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Les actualités de infirmiers.com


La FNI monte au créneau contre la "concurrence déloyale" imposée par les SSIAD  Voir?

La Fédération Nationale des Infirmiers (FNI)  est bien décidée à mettre un terme à ce qu'elle considère comme une pratique abusive. Si le code de déontologie interdit aux infirmières libérales de recourir à la publicité, certains Services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) n’hésitent pas à en faire amplement usage, affirme son communiqué sur la question. Conséquence selon la FNI ? Les infirmières libérales qui y sont confrontées subissent dès lors une concurrence déloyale qui leur porte gravement préjudice. La Fédération a donc chargé son service juridique d'engager une action nationale, a-t-elle fait savoir. Le syndicat compte s’appuyer sur un récent arrêt de la Cour de cassation qui a rétabli l’égalité d’application de l’interdiction de recours à la publicité sur les actes de soins opérés par tous les professionnels de santé, quel que soit leur lieu ou mode d’exercice. Cet arrêt a été obtenu par la profession des chirurgiens-dentistes libéraux qui étaient confrontés avec les centres dentaires aux mêmes difficultés que les infirmières avec les centres de santé ou centres de soins infirmiers.

Dans ce contexte, la FNI précise que les infirmiers libéraux qui s'estimeraient victimes de ces pratiques, qu’ils soient adhérents ou non à un syndicat, peuvent rejoindre les actions en contactant son service juridique

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(27/07/2017 : 07:58)

Cours IFSI – Les infections sexuellement transmissibles  Voir?

Dans le monde, plus d’un million de personnes contractent chaque jour une infection sexuellement transmissible (IST). Environ une trentaine de bactéries, virus et parasites peuvent se transmettre par voie sexuelle. En France, elles ont tendance à progresser ces dernières années. Quelles sont les choses à savoir en la matière ?

lingerie et préservatif

L'utilisation d'un préservatif permet de prévenir les infections sexuellement transmissibles et de se protéger.

Une infection sexuellement transmissible (IST) se transmet principalement lors de relations sexuelles (rapport anal, vaginal ou oro-génital). Plus d’une trentaine de bactéries, virus et parasites sont connus, mais la plupart des infections sexuellement transmissibles sont dues à huit de ces agents pathogènes :

  • la syphilis, la gonorrhée, la chlamydiose, la trichomonase, qui peuvent être guéries ;
  • l’hépatite B, le virus de l’herpès (HSV ou herpes virus simplex), le VIH et le papillomavirus humain (VPH), des infections qui sont/peuvent être incurables.

Les IST peuvent aussi être contractées lors de transfusions sanguines ou se transmettre de la mère à l’enfant pendant la grossesse ou l’accouchement. Dans la majorité des cas, elles sont asymptomatiques ou présentent peu de symptômes.

Les infections sexuellement transmissibles pouvant être traitées

La syphilis

La syphilis se traduit par l’apparition, deux à quatre semaines après la contamination, d’un chancre (petite plaie indolore), de boutons ou de petites plaques rouges, sans démangeaisons. Le diagnostic est établi au travers d’un examen médical et d’une prise de sang. Si elle n’est pas traitée, la Syphilis peut engendrer une atteinte du cerveau, des nerfs, du cœur, des artères et des yeux. Aucun vaccin n’existe et elle se traite par antibiotiques par piqûre ou comprimés.

Entre 2013 et 2015, le nombre de cas de Syphilis précoce (de moins d’un an) a augmenté en France (1). Il a cru de 85% chez les femmes hétérosexuelles et de 75% chez les hommes hétérosexuels. Chez les hommes ayant des rapports sexuels avec les hommes (HSH), il a augmenté de 56%. Les hommes de 20 à 49 ans sont les plus concernés par cette infection (78%), quelle que soit l’orientation sexuelle. La majorité des femmes atteintes (53%) ont moins de 29 ans. Dans le monde, plus de 900 000 femmes enceintes ont été infectées par la syphilis en 2012 ce qui a engendré des complications dans 350 000 cas, notamment des mortinaissances.

