe-il un contrôle rigoureux de l’argent par les clients et les différentes autorités ? Ces questions et d’autres sont posées pour tenter de comprendre le fonctionnement de la société par actions qui détient un monopole de fait sur la publicité publique. Un coup d’œil sur le site internet de l’établissement (anep.com.dz) ne permet pas d’éclairer sur la gestion pour le moins opaque de l’entreprise, créée en 1967, et depuis cette date placée sous la tutelle du ministère de l’Information/Communication. Dans la rubrique Régie du site presse il est dit : «La Régie presse publicitaire est l’activité principale de l’ANEP. Régisseur de plus de 107 titres de presse nationaux dont les plus grands quotidiens, elle est également en relation avec la presse internationale pour la programmation et la diffusion de la publicité des annonceurs algériens.» Il est également affirmé qu’avec ses 5 agences régionales dans les plus grandes villes, toutes équipées de matériel de pointe, la filiale assure l’étude, l’achat et la facturation des espaces dans les médias. Les services du n°1 avenue Pasteur (Alger-Centre) ne donnent pas des détails sur le budget de la Régie, ses clients, les critères du choix des «plus grands journaux» qu’elle cite en présentant une ou plusieurs études du marché national de la publicité qu’exigeraient des entreprises publiques. Il arrive que les responsables du secteur donnent des chiffres, comme l’a fait l’ancien ministre Hamid Grine, qui a réfuté, sans convaincre, un quelconque favoritisme dans la distribution de la publicité qui «a, annonce-t-il, reculé de 65% entre 2015 et 2016 du fait de la crise économique mondiale». Monopole illégal ? Subissant de plein fouet la crise, avec une baisse de ses insertions, l’ANEP, société par actions, est réduite à «distribuer» avec parcimonie ses plaquettes, dont bénéficient certains mieux que d’autres. Le monopole sur la publicité, qui a prévalu lors de la décennie du parti unique, a été levé à la veille de la Constitution libérale du 23 février 1989. Le décret n°88-201 du 18 octobre 1988 a abrogé toutes les dispositions réglementaires conférant aux entreprises socialistes, à caractère économique, l’exclusivité d’une activité ou le monopole de la commercialisation (Jora n°42). L’ANEP était dans le lot. Mesurant l’impact de la publicité sur les entreprises privées naissantes, le gouvernement de Belaïd Abdeslem décide de réinstitutionnaliser le monopole par un décret en date du 9 août 1993, devenu caduc puisque ses dispositions sont «transitoires» et n’ont d’effet que pour une période de trois ans. Cette situation fait dire à Me Mohamed Brahimi que l’hégémonisme de l’ANEP sur la publicité institutionnelle est un monopole en marge de la loi (El Watan 24 novembre 2014). «On se trouve devant un cas d’école en matière d’exercice d’une activité commerciale monopolistique que la loi interdit et réprime», estime le juriste, précisant que l’ordonnance n°67-279 du 20 décembre 1967 créant l’agence ne prévoyait pas le monopole. Toutes les tentatives pour démonopoliser le secteur et ainsi permettre une distribution de la publicité obéissant à la logique économique stricte ont échoué. L’économie nationale en prend un coup : les entreprises publiques sont obligées, sous peine d’actions coercitives, de recourir à l’ANEP malgré des pertes dues à l’infructuosité de leurs appels d’offres publiés dans des journaux sans lecteurs, et un bulletin (Bomop) auquel n’ont pas accès tous les clients. Au niveau du ministère, l’avant-projet de loi sur la publicité, annoncé depuis le ministre Rehabi, n’est pas passé à ce jour. Le sera-t-il un jour ?

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(22/11/2017 : 12:00)

Son rôle reste méconnu : L’APW, l’oubliée de la campagne électorale  Voir?

L’APW demeure une institution fermée et inaccessible. Beaucoup de personnes ne connaissent pas son fonctionnement. L’Assemblée populaire de wilaya (APW) a toujours été le parent pauvre des campagnes pour le renouvellement des membres des Assemblées populaire communales et celle de wilaya. Pour les élections locales de demain, les candidats en course n’ont pas dérogé à cette règle. Leurs discours, leurs meetings et leurs efforts ont été axés sur le rôle de l’APC et sur la disponibilité du maire à prendre en charge les doléances et préoccupations des citoyens. Pourquoi donc l’APW est-elle le maillon faible de la chaîne, alors qu’elle surpasse l’APC en matière de rôle et surtout de prérogatives ? Pourquoi le citoyen boude et ignore même à quoi sert une assemblée de wilaya ? Pour les partis politiques et bon nombre d’observateurs, la réponse se trouve dans la proximité qui existe entre le citoyen et son APC, contrairement à l’APW qui est loin et de surcroît inaccessible. Pour les partis, l’APW est très importante. C’est pour eux un mini-parlement qui vote le budget et vient souvent en aide aux communes en difficulté via une enveloppe financière. Dans les wilayas qui renferment des établissements publics à caractère industriel et commercial (EPIC), les élus de l’Assemblée de wilaya ont du pain sur la planche, au regard de la rentabilité de ces établissements qui génèrent de l’argent pour la commune. L’APW joue également un rôle dans le développement local, notamment dans sa gestion du foncier agricole, la création des entreprises de nettoyage et de transport. Les élus de l’APW peuvent contribuer à la protection de ces entreprises et du foncier agricole, comme ils peuvent être à l’origine de leur bradage. L’APW est un mini-parlement dans lequel on plaide la cause des citoyens et des communes, explique M. Taazibt, qui rappelle qu’à l’APW on trouve toutes les directions sectorielles, allant du transport à l’énergie et des mines, en passant par l’éducation nationale et les finances. Les responsables de ces directions ont entre autres prérogatives d’assister aux réunions et d’exposer les problèmes auxquels ils font face dans leur localité et tenter de trouver des solutions. Seulement, aux yeux des citoyens, l’APW reste une institution fermée et inaccessible, et beaucoup ne connaissent pas son fonctionnement et ni pour qui elle fonctionne, et ce, contrairement à l’APC où le maire est connu et est interpellé souvent dans la rue par des citoyens. Ces derniers le sollicitent pour des problèmes d’assainissement de route, d’hygiène, pour également les permis de construction, pour les questions de transport, etc., et ce, de manière permanente. «Le citoyen connaît les représentants de l’APC et sait où habite le maire, d’où l’intérêt qu’il accorde à cette institution située au cœur de la commune, tandis que l’APW est loin et un peu à l’écart des habitations, et ses élus ne sillonnent pas les rues à l’instar des députés», précise un élu.

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(22/11/2017 : 12:00)

Education nationale : L’école parallèle des cours particuliers  Voir?