La gonorrhée

La gonorrhée, ou blennoragie gonococcique (ou « chaude-pisse ») apparaît deux à sept jours après la contamination. Elle provoque des brûlures et/ou écoulements jaunes par la verge, le vagin ou l’anus, ainsi que de la fièvre, des douleurs au bas-ventre voire une angine. Le diagnostic s’effectue par prélèvement local, à l’entrée du vagin avec un grand coton-tige chez les femmes, au bout du pénis chez les hommes. En cas de non traitement, la personne touchée risque une infection des articulations ou de devenir stérile (surtout la femme). Des antibiotiques ainsi qu’un traitement local (crème, ovule) permettent de traiter la gonorrhée, à prendre par les deux partenaires. Néanmoins, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) prévient qu’il est désormais plus difficile de traiter la gonorrhée. Le nombre de cas de gonorrhée résistante aux antibiotiques est en augmentation, aussi de nouveaux médicaments sont nécessaires. Selon le Dr Teodora Wi, médecin, Département Santé reproductive à l’OMS, la bactérie responsable de la gonorrhée est particulièrement intelligente. En effet, à chaque fois que nous utilisons une nouvelle classe d’antibiotiques pour traiter l’infection, la bactérie évolue pour y résister.  Il n'existe, pour l'heure, pas de vaccin, mais une étude publiée dans la revue médicale The Lancet, le 11 juillet 2017, se veut plutôt encourageante en la matière. En effet, une vaccination contre le méningocoque B réduirait de 31% le nombre de cas de gonorrhée.

Entre 2013 et 2015, en France, le nombre de blennoragie gonoccique a augmenté de 100% chez les HSH, 32% chez les femmes hétérosexuelles et 8% chez les hommes hétérosexuels. Les 20-29 ans sont les plus touchées chez les femmes (57%) et les 20-39 ans chez les hommes (76%). Dans le monde, 78 millions de personnes en sont atteintes.

La chlamydiose

La chlamydiose, ou infection à chlamydiae trachomatis (CT) est l’IST la plus fréquente chez les personnes âgées de 16 à 26 ans, particulièrement chez les femmes. La plupart du temps, la contamination passe inaperçue car il y a peu de symptômes, voire pas du tout.  Une à deux semaines après la contamination peuvent apparaître des brûlures, un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, de la fièvre, une douleur au bas-ventre ou une angine.  Le dépistage consiste en un prélèvement local à l’entrée du vagin chez la femme, et en un recueil des urines ou un prélèvement à l’entrée de l’urètre chez l’homme. Il ne faut pas négliger cette infection puisque les complications sont importantes : salpingite, stérilité, grossesse extra-utérine et atteinte du nouveau-né si la mère est infectée. Le traitement antibiotique, prescrit par le médecin, dure moins d’une semaine.

Le nombre d’infections à Chlamydia a augmenté de 10% entre 2013 et 2015, dont 19% chez les hommes et 8% chez les femmes. Les plus concernées chez les femmes sont les 15-24 ans, et les 20-29 ans chez les hommes. La proportion de patients asymptomatiques était d’environ 45%.

La trichomonase

Elle se manifeste au travers d’un écoulement par la verge, l’anus ou le vagin, des brûlures et des démangeaisons une semaine après la contamination. Il n’existe pas de vaccin. Un examen gynécologique ainsi qu’un prélèvement de fluide du vagin permet d’établir le diagnostic chez la femme. Chez l’homme, des échantillons sont prélevés sur l’urètre. La prise d’antibiotiques ainsi qu’un traitement local (crèmes, ovules) peuvent traiter l’infection.

Les infections sexuellement transmissibles incurables

L’hépatite B

L’hépatite B, qui attaque le foie, se traduit par de la fatigue, des douleurs musculaires et articulaires, des maux de tête, de la fièvre, des nausées, diarrhées, des urines plus foncées et le teint jaune. Elle apparaît deux à huit semaines après la contamination. Le diagnostic s’établit à la suite d’une prise de sang. Si elle n’est pas traitée, l’hépatite B peut entraîner une cirrhose, un cancer du foie et atteindre le nouveau-né si la mère est infectée et non traitée. Un vaccin permet de se protéger de cette infection. Il est possible de guérir sans traitement, mais l’hépatite B peut également devenir chronique, d’où l’intérêt d’un suivi médical. Environ 2 500 personnes sont infectées par l’hépatite B chaque année en France, dont 200 évoluent vers une hépatite B chronique.

Le virus de l’herpès

L'herpès génital, une infection très contagieuse, apparaît une semaine ou plus après contamination. En période de crise, il se manifeste par des petits boutons douloureux en forme de bulles sur les organes génitaux, l'anus ou la bouche. Les démangeaisons peuvent s'accompagner de fièvre, de maux de tête et de ventre, et de douleurs lorsque l'on urine. Le diagnostic s'établit au travers d'un prélèvement local sur les cloques à l'aide d'un coton-tige. Des médicaments, prescrits par un médecin, peuvent combattre la douleur et diminuer l'intensité et la durée de la crise d'herpès. Pour autant, ces traitements n'éliminent pas le virus. Si l'herpès n'est pas traité, il peut atteindre le nouveau-né au moment de l'accouchement si la mère est infectée. Dans le monde, environ 417 millions de personnes de 15 à 49 ans sont touchées par l'Herpes simplex de type 2 (HSV-2), responsable de l'herpès génital.

Le VIH

Quinze jours après la contamination, de la fièvre, des éruptions cutanées, de la fatiguée et des diarrhées apparaissent puis disparaissent. Ils peuvent ensuite réapparaître quelques mois, voire plusieurs années après la contamination et témoignent ainsi de l'affaiblissement immunitaire. Un prélèvement de sang permet d'établir le diagnostic. L'infection peut évoluer vers le sida et atteindre le nouveau-né est infectée et non traitée. Aucun traitement n'élimine le VIH mais il est possible de bloquer l'évolution de l'infection. Les traitements sont donc à prendre à vie et peuvent, s'ils sont bien suivis, permettre aux personnes séropositives de mener une vie presque normale. À savoir qu'en cas de rapport non ou mal protégé, un traitement d'urgence, appelé traitement post-exposition, peut être pris. Il réduit considérablement le risque de contamination.

En 2015, environ 6 000 personnes en France ont découvert leur séropositivité, un chiffre qui tend à se stabiliser. Dans le monde, on estime qu'environ 37 millions de personnes vivent avec le VIH.

Le papillomavirus humain

Le papillomavirus humain (HPV) se traduit par l'apparition de condylomes (petites verrues) sur les organes génitaux ou l'anus. Les signes apparaissenet en général une à huit semaines après la contamination. Chez la femme, un examen médical ou un frottis du col de l'utérus permet de diagnostiquer l'infection. Chez l'homme, il s'agit d'un examen médical si des condylomes sont visibles. Le papillomavirus humain peut provoquer un cancer du col de l'utérus s'il n'est pas traité. Le traitement, local, consiste en l'application de crème sur les verrues. Il est possible de se faire vacciner. Le vaccin est d'ailleurs recommandé chez les filles âgées de 11 à 14 ans. Une vaccination plus tardive est également possible plus tardivement avant le début de la vie sexuelle.

Souligons qu'en 2015, on estime que 1 092 personnes sont décédées en raison d'un cancer du col de l'utérus et 2 797 cas auraient été déclarés. Dans le monde, plus de 290 millions de femmes souffrent d'une infection à papillomavirus humain.

Prévenir les infections sexuellement transmissibles

L'utilisation d'un préservatif permet de se protéger et de stopper la transmission des infections sexuellement transmissibles. En revanche, utiliser un moyen de contraception (pilule, spermicides, DIU) ne protège pas des IST. Il est également important de se faire dépister des IST régulièrement en cas de changement fréquent de partenaire, et lorsque l'arrêt du préservatif est souhaité. Enfin, il est possible de prévenir certaines infections (hépatite B, Papillomavirus) en se faisant vacciner.