A l’approche des examens trimestriels, les cours de soutien s’imposent, pour de nombreuses familles, comme ultime choix pour combler les lacunes des enfants. Garages, domiciles, salles de prières et maisons de jeunes se transforment en enceintes scolaires où sont dispensés les cours. Dans certains cas, ces cours s’érigent en une véritable école parallèle pour mieux assimiler les programmes validés dans l’école «officielle». Recourir à un professeur après les heures de l’école est le seul moyen trouvé par de nombreux parents «qui n’arrivent plus à suivre le rythme avec leurs enfants». Ali Benzina, président de l’Association nationale des parents d’élèves, estime : «Les parents ont de plus en plus de difficultés à suivre leurs enfants, le programme étant très dense.» Cette association considère que la méthodologie adoptée dans les programmes issus de la réforme n’est pas à la portée de tous les enseignants, ce qui se répercute directement sur le niveau des élèves. Le constat est là : «Les enfants ont du mal à assimiler les cours dans les matières essentielles, et ce, dès le primaire», souligne le président de la même organisation. Le recours à d’autres méthodes est donc un besoin dont la satisfaction demande des moyens dont disposent les parents, sachant que les élèves sont issus de milieux de différentes conditions sociales. Pour Abdelawahab Lamri Zegar, membre du bureau national de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), pour comprendre le recours qui se généralise à tous les niveaux aux cours particuliers de soutien scolaire, «il faut effectivement, s’interroger sur la maîtrise des méthodes actuelles par les staffs pédagogiques amenant certains enseignants à donner des cours dans des circonstances qui sont loin de la norme». Cet ancien enseignant d’anglais du secondaire énumère la surcharge des classes et celle des programmes entre autres facteurs rendant le métier pénible… L’Unpef estime donc que «ce phénomène n’est qu’une suite d’une politique qui a pour fin d’abandonner l’Etat social». Pour ce syndicat, il y aurait une volonté politique pour préparer le terrain à une privatisation du secteur. «Après le processus de démantèlement des établissements économiques publics, les passionnés du libéralisme sauvage en Algérie envisagent de privatiser d’autres secteurs publics, à savoir la santé et l’éducation. En ce qui concerne la santé, un projet de loi tentant de mettre fin à la gratuité des soins, est déjà prêt au niveau du comité de santé au sein de l’APN. Quant à l’éducation gratuite, elle risque de subir le même sort», argue notre interlocuteur, constatant l’abandon du volet pédagogique vu le manque de moyen attribué à la formation. La qualité de l’enseignement n’est plus garantie avec la fermeture des instituts techniques d’enseignement et le nombre réduit des enseignants formés aux Ecoles normales supérieures, enchaîne M. Zegar. Le manque de formation est criant vu le recours du ministère au recrutement «irrégulier» des jeunes universitaires afin de combler le déficit en personnel pédagogique. «Ce sont des universitaires qui n’ont jamais subi une formation spécialisée dans le domaine. Beaucoup parmi eux sont venus à l’éducation par contrainte sociale et n’arrivent pas à assimiler et appliquer les méthodes nécessaires», fait remarquer M. Zegar. C’est un point de vue partagé par Mhand Hand Ouali, chargé de la pédagogie au Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef). Pour ce dernier, les recrutements massifs effectués par la tutelle pour faire face à l’hémorragie subie suite à la révision de la loi sur la retraite n’ont pas été accompagnés par la formation du personnel aux méthodes d’enseignement et à la gestion des classes. Résultat : les parents d’élèves ne font plus confiance au rendement à l’école et frappent à d’autres portes pour la remédiation qui n’est pas assurée à l’école. «Le phénomène des cours privés était visible uniquement à l’approche des examens et ne concernait que les élèves en classe d’examen de fin de cycle. Aujourd’hui, ils y ont recours de la première année jusqu’au baccalauréat ; ce qui est excessif», souligne notre interlocuteur. Aux lacunes de compréhension, s’ajoute la quête de meilleures notes par les parents d’élèves qui s’«investissent» ainsi. «Ils déboursent des sommes  colossales pour un rendement optimal, afin que l’élève réussisse l’examen avec une excellente moyenne lui permettant un choix de filière à l’université.» Garage ou école de soutien La quête d’enseignants «plus compétents» pousse certains parents à fermer les yeux sur certaines irrégularités entachant l’activité informelle des enseignants. Ainsi, des garages, des salles de prières, le domicile de l’enseignant se transforment durant la séance en salle de classe. Des parents qui sollicitent cette prestation dressent la liste des leçons à revoir. En privé ou en groupe, l’enseignant choisit les exercices pour la remédiation. Certains parents ont recours à des écoles privées spécialisées dans le créneau. «Ma fille qui est en 4e année primaire y va après 16h, l’enseignante lui explique les leçons de la journée et lui donne des exercices. Son rendement est meilleur qu’avant», témoigne la mère dont la fille, en 4e AP, a des moyennes peu satisfaisantes depuis le début de sa scolarité. D’autres parents trouvent du soutien auprès de particuliers ayant ouvert des «écoles» abritées dans des locaux dont la superficie ne dépasse pas 12 m2. Les enseignants ne sont pas à pointer du doigt, estime Meziane Meriane, coordonnateur national du Syndicat national des professeurs du secondaire et du technique (Snapest). L’école publique ne répond plus aux besoins de remédiation, poussant les élèves et les parents à aller chercher la compensation ailleurs. Cette situation expose les élèves à l’inégalité des chances, poursuit M. Meriane, puisque les plus nantis peuvent s’offrir les services des enseignants les plus compétents. Les démunis se retrouvent donc livrés à eux-mêmes. Si le Snapest explique ce besoin de remédiation par les conditions de scolarisation précaires avec une surcharge des classes, le facteur principal demeure, selon notre interlocuteur,  la non-maîtrise par les enseignants de l’utilisation des supports pédagogiques. «Les enseignants recopient tout le contenu des livres scolaires au détriment du temps à réserver normalement aux exercices et à l’explication. Nous avons senti un besoin de formation des nouveaux enseignants à l’utilisation du manuel et autres supports accompagnant les nouveaux programmes.» Les cours de soutien chez des particuliers sont dans ce cas-là complémentaires à ce qui est étudié en classe, explique notre interlocuteur, non sans dénoncer le cas des enseignants «qui font du chantage, en donnant des exercices et des cours bien expliqués à leurs élèves qui s’inscrivent pour des cours particuliers après l’école».  

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(22/11/2017 : 12:00)

«On a mis en place plusieurs mécanismes pour permettre à l’élève de mieux réagir»  Voir?