Note

  1. Ndeikoundam N, Viriot D, Fournet N, De Barbeyrac B, Goubard A, Dupin N, et al. Les infections sexuellement transmissibles bactériennes. en France : situation en 2015 et évolutions récentes. Bull Epidémiol Hebd. 2016;(41-42):738-44.

Aurélie TRENTESSE  Journaliste Infirmiers.com aurelie.trentesse@infirmiers.com  @ATrentesse

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(27/07/2017 : 06:55)

« Avec l'hypnose, on est pas dans la psychothérapie...»  Voir?

Ce procédé, qui suscite encore une méfiance certaine, peut pourtant s’avérer précieux pour soulager la souffrance. Il est un outil précieux aux mains des infirmiers libéraux, susceptible de leur faciliter la tâche autant que d’apporter un mieux-être à leurs patients. C’est ce qu’a expliqué Laurent Salsac, IDEL à Saint-Pierre-des-Corps (37), lors du récent Salon infirmier, au cours d’un atelier intitulé « prise en charge de la douleur des plaies par l'hypnose ». Merci à la Fédération nationale des infirmiers (FNI) pour le partage de cet article.

Hypnose

Un IDEL qui ferait le choix de recourir à l'hypnose doit tout d’abord demander au patient de définir et de verbaliser sa gêne (faire certains gestes…), laquelle est propre à chacun et fonction de ses activités.

La douleur peut se définir comme un point de départ et un émetteur, le récepteur étant la souffrance et le vécu, résume Laurent Salsac. Avec une variable qui change tout : le fait que nous ne sommes pas tous égaux face à la réception et la souffrance. Certains sont très vulnérables à cette douleur et d’autres peu ; certains ont de petites douleurs mais qui, chez eux, génèrent des souffrances importantes.

En faisant appel à l’hypnose, on va plutôt jouer sur la réception que sur le point de départ dans la mesure où l’on ne peut pas jouer sur le point d’émission, par exemple dans le cas d’une fracture, explique Laurent Salsac. La chose n’a rien d’extraordinaire dans la mesure où tout le monde se met plusieurs fois par jour en hypnose, ne serait-ce que quand est en train de rêvasser les yeux dans le vague. Toujours est-il que l’hypnose présente l’avantage, outre d’agir sur la douleur, de permettre de diminuer la quantité de médicaments et donc leurs effets indésirables. Elle peut avoir comme préliminaire la relaxation que l’on utilise pour mettre en confiance les patients qui ont souvent ont très peur de l’hypnose. Il s’agit aussi de montrer que cette dernière n’empêche pas le professionnel de santé de respecter la déontologie. Il n’est pas là pour manipuler le patient, lequel peut renoncer à tout instant à ce type de traitement de la douleur.

Décryptage de la douleur

La douleur comprend quatre éléments :

  • l’aspect sensori-discriminatif (la localisation, l’intensité...) ;
  • l’aspect cognitif (sensation désagréable, pénible…) ;
  • l’aspect affectif et émotionnel (les processus mentaux mobilisés dans la perception de la douleur) ;
  • l’aspect comportemental (l’expression verbale et non verbale de la douleur).

Par ailleurs, la douleur s’inscrit dans la temporalité. Ainsi, intègre-t-elle :

  • la souffrance du moment présent ;
  • les crainte nées d’évènements traumatiques passés ;
  • la projection dans le futur (l’anticipation de la douleur qui empêche de faire certaines choses).

C’est pourquoi, traiter les douleurs passées et futures aide à annihiler celles du présent en les privant d’appuis.