- De plus en plus d’élèves ont recours aux cours particuliers. Cela révèle-t-il d’un besoin de remédiation non satisfait par l’école ? La pratique des cours particuliers n’est pas un phénomène récent en soi. Il prend, comme partout dans le monde, une dimension sociale plus importante, sur un plan quantitatif, à telle enseigne qu’on parle actuellement de l’émergence d’un marché relatif au soutien scolaire, que ce soit en résidentiel ou à distance, par le biais d’internet. Il est inquiétant quand il relève d’un déclassement des instances légales et légitimes de l’éducation et de la formation des populations d’élèves, allant jusqu’à porter atteinte au principe sacro-saint de la gratuité de l’éducation, droit reconnu dans notre Constitution. Il s’agit de cadrer l’activité et de la circonscrire dans un cadre légal et dans le respect de l’éthique éducative et de la législation en vigueur dans le domaine de l’activité commerciale dans notre pays, étant donné qu’à la base, il s’agit d’une prestation payante, soumise ou à soumettre à des règles de travail, comme cela se déroule partout dans le monde. Ceci peut être aussi considéré comme une évolution positive dans les aspirations légitimes des familles algériennes à assurer non plus une simple scolarité, mais beaucoup plus, c’est-à-dire une réussite optimale à leurs enfants. C’est en ce sens que nous pouvons comprendre cette tendance dont les raisons sont multiples et multiformes : pour la majorité, les cours de soutien sont perçus comme une aide aux enfants dont les parents ne peuvent pas assurer, par faute de temps ou par indisponibilité, le suivi de leurs études. Faire appel à un soutien spécialisé peut être perçu ainsi. Au niveau du ministère, on a mis en place plusieurs mécanismes pour permettre à l’élève de mieux réagir quand il est en face de difficultés d’apprentissage, puisqu’un volume horaire destiné à la pédagogie de soutien et à la pédagogie de remédiation est assuré par l’institution scolaire. En outre, le ministère, par le biais d’experts et de professionnels nationaux, a mené une étude depuis l’année dernière sur les réponses des élèves aux examens nationaux, centrés sur les langages dits fondamentaux : la langue arabe, les mathématiques et la langue française. Cette étude a permis de recenser une masse importante d’erreurs. A partir de ce diagnostic, une typologie a été réalisée et pour chaque type d’erreur, des fiches pédagogiques de remédiation ont été conçues pour permettre à chaque enseignant de répondre de manière efficace à des situations d’accumulation, voire de fossilisation de dysfonctionnements relevant, généralement, des processus d’apprentissage. L’ensemble des fiches de remédiation constitue un parcours personnel et un traitement différencié de chaque élève, constituant ainsi son «port-folio», document d’accompagnement du parcours de chaque élève. Le plan national stratégique de formation, qui sera mis en place par le ministère, s’appuie sur une démarche diagnostique rigoureuse, centrée, entre autres, sur ce genre de difficultés des élèves et de palliatifs trouvés par des parents. L’école publique a pour mission non seulement d’assurer la scolarité mais de garantir la réussite. Seule une telle entreprise basée sur le qualitatif et la professionnalisation des personnels de l’éducation par la formation, telle que nous sommes en train de la construire actuellement, est en mesure de réduire et diminuer le recours à ce genre de pratique. - Ces dernières années, les cours de soutien chez des particuliers sont proposés même pour les élèves du primaire. La surcharge des programmes est citée comme étant un des facteurs poussant les parent à chercher ce «soutien». Qu’en pensez-vous ? Les programmes algériens ne sont ni surchargés, ni sous-chargés, ils restent dans les standards internationaux en termes d’objectifs, de contenus et de méthodes; par contre, le temps scolaire, dans son ensemble, est appelé à s’adapter encore plus auxdits standards en matière de stock de semaines d’enseignement qui est de 36 semaines. Il s’agit moins d’une surcharge pédagogique que d’un enseignement massé. Encore que celles et ceux qui parlent de programmes surchargés n’hésitent à assurer des cours particuliers à leurs enfants, dans des conditions matérielles loin des normes requises pour n’importe quel établissement public en Algérie. Les cours de soutien sont minimes dans le cycle primaire et pour les niveaux intermédiaires. Par contre, ils sont enregistrés massivement pour les classes d’examen, celles préparant les élèves à des évaluations certificatives, telles que la 4e AM et la terminale. De par son histoire, l’Algérie véhicule une frustration historique, liée à la période coloniale et au processus de démantèlement de ses cadres et élites traditionnels. L’école algérienne dans ses fondements est nationale, équitable, publique, obligatoire et républicaine. Il y a un principe de redevabilité historique en matière d’éducation. Les cadres du ministère sont conscients que seule une démarche, portée par des indicateurs de qualité, est en mesure de recadrer sur ce qui fonde l’école et ses missions de base : la pensée scientifique, l’équité et la citoyenneté. Sur ce point et sur d’autres, il y va aussi de la responsabilité de toutes et de tous. - Pourquoi le ministère et ses différentes directions n’ont pas réussi à éradiquer le phénomène ? Des enseignants proposent des cours payants le soir à leurs propres élèves. C’est une dérive, c’est vrai ! Car l’éthique impose à un enseignant de ne pas proposer des cours payants à ses propres élèves. Nous ne pouvons agir que sur les questions d’éthique liée à la pratique enseignante. Il est aussi du devoir des partenaires sociaux, surtout les syndicats, de faire pareil. Nous inscrivons dans nos cours de formation continue les questions d’éthique dans le cadre de la Charte d’éthique du secteur de l’éducation. Le ministère n’a pas pour mission de contrôler l’activité pédagogique en dehors des établissements publics et privés, agissant dans un cadre formel et légal. En dehors de cette configuration, l’activité relève de l’informel et par conséquent du registre du contrôle commercial, lequel est adossé à des missions dont sont redevables d’autres secteurs et acteurs de l’activité nationale, dans ses segments d’enseignement et de formation.  

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(22/11/2017 : 12:00)

Une usine ouverte hier à Alger  Voir?

L’usine du groupe TMC pour la fabrication de plaquettes de frein a été officiellement inaugurée. Le groupe Tahkout (TMC) a officiellement inauguré, hier, son usine de production de plaquettes et garniture de frein en Algérie. Dotée des derniers outils de fabrication, l’usine Bull Brakes, qui est située à Réghaïa (Alger), à proximité du siège et des showrooms de Cima Motors, a une capacité de production de 30 000 plaquettes/jour. Cette usine aura à couvrir «30% de la demande du marché national», avec les 10 millions d’unités qui y seront produites annuellement,  a indiqué Abderrezak Bouharissa, directeur des projets du groupe Tahkout. L’usine emploie actuellement un effectif de 450 personnes, dont 25 ingénieurs, 40 superviseurs et 45 techniciens, et aura à produire quelque 270 modèles de plaquettes. Sur le marché, il existe en tout 350 modèles de plaquettes de frein. Le groupe Tahkout cible à travers son usine, pour laquelle il a consacré un investissement de 2,5 milliards de dinars, les différentes unités de montage automobile activant en Algérie, le service après-vente (SAV), et même l’exportation vers d’autres pays. «On travaille pour toutes les marques», a souligné le chargé des projets Tahkout qui a précisé par ailleurs que «pour donner la chance aux jeunes, 90% des employés de l’usine sont des universitaires». L’usine tourne à raison de trois shifts par 24 heures et «les plaquettes de frein qui y sont fabriquées peuvent être montées directement sur les véhicules», rassure Abderrezak Bouharissa. Cela dit, l’inauguration de cette usine a eu lieu en présence du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, qui, accompagné du PDG du groupe Tahkout, Mahieddine Tahkout, et de ses cadres, a eu, à cette occasion, à suivre tout le processus de fabrication de ces plaquettes de frein. Ainsi, après l’agréage de la matière première et consommable, ce processus commence par la ligne de préparation des recettes «compound» assistée par ordinateur, et au même moment se fait le traitement de surface des supports métalliques (grenaillage et rugosité). L’étape suivante verra l’homogénéisation de la recette d’un côté et l’application du revêtement d’adhésion pour les supports. Vient par la suite la ligne 4 des presses pour le compactage à haute température pendant 6 minutes, puis subir un autre traitement thermique pendant plusieurs heures. Les opérateurs de l’usine procèdent par la suite au taillage (usinage), puis au traitement de surface des plaquettes (sablage puis revêtement anticorrosif) et enfin la finition (antibruit, ressorts de fixation et emballage) qui clôture le processus de fabrication.

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(22/11/2017 : 12:00)

Rassemblement samedi à Alger  Voir?

Plus de dix syndicats appellent à un rassemblement national samedi prochain, à la place des Fusillés à Alger. Ces syndicats encadrés dans l’intersyndicale, représentant essentiellement les secteurs de la Fonction publique, protestent contre l’émiettement du pouvoir d’achat des travailleurs et continuent d’exprimer leur mécontentement concernant la loi sur la retraite. «Cela fait une année que nous exprimons nos revendications de manière pacifique. Tous les dossiers sont au même niveau. Il n’y a aucun écho du gouvernement. Mais aujourd’hui, c’est le piétinement des libertés syndicales qui nous interpelle le plus», souligne Sadek Ziri, président de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef), lors de la conférence de presse animée hier par les représentants des syndicats autonomes. Le cas des travailleurs syndicalistes du groupe Sonelgaz et d’Algérie Poste poursuivis et licenciés pour activités syndicales illustre la politique de refus de reconnaissance des syndicats autonomes, qui prend chaque jour des proportions alarmantes, s’indigne le syndicaliste. «Malgré une décision de justice en leur faveur,  les syndicalistes d’Algérie Poste n’ont pas pu réintégrer leurs postes de travail. Aujourd’hui, même la justice est incapable de protéger les travailleurs», souligne M. Ziri. L’intersyndicale craint que l’année 2018 soit «désastreuse» pour les travailleurs. «La dévaluation de plus de 30% du dinar a durement impacté le pouvoir d’achat des travailleurs. Avec les nouvelles mesures contenues dans le projet de loi de finances 2018, les travailleurs seront les plus touchés par la crise», soulignent les représentants des travailleurs. Le recul sur l’impôt sur la fortune, que le gouvernement s’apprêtait à instaurer, renseigne sur le peu d’importance qu’accordent les pouvoirs publics à la protection du pouvoir d’achat des travailleurs. «En fait depuis des décennies, à défaut d’une politique économique créatrice de richesse, le gouvernement compte sur les impôts prélevés sur les travailleurs pour combler les déficits du Trésor», commente Idir Achour, porte-parole du Conseil des enseignants des lycées d’Algérie (cela). Le syndicaliste tire à boulets rouges sur les membres du Parlement qui ont plébiscité toutes les lois antitravailleurs. «La situation sera explosive, d’autant plus que c’est aux fonctionnaires de mettre encore une fois la main à la poche pour payer les déficits», ajoute M. Achour. De son côté, Meziane Meriane, coordonnateur national du Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (snapest) dénonce «l’injustice du système fiscal. Au moment où un salarié est prélevé à plus de 200 000 DA annuellement, de grands commerçants ne versent que 60 000 da par an». Lyes Merabet, président du Syndicat national des praticiens de santé publique (snpsp), estime qu’aujourd’hui «il y a une fissure entre la classe politique et les préoccupations des travailleurs». «Les syndicats vont s’exprimer le 25 novembre pour interpeller l’opinion publique sur les difficultés qui les attendent. Ce sera certainement le début d’une série d’autres actions de protestation. Des grèves ne sont pas à écarter et seront annoncées en temps opportun», explique le président du snpsp. Messaoud Boudiba, coordinateur national chargé de la communication au Cnapeste, lance un appel à la mobilisation nationale autour des revendications de l’intersyndicale. «Le code du travail risque de connaître le même sort que celui de la retraite. Le gouvernement risque de les adopter sans le consentement de toutes les parties concernées. Il n’hésitera pas à appauvrir les fonctionnaires pour couvrir les déficits du budget, et ce sont les acquis des travailleurs qui sont en jeu», souligne M. Boudiba. En plus des revendications liées à la protection du pouvoir d’achat, l’intersyndicale proteste contre la suppression de la retraite anticipée dans le cadre de la nouvelle loi sur la retraite en vigueur depuis début 2017. Plusieurs rassemblements et grèves ont été observés pour faire pression sur le gouvernement «pour éviter tout recul sur d’autres acquis». L’intersyndicale dénonce le silence du gouvernement et la fermeture des portes du dialogue.

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(22/11/2017 : 12:00)

Le Mercure Alger veut un nouveau look  Voir?

Une rénovation de l’hôtel Mercure Alger Aéroport est prévue prochainement. C’est ce qu’a mis en évidence récemment Sellini Rémy, directeur de cet hôtel, lors d’un exposé fait à l’occasion de la mise en œuvre de la convention de partenariat entre le groupe Hôtellerie, tourisme_et_thermalisme (HTT), et le Fonds national de développement de l’apprentissage et de la formation continue (FNAC). L’hôtel est idéalement situé au centre d’affaires de Bab Ezzouar et présente 307 chambres. La structure de l’hôtel, après presque une vingtaine d’années d’exploitation, est ancienne,  d’où le projet validé par l’EGT Centre (Groupe HHT) de rénovation et de modernisation. «Elle s’inspirera de l’Algérie, pays riche de culture et d’art, c’est l’esprit de la marque Mercure. L’hôtel est une enseigne internationale, avec une localisation stratégique dans le Centre des affaires, pas loin de la Safex et on a plein d’opportunités, telle l’implantation d’entreprises internationale sur la zone des affaires de Bab Ezzouar», dira le directeur. Il y a un autre facteur à prendre en compte : l’arrivée de plusieurs concurrents. L’objectif est de créer une zone bien particulière et indépendante des salles de réunions au niveau du rez-de-chaussée, ouvrir le lobby qui deviendra plus agréable et plus chaleureux, contrairement à celui d’aujourd’hui, qui est froid et moins accueillant, en créant un bar ouvert, des restaurants ouverts. Le piano bar actuel sera fermé. Il y aura des coins où travailler, avec des zones de réunion vraiment indépendantes. La salle de réunions principale sera agrandie pour atteindre 400 à 500 clients. Au première étage, le restaurant algérien va évoluer vers un restaurant plutôt oriental et une ouverture vers la terrasse qui n’est pas exploitée actuellement, le restaurant chinois sera transformé en restaurant VIP où on pourra faire des repas d’affaires avec un chef dédié. Le projet prévoit deux piscines : une fermée pour être utilisée pendant l’hiver (hors période estivale) et une piscine ouverte avec une salle de gym et fitness. La piscine couverte prendra la place de la piscine actuelle et à côté une piscine ouverte avec salle de gym et spa. L’autre point concerné par la rénovation, ce sont les chambres qui seront modernes, avec une touche locale pour s’adapter à l’environnement. Avec cette rénovation, le Mercure vise plusieurs objectifs : meilleure visibilité, développement d’une stratégie de différenciation et valorisation de l’offre. Le Mercure fait partie du groupe Accor, qui a ouvert ses portes à Alger en 2000 suite à la signature d’un contrat de management avec l’EGT Centre. Le gouvernement souhaite que le tourisme puisse, à terme, faire contrepoids aux hydrocarbures, source quasi unique de revenus en devises à l’heure actuelle et au moment où l’Algérie traverse une situation économique difficile, en raison de la chute des cours du pétrole sur le marché mondial, qui a induit une baisse de plus de 60% des revenus en devises par rapport aux années précédentes.     

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(22/11/2017 : 12:00)

Meziane Abane et sa famille menacés  Voir?

Le frère cadet de notre journaliste, Meziane Abane, a été poursuivi et intercepté près d’Ahnif, à l’est de Bouira, par des individus armés et non identifiés. Les faits se sont déroulés dans la nuit de vendredi dernier, lorsque Mohand Abane, 30 ans, le frère cadet de notre collègue Meziane, a été poursuivi par des individus armés à bord d’un véhicule léger. «Vers 21h30, j’étais sur le chemin du retour à la maison depuis le village dit El Karia, après avoir effectué un rechargement de ma carte téléphonique. Un véhicule me poursuivait en laissant une distance d’une centaine de mètres. Avant d’arriver à la bretelle autoroutière d’Ahnif, le conducteur du véhicule n’a pas cessé de me faire des appels de phare à plusieurs reprises», a témoigné Mohand, toujours sous le choc. «Je me suis arrêté et, à un certain moment, un individu s’est pointé devant ma portière et un autre est monté dans mon véhicule par la porte arrière en pointant une arme sur ma tête», poursuit-il. «Ma tet’har-ekch. (Ne bouge pas !)», lui a ordonné l’un des individus. A l’intérieur de la voiture, l’une des personnes ayant braqué le jeune Mohand a agi à visage découvert, précise-t-il. «Les deux personnes m’ont intimé l’ordre de rouler jusqu’à un lieu isolé, loin des regards, près de la bretelle autoroutière d’Ahnif.» Il dit avoir vécu un véritable interrogatoire. «‘‘C’est toi Abane ?’’, m’a demandé celui qui était assis à côté de moi. J’ai répliqué que non. Puis il m’a obligé à montrer une pièce d’identité, en me repoussant vers l’avant. Sous la menace, j’ai été contraint de lui donner ma carte d’identité», raconte-t-il, encore sous le choc. «Lorsqu’il a vu le nom sur ma carte, il m’a demandé si j’avais une relation avec un certain Abane Meziane, (journaliste et bloggeur, ndlr). J’ai fini par avouer que c’est en effet mon frère. Puis il a enchaîné avec d’autres questions en relation avec ma famille», a témoigné encore le jeune Mohand, qui a été relâché par les deux personnes en le sommant de baisser la tête pour ne pas identifier leur véhicule. Qui sont ces individus ? La question mérite d’être posée. Notre témoin a révélé qu’après une dizaine de minutes d’interrogatoire sous la menace d’armes, l’un des individus lui a signifié que «ce n’est pas la peine d’aller en informer les services de sécurité». Hier, il a décidé de porter plainte. Le journal a également décidé de porter plainte.  

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(22/11/2017 : 12:00)

Béjaïa : Assirem, Tafath… des indépendants en conquérants  Voir?