Un outil pour reprendre le contrôle de soi-même

Un IDEL qui ferait le choix de recourir à cette méthode doit tout d’abord demander au patient de définir et de verbaliser sa gêne (faire certains gestes…), laquelle est propre à chacun et fonction de ses activités. « Il faut vraiment se baser sur le vécu du patient et non pas sur ce que l’on voit », insiste Laurent Salsac. Ensuite, comment faire ? En procédant un interrogatoire clinique : On s’intéresse en profondeur à la douleur du patient pour l’amener progressivement vers autre chose. En somme, on l’invite à se focaliser sur sa douleur, à se la représenter par le biais d’un objet qui fait office de métaphore et que l’on va détruire… par la pensée (douleur oppressive comme dans un étau, décharge électrique générée par un câble électrique…). Cette visualisation à la fois abstraite et matérialisée autant que le fait d’agir sur des objets en ne prononçant plus le mot douleur vont permettre de défaire une à une les strates qui ont forgé la douleur de la personne.

Pendant le soin, on demande au patient de se focaliser sur la sensation de bien-être en choisissant un souvenir agréable, une image, une odeur, quelque chose qui soit agréable pour le raconter en détails. Il va ainsi solliciter un ou plusieurs canaux sensoriels, précise Laurent Salsac. Sachant que l’IDEL n’est pas toujours tenu de solliciter en continu le patient. Il peut le laisser parler et continuer à effectuer son soin. Au final, le patient ressent rapidement un soulagement sur la zone douloureuse et prend conscience qu’il peut influer sur sa douleur. Pour cela, une technique parmi d’autres, celle du gant hypnotique. Elle consiste, en utilisant sa main, à changer par stimulation (pression) la zone de douleur en zone analgésique juste avant de procéder à une perfusion ou à un soin.

Plus largement, on donne à des patients qui ont complètement désinvesti leur corps avec, à la clef, une perte d’élan vital, un outil pour qu’ils puissent reprennent le contrôle d’eux-mêmes, qu’ils se sentent de nouveau acteurs et qu’ils réinvestissent leur vie, synthétise Laurent Salsac. Pour ce qui est des douleurs neuropathiques importantes, l’hypnose ne prétend pas les éteindre totalement mais simplement offrir au patient des moments de répit au cours desquels il peut diminuer sa douleur, ne serait-ce que quelques demi-heures par jour et donc de ne plus être que… douleur. Et ce, afin d’inverser la spirale infernale.

Aucun texte réglementaire n’interdit la pratique de l’hypnose aux infirmiers.

On n’est pas dans la psychothérapie

Si l’hypnose a ses vertus, elle n’est pas l’alpha et l’oméga incontournable pour repousser la souffrance. Non seulement elle ne solutionne pas tout mais elle comporte des contre-indications. Elle ne peut, par exemple, pas bénéficier aux patients psychotiques, à ceux ne possédant pas les capacités d’abstraction suffisantes sur le plan intellectuel ou encore, aux personnes dont le Français n’est pas la langue maternelle En revanche, elle peut tout à fait être utilisée pour les enfants. Ce n’est pas très compliqué car ils sont très facilement en hypnose, confirme Laurent Salsac. Néanmoins, dans ce cas-là, il convient d’être plus permissif car l’enfant part en quelque sorte dans tous les sens. Il ne faut donc pas être dans un tracé très logique mais, au contraire, pouvoir l’accompagner.

Quand elle s’avère utile, l’hypnose excède rarement dix séances de vingt à trente minutes. On n’est pas dans la psychothérapie, justifie Laurent Salsac. Le but est que le patient devienne autonome dans sa gestion et ait à sa disposition des réponses très concrètes et très rapides au traitement de sa douleur.

Sera-t-il encore possible de se former ?

Contre toute attente, par lettre recommandée, et sans qu’aucune modification réglementaire ne soit intervenue, l’agence nationale du DPC a décidé de ne plus prendre en charge les formations hypnose aux IDEL, sauf si ces dernières sont prodiguées dans un cadre pluridisciplinaire sous responsabilité médicale. La Fédération nationale des infirmiers (FNI) ne laissera pas faire. La formation intitulée « Relation d’aide thérapeutique, douleur et hypnose » est rayée du catalogue des formations prises en charge par l’ANDPC. Pour quel motif ? Selon les travaux de la direction générale de la santé et de l’INSERM, ce programme ne pourrait être proposé à un public d’infirmiers car l’hypnose est un acte médical réservé aux professions médicales. La menace est donc claire : enseigner l’hypnose à des IDEL, c’est faire un exercice illégal de la médecine !

La FNI a réagi immédiatement en adressant à l’ANDPC le 31 mars un courrier largement étayé visant à demander un recours gracieux pour poursuivre ces formations. Non seulement l’ANDPC ne dit pas clairement à quelles publications scientifiques elle se réfère mais elle passe outre le fait que de nombreuses universités proposent actuellement des diplômes universitaires en direction des infirmières. De plus, aucun texte réglementaire n’interdit la pratique de l’hypnose aux infirmiers. La FNI ne compte pas en rester là. Elle entend porter l’affaire devant le tribunal administratif et s’adjoindre le renfort d’autres organismes de formation qui font les mêmes constats afin de s’unir pour faire cause commune.

Alexandre TERRINI

Cet article a été publié dans la revue de la Fédération nationale des infirmiers (FNI) « Avenir et santé » dans son n°455 (juillet/août 2017), pp. 36-37.

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(26/07/2017 : 13:55)

Veille juridique du 1er au 15 juillet 2017  Voir?

L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) propose une veille juridique sur les questions de santé deux fois par mois. Pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com, ses juristes commenteront les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques.

En partenariat avec l’Institut Droit et Santé. Au sommaire : médicaments, littératie, expertise médicale, télémédecine, contrôle qualité, etc.

Virus Ebola – épidémie – santé publique (ADSP, n°98, mars 2017) :

Veille juridique questions santé

Veille juridique du 1er au 15 juillet 2017

Au sommaire de la Revue Actualité et Dossier en Santé Publique (ADSP), figurent notamment les articles suivants :

  • C. Chidiac et B. Grandbastien : « Maladie à virus Ebola : qu’avons-nous appris de cette crise ? ».
  • P.-Y. Boëlle : « L’épidémiologie en Guinée, Sierra Leone et Libéria, 2014-2015 ».
  • C. Chidiac et C. Rapp : « Les aspects cliniques de la maladie ».
  • C.Farges et coll. : « La Task Force interministérielle Ebola : la vision internationale 2014-2015 ».
  • S. Baize et D. Pannetier : « Le diagnostic de l’infection dans le cadre de la surveillance des cas d’importation ».
  • T. Debord : « Ebola : le rôle de la Task Force interministérielle en France ».
  • P. Zylberman : « Préparation et riposte aux situations d’urgence sanitaire de portée internationale : un besoin de réformes en profondeur ».
  • C. Rabaud et coll. : « Evaluation de l’état de préparation des établissements de santé de référence habilités ».
  • E. D’Ortenzio : « Ebola : les progrès de la recherche clinique pendant l’épidémie ».

Règlement sanitaire international (RSI) –personnel de santé – agence sanitaire – égalité d’accès – données de santé (RTD civ., 2017, p. 500)

Note de A. Denizot : « Droit de la santé : les avalanches de l’hiver 2017 ». Dans cet article, l’auteur met en avant le fait que l’actualité règlementaire en droit de la santé a été très riche cet hiver, notamment en raison des habilitations données par la loi santé. Dix-sept ordonnances ont ainsi été adoptées dans différents champs du droit de la santé (sécurité sanitaire, professionnels de santé, données de santé etc.).

Soins bucco-dentaires – prévention – parcours (Médecine & Droit, mai-juin 2017, p. 70)

Note de P. Pirnay : « Mise en place d’un parcours de prévention et de soins bucco-dentaires destiné aux étudiants de l’Université Paris Est Créteil (UPEC) ». Face à des besoins de soins buco-dentaire qui ne sont pas comblés du fait d’un fort taux de renoncement aux soins, l’université Paris Est Créteil a développé un certain nombre d’actions pour aider à la prise en charge dentaire des étudiants. A chacun des risques identifiés par le service de médecine préventive et de promotion de la santé de l’université, une action de prévention ou de soin a été proposée. Couplée à un réseau de soin vers lequel l’étudiant est orienté, l’action de l’université répond à un réel besoin de santé publique.