A chaque rendez-vous électoral, les indépendants se rendent visibles et nombreux dans la compétition, bousculant maires-candidats et chapelles politiques. Le phénomène, qui n’est pas nouveau à Béjaïa, a pris de l’importance cette fois-ci avec une nouvelle donnée : la mobilisation d’animateurs du mouvement associatif qui se lancent dans l’aventure électorale. La liste indépendante Assirem de Tazmalt fait parler d’elle depuis le rejet contesté de la candidature de sa tête de liste Fatah Redjdal, un militant associatif dynamique connu des Tazmaltis. Elle s’engage sur le terrain difficile d’une commune qu’a longtemps dirigée le maire-candidat Smail Mira. La liste Assirem (Espoir) est constituée d’acteurs de plusieurs associations locales qui lancent le défi de reconstruire Tazmalt et de l’arracher au «despotisme». Sa particularité est qu’elle réunit plusieurs présidents d’association. «Nous sommes indépendants et à 90% des acteurs du mouvement associatif. Personne n’est militant d’un parti politique», affirme Fatah Redjdal, dont le rejet du dossier a servi de carburant à toute l’équipe et a drainé un élan de sympathie et de solidarité de la population durant la campagne. Le cachet d’«indépendants» semble redonner le crédit que perd la chose politique. «Nous sommes contre le parrainage. Ce n’est pas à deux doigts que nous allons plonger dans un parti politique», répond Fatah, ex-militant d’un parti. La collecte des signatures n’a pas été un écueil pour Assirem. Le contraire l’aurait poussé à chercher un parrainage. «Ce serait dans ce cas juste une casquette politique», nous répond-il. Le discrédit dont on accable les partis politiques a encouragé le phénomène des listes indépendantes. «Le FLN, par exemple, a fait sa campagne au nom de sa tête de liste ou avec son numéro. Il n’a pas mis en avant son sigle», nous dit-on à Tazmalt. Ce contexte reste plus ou moins profitable aux indépendants dans certaines régions, comme dans cette commune à la frontière sud de la wilaya de Béjaïa, où «l’ennemi» est le «maire-sortant-revenant». «Nous avons quatre adversaires et un ennemi», confirme Fatah qui fait office de parrain de la liste. «Avec les quatre autres listes, nous voulons construire Tazmalt, ce sont nos frères», ajoute-t-il. Le rassemblement du mouvement associatif a cela d’avantageux qu’il permet de pouvoir compter sur un électorat qui fait sa base. Et cela donne de l’optimisme à Assirem. «Nous allons l’écraser dans les 41 bureaux de vote de la commune», prédit Fatah Redjdal. Le modèle de gestion que l’on présente se résume à cela : «Gérer l’APC comme une association.» Et lorsque les associations ont eu le temps de montrer leur dynamisme, dans le cadre du bénévolat et de la gestion horizontale, l’espoir est permis. A Aokas aussi, la liste indépendante Tafath n Aokas (Lumière) est dans cette logique et dynamique. Elle englobe des animateurs qui se sont distingués dans des actions du mouvement associatif dans la commune, comme le Café littéraire, l’association des Aït Aïssa, l’initiatrice du projet du théâtre de verdure et le mouvement pour la protection de la bande boisée. Tafath, qui allait être la liste du PST, s’est émancipée des sigles de partis pour pouvoir s’élargir à divers horizons. «Nous avons préféré aller au-delà», explique Hamou Aidali, tête de liste. Selon lui, plus de la moitié de la liste est une composante de militants associatifs. «La question de la bande boisée mérite qu’on engage un combat plus large, elle nous tient à cœur», confie-t-il. Le combat pour la préservation de la bande boisée a rassemblé les énergies des candidats sur cette liste pour qui le statut d’élus sera un atout. «Au-delà de la cause de la bande boisée, nous avons le souci de reconstruire le mouvement associatif qui est indispensable pour contrecarrer le bradage», ajoute Hamou Aidali. Les jeunes de Tafath, comme ceux de Assirem, ambitionnent de créer de nouveaux rapports de force. A Aokas, les adversaires sont nombreux, cinq listes partisanes et une autre indépendante qui pèseront de leurs poids. A Akfadou, Boualem Amoura, le secrétaire général du Satef, mène une liste indépendante, la seule dans sa commune. Il le fait sous ce même cachet pour la troisième fois, depuis 2007 : «J’en fais un défi.» Pour avoir été un ancien d’un parti, il refuse de rejoindre une quelconque chapelle politique. «Je resterai toute ma vie indépendant, c’est un principe», se confie-t-il, considérant que le passage par le recueil des signatures est un test utile. Sa liste n’est pas celle des associations, mais l’on a compris que le mouvement associatif — que même les partis politiques ont dragué pour ces élections — est une carte gagnante. «C’est une exigence, nous allons travailler avec eux. Ils peuvent apporter beaucoup pour la commune», note-t-il. Ensemble Bougie, la liste de Mohamed Mansouri, le directeur général du CHU d’Oran, pour l’APC de Béjaïa, fait aussi parler d’elle. Elle a l’ambition d’évincer le FLN de la mairie et de concurrencer les grosses cylindrées parmi les partis politiques. Mohamed Mansouri aussi est un ex d’un parti politique. «Nous avons lancé un appel ouvert à la population pour confectionner une liste indépendante», nous explique-t-il, prenant l’exemple des listes indépendantes qui «ont montré leur savoir-faire». A Ensemble Bougie, on se félicite même qu’on ait réussi à intéresser «des jeunes qui ne connaissent même pas la définition de politique». L’intérêt est tourné vers les associations auxquelles il est proposé une occasion de «concrétiser leurs projets dans un cadre managérial» à travers le canal de l’Assemblée populaire communal. Beaucoup d’autres listes indépendantes se sont formées, ou ont tenté de le faire, autour du vivier associatif. Certaines, de guerre lasse, ont été amenées à se mettre sous la coupe de sigles partisans, acculées par la lourde exigence administratives du recueil de signatures. Elles l’ont fait même pour des parrainages contre nature. Il est attendu d’elles de se débarrasser de leurs sigles le 23 novembre au soir.  

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(22/11/2017 : 12:00)

«Il n’y pas de volonté politique pour organiser le marché»  Voir?

Pour l’Organisation nationale des parents d’élèves, «il n’y a pas une véritable volonté politique pour éradiquer le phénomène des cours particuliers, qui se font dans l’anarchie au détriment du rendement à l’école». Pour cette organisation, faisant partie d’un groupe de travail mis en place en 2015 pour l’éradication des cours de soutien, jugés par le ministère comme étant «nuisibles», plusieurs propositions ont été formulées mais sont restées sans suite. L’organisation présidée par M. Benzina propose la synergie des efforts avec d’autres départements, notamment le fisc pour soumettre cette activité à une réglementation comme toute autre activité commerciale. L’organisation propose également que les établissements scolaires récupèrent cette activité avec la contribution financière symbolique des parents d’élèves pour mettre fin au dysfonctionnement dans ce créneau.

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(22/11/2017 : 12:00)

Etudes en post-graduation : Près de 16 000 diplômés des ENS recrutés depuis 2014  Voir?

Une commission permanente intersectorielle avec l’Education nationale pour la coordination des politiques, programmes et projets communs, a été installée avant-hier suite au mouvement de protestation enclenché par les étudiants des Ecoles normales supérieures, réclamant la priorité dans le recrutement dans le secteur de l’éducation. Tahar Hadjar, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a également rassuré les étudiants quant à la levée de tout obstacle dans l’accès aux cursus supérieurs. Il a précisé qu’il «n’y avait aucun problème à ce que les étudiants issus de l’ENS poursuivent leurs études en post-graduation (master)». M. Hadjar a indiqué que son secteur «prenait en charge toutes les demandes des diplômés de l’ENS en matière d’ouverture de spécialités en master, et ce, sans exception, que ce soit des revendications d’ordre professionnel ou académique». Pour ce qui est de la contractualisation des diplômés de l’ENS avec le ministère de l’Education nationale et de leur revendication de travailler dans leurs wilayas de résidence, le ministre a expliqué que «certaines spécialités sont ouvertes dans des wilayas mais non dans d’autres», affirmant que «le principe en matière de recrutement obéit aux besoins du secteur de l’éducation nationale». A ce propos, le ministre a précisé que le département de l’Education s’efforce à rapprocher les nouveaux enseignants de leurs lieux de résidence, ajoutant que ce ministère permet le transfert après 3 années de service. 15 584 diplômés des Ecoles normales ont bénéficié d’un recrutement dans le secteur de l’éducation entre 2014 et 2017, a indiqué le ministre. Une commission «permanente» entre le ministère de l’Education nationale et le ministère de l’Enseignement supérieur a été installée ce jour, au terme de 4 rencontres intersectorielles portant sur les Ecoles normales supérieures. Cette commission vise à faire des ENS des pôles d’excellence pour parvenir à une école de qualité. Pour la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghabrit, cette commission aura à faire un diagnostic et à arrêter les stratégies de recrutement jusqu’en 2025.

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(22/11/2017 : 12:00)

Des tarifs exorbitants  Voir?

Le budget consacré par les parents d’élèves aux cours dépend du palier auquel appartient l’élève. Les classes de terminale et de quatrième année moyenne connaissent la plus grande demande. Pour la 5 AP, les enseignants sollicités pour remédier aux lacunes en langues arabe et française et en mathématiques pour «une mise à niveau», les tarifs pour la classe de 5e oscillent entre 1000 et 2000 DA par mois en moyenne dans les grandes villes pour un groupe de 5 personnes au moins. Les tarifs peuvent être plus bas dans certaines régions et  également doubler, si le groupe est encore plus réduit. Pour les classes de 4e AM, les tarifs varient, selon les régions. Dans les grandes villes, des parents déboursent en moyenne jusqu’à 4500 DA par matière, à raison d’une séance d’une heure et demie par semaine. «Il faut compter au moins trois matières par enfant ; ce qui me fait presque 15 000 DA mensuels pour les cours de maths, arabe et français», révèle le père d’un collégien qui prépare son BEM. Les tarifs doublent, évidemment, si les cours sont organisés en petits groupes, qui se rapprochent de ceux pratiqués pour les cours ciblant les élèves de 1re et 2e années primaires. Pour les élèves de terminale, les tarifs varient selon la matière et le nombre d’élèves dans le groupe. Pour les cours de maths et de physique, les tarifs atteignent 4500DA par séance de 2 heures. «Ma fille travaille bien, elle se prépare sereinement pour l’examen, et ça, ça n’a pas de prix», souligne la mère d’une lycéenne qui va passer son bac sciences, regrettant l’absence d’autres moyens de remédiation au niveau de l’établissement. Il faut savoir qu’au niveau des établissements scolaires les enseignants sont payés à 180 DA/heure. Le fossé séparant ce tarif de ceux pratiqués dans l’informel décourage les enseignants les plus engagés. Il faut souligner que des bénévoles encadrés dans des associations de quartiers et de villages dispensent des cours gratuitement. Certains enseignants partagent également des explications détaillées des cours sur les réseaux sociaux, comptant des milliers d’abonnés.

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(22/11/2017 : 12:00)

On vous le dit  Voir?

- Des élus parmi un groupe de harraga en détention en Espagne De sources bien informées, on apprend que parmi un groupe de harraga ayant quitté  dernièrement le territoire national à partir des côtes du Dahra-Est de Mostaganem se trouvaient trois footballeurs du club local de Hadjadj ainsi que deux autres élus de la même commune qui viennent d’achever leur mandat au sein de l’APC. Ces derniers ont contacté leurs familles dans le courant de cette semaine pour les informer qu’ils sont arrivés en territoire ibérique et qu’ils sont détenus au niveau d’un centre aménagé spécialement pour les émigrés clandestins à Almeria. Des sources révèlent que chacun des harraga avait versé un montant de 10 millions de centimes pour la traversée. - Des engins au centre de Blida ! Même si leur circulation est formellement interdite au centre-ville, un homme d’affaires à Blida s’est permis de transformer un lot de terrain (ancien garage Bouchemit), situé en plein centre-ville et dans un quartier populaire, en un parc pour les camions et les engins de travaux publics. Et cela ne cesse de gêner et les riverains et les automobilistes passant par le boulevard Takarli Abderrezak. «Mon fils a du mal à aller au travail le matin, car l’accès qui mène à la route principale est souvent obstrué par des engins», témoigne B. M., riverain. Ce dernier a déposé plainte au commissariat, le 18 novembre, et se demande toujours comment l’homme d’affaires en question a pu transformer tout un espace, dans un quartier populaire, en un parc de camions et d’engins ! - Condor Electronics, sponsor exclusif du Black Friday 2017 Condor Electronics, fabricant algérien de produits électroniques, électroménagers et multimédia, annonce sa participation au Black Friday, initié par Jumia Algérie, du 24 novembre au 8 décembre. Sponsor exclusif de l’événement, Condor Electronics présentera lors de cette quinzaine ses produits IT, TV et Petit-Electroménager à des prix concurrentiels avec des remises spéciales Black Friday. Au-delà des bonnes affaires, Black Friday 2017 réservera aussi plein de cadeaux à gagner tous les jours pour les clients Jumia, dont des billets d’avion, des téléviseurs et des smartphones. Le Black Friday est un concept qui a vu le jour pour la première fois aux Etats-Unis durant les années soixante et qui désigne le dernier vendredi du mois de novembre où les commerçants proposent des réductions importantes pour lancer la saison des achats de fin d’année. - Salon des boissons, des arômes et des produits laitiers Sous l’égide de la société événementielle SPP Communication, le premier Salon international des boissons, des arômes et des produits laitiers (Sibal Expo 2017) ouvrira ses portes prochainement à Alger, au Centre international de conférences (CIC), pour trois jours (27-28-29 novembre) dédiés à la présentation des nouvelles tendances dans la production des boissons et des produits laitiers. Selon les organisateurs de cette première édition du Sibal, ce Salon sera une vitrine qui permettra aux professionnels des secteurs de la boisson et des produits laitiers de mettre leurs plus récents produits sous les feux des projecteurs. Selon SPP Communication, ce Salon rassemblera plus de 100 exposants du domaine de l’industrie des boissons, des arômes et des produits laitiers en présence de 20 000 visiteurs potentiels. - Des mails pour le signalement des atteintes aux droits des enfants La déléguée nationale, présidente de l’Organe national de la protection et de la promotion de l’enfance, Meriem Cherfi, a annoncé, lundi à Alger,  la mise en place prochaine d’une adresse électronique pour le signalement de toute atteinte aux droits de l’enfant dans le cadre de la protection de cette catégorie de la société. Cet outil, qui sera prochainement mis à la disposition des citoyens pour signaler toute atteinte aux droits de l’enfant, s’inscrit dans le cadre d’une série de mesures en préparation par l’Organe pour garantir la protection de cette catégorie vulnérable de la société, à l’instar d’un numéro vert et d’une banque de données sur l’enfance, a indiqué Mme Chorfi lors d’une journée d’information à l’occasion de la célébration du 28e anniversaire de l’adoption de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant (20 novembre). Le wali d’Alger, Abelkader Zoukh, a rappelé, lors de son intervention, les nombreuses réalisations au niveau de la wilaya, dont l’aménagement des espaces de loisirs au profit des enfants, ainsi que la réalisation, dans le cadre du relogement, de nouvelles agglomérations dotées d’aires de jeu, de centres culturels et de salles de sport pour les jeunes.

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(22/11/2017 : 12:00)

Élections locales : Des Algériens de l’étranger privés de vote par procuration  Voir?