E-santé – coopération – désert médical – accès aux soins – solution (Revue Hospitalière de France, mai-juin 2017, p. 22)

Note de J. Azzi et coll. : « Lorraine : E-santé et coopération multisite. Une réponse aux déserts médicaux ». Face aux déserts médicaux et à la nécessité d’offrir aux patients des soins de qualité, certains hôpitaux choisissent l’innovation. L’auteur prend pour exemple l’hôpital Saint Jacques de Dieuze qui s’est doté d’outils de e-santé afin de combler les manques de spécialistes et de répondre à la demande. Des téléconsultations gériatriques ainsi que des dépistages de rétinopathie diabétique sont donc réalisés via la télémédecine.

Télémédecine – prise en charge – autisme – handicap – centre régional Douleur et soins somatiques en santé mentale (Revue Hospitalière de France, mai-juin 2017, p. 24)

Note de J. Jouny et coll. : « Télémédecine et prise en charge somatique des personnes avec autisme, dyscommunicantes et antres handicaps ». Dans cet article, l’auteur met en avant le fait que la télémédecine peut permettre une meilleure prise en charge somatique et de la douleur chez les patients atteints d’autisme et autres handicaps. Il prend ainsi pour exemple un établissement public de santé mettant à disposition des praticiens exerçant sur l’intégralité du territoire, l’ensemble des connaissances acquises par son centre. Face au constat d’une majorité de personnes atteintes de troubles d’autismes ne recevant pas les soins appropriés, cette initiative semble la bienvenue. Le dispositif propose ainsi par exemple aux professionnels de santé une réponse sous quarante-huit heures ainsi que des téléconsultations afin d’apporter aux patients les meilleurs soins possibles en supprimant la barrière du territoire.

« Nudging » - santé publique – maladie chronique – éthique (Respiration, n°139, juin 2017, p.3)

Note de D. Piperno : « Le ‘nudging’ : une nouvelle façon de penser la santé publique ? ». Le nudging, partant du postulat que nos décisions sont influencées par le contexte, nos automatismes et notre inconscient est un outil qui permet de définir un processus de choix et pourrait devenir utile pour la conduite des politiques de santé et d’environnement. L’auteur met en avant le fait que l’utilisation d’une telle stratégie par les pouvoirs publics pourrait avoir un impact positif dans la lutte contre la consommation excessive de graisses et sucres cachés dans les aliments ainsi que dans la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme. Toutefois, l’auteur se demande si une telle stratégie est acceptable éthiquement et si l’objectif poursuivi par le nudge est bénéfique pour l’individu et la société.

Télésuivi – maladies chroniques – dispositifs médicaux (Respiration, n°139, juin 2017, p.18)

Note de N. Postel-Vinay : « Télésuivi des maladies chroniques : vers une recommandation d’un seuil minimal d’utilisation des dispositifs médicaux ? ». L’auteur démontre que l’annulation par le Conseil d’Etat de l’arrêté relatif à la prise en charge par l’assurance maladie de l’apnée obstructive du sommeil par pression positive continu, ne signe en rien la fin du télésuivi. En effet, il est possible de déduire d’un projet de décret relatif à la télétransmission des données que la Haute Autorité de Santé envisage de créer un seuil minimal de bon usage du dispositif médical en vue de sa prise en charge. Est également prévu dans le projet de décret que le CEPS pourra définir un tarif de responsabilité de référence ou prix de référence qui servirait de base à la fixation des décotes sur ces tarifs.