Peu connue dans la diaspora algérienne, une disposition de la loi électorale permet aux Algériens qui résident à l’étranger de voter par procuration aux élections locales de leur dernière commune de résidence en Algérie ou de leur APC de naissance ou même de la commune de naissance de l’un de leurs parents. L’article 54 de la loi organique n° 16-10 du 25 août 2016 relative au régime électoral qui stipule que «  …. les électeurs établis à l’étranger …. peuvent, en outre, exercer leur droit de vote par procuration pour les élections aux assemblées populaires communales et de wilayas ». Il ne s’agit pas donc des Algériens qui sont momentanément à l’étranger mais bien de ceux qui sont résidents et immatriculés au niveau des consulats ou des ambassades algériennes. L’article 9 de la même loi leur donne le droit de s’inscrire sur les listes électorales pour les élections des assemblées populaire communales ou de Wilayas.  Mais au niveau des consulats algériens,  personne ne semble être au courant de la loi.   C’est-ce que vient de vivre un Algérien résident au Canada qui tenait à voter par procuration dans sa dernière commune de résidence en Algérie à  Mekla (Wilaya de Tizi Ouzou). Mahfoudh  Messaoudene, Ingénieur en génie civil à Sainte-Julie dans la banlieue sud de Montréal, s’est déplacé au consulat d’Algérie à Montréal pour établir une procuration à un membre de sa famille en Algérie. Les employés lui font comprendre qu’ils n’ont pas de formulaires et qu’il n’y pas de réglementation à ce sujet. Il a fallu qu’il leur montre le journal officiel pour qu’ils considèrent sa demande. Ils étaient surprise d’apprendre qu’il est possible pour les Algériens vivant à l’étranger de voter ce jeudi.  Ils sont habitués à traiter des demandes relatives aux élections présidentielles, aux référendums ou aux législatives (les députés de la diaspora) mais pas aux élections locales. En l’absence de formulaire spécifique aux élections communales du 23 novembre,  ils lui proposent de remplir  la procuration standard demandée habituellement pour divers motifs. Au consulat, on affirme qu’aucune directive ou circulaire relative aux élections locales n’a été envoyée que ce soit par le ministère des affaires étrangères ou par le ministère de l’intérieur. Mahfoudh Messaoudene envoie la procuration à ses proches en Algérie. Et surprise. Elle n’est pas valable. « Ca n’a aucun sens, je ne vais pas aller chercher les formulaires moi-même en Algérie », dit-il. « Au fond, le système ne veut pas nous laisser voter pour ne pas déranger sa clientèle », ajoute-t-il. L’intensité de la joute électorale a fini par atteindre les Algériens  du Canada car même ceux qui sont partis restent concernés par la gestion directe des communes où vivent leurs familles et amis.

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(21/11/2017 : 20:29)

Le Net pour dire le ras-le-bol  Voir?

En pleine campagne pour les législatives de 2017, l’artiste Chemeseddine Lamrani, alias Dzjoker, a crééle buzz en mettant en ligne sur YouTube une vidéo d’un peu plus de 4 mn «Mansoutich» (Je ne sauterai pas), rapidement classée première au «top trending» des vidéos YouTube les plus vues en Algérie. Un buzz à plus de 10 millions de vues depuis sa diffusion, partagée sur Facebook et qui deviendra rapidement un manifeste pour le boycott des législatives, obligeant Seddik Chihab, tête de liste RND à Alger, à monter au créneau pour s’en prendre au youtubeur accusé d’être «manipulé par l’étranger», car son clip... est de bonne qualité ! A travers la Toile, les internautes algériens comblent l’absence du débat politique. Ces publications sur les réseaux sociaux sont devenues aujourd’hui le moyen le plus sûr pour exprimer le désarroi et les souffrances d’une jeunesse algérienne qui ne se reconnaît pas dans ses dirigeants. Et ce n’est pas près de s’arrêter. Cette semaine, c’est au tour d’un autre youtubeur, Anes Tina, de poster «Rani Za3fan” (Je suis en colère), dans laquelle il dénonce la situation précaire de la jeunesse algérienne. Grimé en jeune désœuvré, sweat rouge et barbe fournie, l’artiste balance ses punchlines face caméra à travers plusieurs plans tournés dans les rues d’Alger. « Mon fils meurt à l’hôpital et je ne peux rien faire, alors que vous, vous allez vous faire soigner pour une simple grippe à l’étranger.» Ou encore « des titulaires de master vendent des cigarettes, alors que d’autres avec un niveau primaire font des affaires et les lois au Parlement.» «Je me tire avec les enfants de mon quartier dans un chalutier, car je n’ai pas comme leurs enfants la double nationalité.» Depuis sa diffusion le 17 novembre, la vidéo a déjà été vue par plus de 3 millions d’internautes. Face à la menace, les autorités algériennes tentent d’organiser la riposte. Pour parer au succès retentissant de la vidéo d’Anes Tina, Rani za3fane” (Je suis en colère), la chaîne de télé Ennahar, proche du cercle présidentiel, a diffusé une vidéo intitulée «Rani farhane» (Je suis heureux). Une image fixe de la fameuse Grande Mosquée en construction et une voix qui reprend les éléments de langage habituels du discours officiel et énumère les raisons pour lesquelles il faut être heureux en Algérie. «Je ne laisserai pas mon pays s’effondrer comme c’est le cas chez nos voisins», clame la vidéo. Avec un peu plus de 5000 vues depuis sa diffusion, «Rani far-hane» n’a pas convaincu beaucoup d’internautes.

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(21/11/2017 : 12:00)

Ksentini défie la présidence de la République  Voir?

La désormais «affaire» de la vraie ou fausse rencontre de Mustapha Farouk Ksentini avec le président Bouteflika ne semble pas avoir livré tous ses secrets. L’ex-président de la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’homme (CNCPPDH), un des proches du président Bouteflika, réagit au démenti de la présidence de la République qui le qualifiait d’affabulateur. Dans une courte déclaration mais lourde de sens, diffusée par le quotidien arabophone El Khabar, maître Ksentini persiste et signe en maintenant la totalité de ses propos relatifs à l’audience que lui aurait accordée le président Bouteflika et lors de laquelle il aurait abordé avec lui l’actualité politique nationale et la présidentielle de 2019. Me Ksentini ira encore plus loin en doutant de l’identité de celui qui a émis le démenti. «J’ai été surpris, comme tous les Algériens, par le communiqué attribué à la présidence de la République, lequel démentait ma rencontre avec le Président», a affirmé Me Ksentini sur les colonnes d’El Khabar, tout en refusant de polémiquer sur le sujet par respect au chef de l’Etat. «J’ai décidé de tourner la page et de ne plus parler de ce sujet eu égard au respect que je porte au président de la République», a-t-il conclu, lui qui a été accusé dans un communiqué officiel d’avoir fait des déclarations mensongères dans la presse nationale. Par sa réaction, bien que succincte, Me Ksentini a semé le doute sur l’authenticité d’un communiqué qui porte le sceau de la présidence de la République et qui a été diffusé par l’agence officielle APS. En émettant des doutes sur l’origine réelle de ce démenti, Me Ksentini joue gros, en ce sens qu’il relance carrément la question de «qui gouverne en Algérie ?», soulevée par certains partis de l’opposition. Son attitude nous rappelle celle de Abdelaziz Belkhadem qui, après son limogeage en septembre 2014 de son poste de représentant personnel du président de la République, avait exprimé des doutes sur la dépêche APS, en ce sens qu’elle annonçait également son exclusion des rangs du FLN. Une année après, en septembre 2015, c’était un autre ex-secrétaire général du FLN, Ali Benflis, qui douta de l’origine d’un autre communiqué de la présidence de la République mettant à la retraite le chef du département du renseignement et de la sécurité. Juste après, Louisa Hanoune lui emboîta le pas en s’interrogeant sur l’identité de celui qui nommait et dégommait de hauts cadres de l’Etat. La secrétaire générale du PT était allé jusqu’à demander, avec d’autres personnalités politiques et figures historiques, une audience au chef de l’Etat. La réaction de Me Ksentini sonne comme un défi à la présidence de la République. A moins qu’il apporte la preuve de l’inauthenticité du communiqué en question. Ce qui n’a pas été fait jusque-là.

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(21/11/2017 : 12:00)

Une campagne sur fond de statu quo politique…  Voir?

Tantôt morose, tantôt ponctuée par des échanges de propos acerbes entre chefs de parti et tantôt marquée par des spectacles burlesques, la campagne électorale s’est achevée dimanche soir sans susciter, à des exceptions près, le débat houleux d’idée et de programme. Les locales de 2017 différent totalement de celles qui les ont précédées. Ni les messages des affiches et encore moins les discours des candidats et des chefs de parti n’ont créé l’événement qui aurait pu accrocher l’intérêt des électeurs. Bien au contraire. Beaucoup d’affiches électorales sont tournées en dérision en raison de leur contenu hilarant, voire même scandaleux. Certaines montrent le visage voilé  de candidates et même de candidats et d’autres présentent ces derniers dans des positions peu valorisantes au point de devenir la risée des internautes. Souvent médiocre, loin de tout professionnalisme et, dans le meilleurs des cas, très approximatives, les affiches ont plus amusé au point d’être arrachées, taguées ou carrément peintes et les tableaux d’affichage tout simplement arrachés. Plus grave. La campagne électorale a été marquée par les désagréments de l’affichage anarchique sur les murs des écoles, des mosquées, des établissements publics, des immeubles, des rideaux des magasins, sur les poteaux électriques, les panneaux de signalisation, les bennes à ordures, et même sur les murs des cimetières. Les affiches sont partout, sauf là où elles devraient être. En matière de communication, beaucoup de candidats semblaient loin des véritables enjeux auxquels seront confrontés les prochains maires. La majorité a préféré les sorties de proximité, laissant les grands meetings à leurs chefs de parti, dont les discours sont plus consacrés aux questions nationales qu’aux problèmes de gestion des communes, dont souffrent les 1500 assemblées que compte le pays. Certaines «grosses pointures», tout en brossant dans le sens du poil le «programme» d’un Président absent aussi bien de la scène nationale qu’internationale, ont profité de cette campagne pour se régler des comptes, à l’ombre de la prochaine élection présidentielle de 2019. A des exceptions près, rares sont les discours qui abordent la problématique des prérogatives des maires et de la gestion des communes, mais surtout de ce mal profond qu’est la fraude électorale qui éloigne les citoyens des urnes. Si certaines sorties du secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, étaient tantôt clownesques tantôt chargées de messages codés adressés à son frère ennemi, Ahmed Ouyahia, secrétaire général du RND, les meetings de ce dernier, sont souvent l’occasion pour s’attaquer à l’opposition et à tous ceux qui critiquent les décisions du gouvernement. Les autres leaders ont tous braqué leurs discours sur la source de la faillite du système, en pointant du doigt les dirigeants auxquels ils demandent d’expliquer où sont partis les 1000 milliards de dollars en 10 ans. Ils ont promis une alternative, mais sans pour autant la dévoiler. Force est de constater que les sujets économiques et politiques, comme l’endettement extérieur, la loi de finances 2018, la présidentielle de 2019, ou encore la planche à billets ont pris le dessus sur les grands maux dont souffrent les communes, notamment les pouvoirs expropriés des maires, le financement anachronique des assemblées et le développement local. Certains responsables de parti, comme Abdelmadjid Menasra du MSP, Amara Benyounès du MPA, Louisa Hanoune du PT, Mohamed Hadj Djilani du FFS ou encore Moussa Touati du FNA, ont évoqué occasionnellement le sujet sans pour autant le mettre au centre de leurs discours. De nombreuses promesses ont été entendues et beaucoup d’espoir a été cultivé devant un parterre de citoyens non convaincus pour avoir été à maintes fois bernés. Devant un tel constat peut-on dire que les électeurs vont se réconcilier avec l’urne ? La question est très difficile à trancher, même si l’ombre de l’abstention pèse lourdement, et le climat qui précède le scrutin  ressemble étrangement à celui des élections législatives, où les résultats ont montré que 6 Algériens sur 10 n’ont pas voté…  

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(21/11/2017 : 12:00)

La wilaya d’Alger ne reconnaît pas l’instance de Abdelwahab Derbal  Voir?

Les services de la wilaya d’Alger ne reconnaissent pas les décisions de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) concernant l’introduction des changements sur les listes de candidatures aux élections locales.  Surtout quand il s’agit du Front de libération nationale (FLN). Accusé par plusieurs militants et candidats d’avoir effectué des changements sur des listes de candidatures aux dernières élections, même après l’expiration des délais légaux, la direction du FLN est prise la main dans le sac. Sa liste de candidats à l’APC de Ben Aknoun a subi de profonds changements, au mépris de la loi électorale interdisant, dans son article 75 «la suppression et la modification de l’ordre de classement, sauf en cas de décès ou d’empêchement». «J’étais tête de liste du FLN et j’ai déposé le dossier de candidature le 24 septembre 2017 à 23h59, comme le prouve le récépissé de dépôt qui m’a été remis par l’administration. C’était le dernier délai. Mais quelques jours plus tard, j’ai découvert une autre liste du FLN conduite par celui qui était classé en 7e place au début et sur laquelle je suis rétrogradé à la 16e place. Sur cette deuxième liste, de nouveaux noms de candidats ont été ajoutés», dénonce Cherif S., qui s’est rendu à notre rédaction muni de tous les documents prouvant la véracité des faits. Face à cette situation, le candidat a adressé une plainte à la HIISE. «Après examen de la plainte, conformément à la réglementation, l’Instance a ordonné l’annulation de la deuxième liste introduite par le parti d’une manière illégale. Cette décision a été notifiée au wali d’Alger. Malheureusement, les services de la wilaya d’Alger n’ont pas appliqué la décision de la HIISE qui sont, selon l’article 21 de son règlement intérieur, non susceptibles de recours», explique-t-il. Ce cas confirme, on ne peut plus clairement, que l’application des lois de la République n’est qu’un vain mot.  

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(21/11/2017 : 12:00)

L’Arav satisfaite de la couverture médiatique  Voir?

L’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) se dit satisfaite de la qualité de la couverture audiovisuelle de la campagne électorale pour les élections locales du 23 novembre. Dans un communiqué rendu public hier, l’Arav a relevé l’absence de plainte des candidats sur les médias audiovisuels. «Au terme de cette campagne, et par-delà son contenu, l’ARAV ne relève pratiquement pas de dépassement significatif à cet égard, ni dans la forme ni dans le fond. Aucune plaine n’a été enregistrée de la part de partis ou de candidats. Par voie de conséquence, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel estime que la couverture audiovisuelle de la campagne électorale s’est déroulée dans des conditions régulières», a souligné l’ARAV dans un communiqué signé par le président Zouaoui Benhamadi. L’ARAV a rappelé avoir mis en place, tout au long de la campagne électorale, et en vertu de la loi, «un dispositif de veille permanente, par lequel elle a pu suivre toutes les grilles de programmes en lien avec la couverture de la campagne pour les élections locales du 23 novembre 2017, diffusées sur l’ensemble des chaînes de radio et de télévision publiques nationales au même titre que les chaînes privées accréditées». «L’objectif était, dans un premier temps, de constater puis de consigner, avant l’éventualité de faire appliquer la loi contre tout dépassement ou irrégularité, quelles qu’en soient la nature et les circonstances», a-t-elle assuré, soulignant que «cette veille couvrait aussi bien les émissions d’expression directe, selon leur répartition réglementaire en termes d’ordre de passage et de volume horaire, que les débats, meetings, tables rondes et journaux télévisés». L’Arav a conclu son communiqué en affirmant n’avoir constaté aucun manquement professionnel des médias audiovisuels.

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(21/11/2017 : 12:00)

Dernière mise à jour : 21/11/2017 : 21:29


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