Télémédecine – expérimentation – ARS Auvergne-Rhône-Alpes (Respiration, n°139, juin 2017, p.20)

Note de D. Piperno et de M.-L. Pallier : « ADEL Santé et Somrespir : une expérimentation de télémédecine soutenue par l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes ». L’auteur nous indique que l’ARS Auvergne-Rhône-Alpes a lancé en 2014 le projet Adel Santé dans le cadre du programme Pascaline. Ce projet consistant à faire bénéficier aux patients l’accès aux données de télésurveillance sur un carnet de santé digital, a été expérimenté auprès de 300 patients atteints d’un syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil. Baptisé « Somrespir », cet outil leur permet de visualiser l’intégralité de leurs données de télésuivi ainsi que d’autres indicateurs et de planifier leurs rendez-vous ou bénéficier de conseils ou d’informations concernant leur pathologie. Les données peuvent, avec l’accord du patient, être partagées avec le médecin. Ainsi, le patient est pleinement acteur de sa prise en charge médicale.

Expertise médicale – expertise sanitaire – dommage corporel – indemnisation – risques sanitaires – évaluation – données scientifiques – procédure – experts en santé – statut juridique – déontologie – responsabilité (Les Éditions Hospitalières, coll. Thèses, février 2017)

Thèse rédigée par A. Ghozia : « Le droit de l’expertise médicale et sanitaire ». L’auteure constate que rares sont les études juridiques abordant l’expertise selon son domaine de spécialité. Et lorsque de telles études existent, soit l’expertise n’en est pas le sujet central, soit elle est envisagée en respectant la dichotomie droit privé/droit public ou expertise juridictionnelle/expertise non juridictionnelle. Ainsi, en partant du double constat de la multiplication des crises sanitaires et de l’accroissement des critiques du systèmes d’indemnisation des victimes de dommage corporel, l’auteure a eu l’ambition de réaliser une approche conjointe des expertises médicale (évaluation médicale du dommage corporel) et sanitaire (évaluation scientifique des risques sanitaires) dans le but de bénéficier d’une vue d’ensemble des interactions entre droit, science et santé, d’une part, et d’observer la place et l’importance que le droit accorde à l’expertise dans les processus décisionnels relatifs à la santé, d’autre part. À travers une approche organisationnelle et fonctionnelle de l’expertise relative à la santé, l’auteure relève de nombreux dysfonctionnements et ambiguïtés portant sur l’institutionnalisation des experts en santé, leur rôle procédural, la gestion des conflits d’intérêts, la contribution normative de l’expertise en santé face à l’incertitude scientifique, etc. Selon A. Ghozia, ces dysfonctionnements ne pourront être résolus que lorsque le législateur optera pour une attitude d’anticipation plutôt que de réaction (crise/réforme). Elle propose dès lors un renouvellement du paradigme de la qualité des processus de décision relatifs à la santé, où l’expertise n’est qu’un sous-système « sous tension ».

Littératie en santé – information santé – santé publique – accès à l’information (La santé en Action, juin 2017, n°440, p.8-38)

Au sommaire de la Revue La Santé en Action, figure notamment les articles suivants :

  • C. Allaire et J. Ruel : « Communiquer pour tous : les enjeux de la littératie en santé ».
  • S. Van Den Broucke : « La littératie en santé : un concept critique pour la santé publique ».
  • J. Ruel et coll. : « Un référentiel pour une information accessible à tous ».
  • G. Cherqui : « La littératie s’invite à l’école ». -* L. Gacon et F. Bordeianu : « Médiation en santé : des outils co-construits avec les habitants des bidonvilles ».
  • P. D’Orgeval : « Handicap : un support adapté pour l’échange patient-professionnel pendant la consultation ».
  • L. Lescot : « Une ordonnance visuelle pour éviter les accidents de prise de médicaments ».
  • P. Warin : « Littératie et santé publique : l’exemple de la CMU-C ».
  • A. Brumagne et coll. : « En Belgique, un kit pédagogique pour aider les populations à accéder à l’aide sociale ».
  • K. Hamilton et coll. : « Une ville québécoise élabore des affiches de prévention avec des personnes présentant une déficience intellectuelle ».

HAS – droit d’alerte – recommandation – plagiocéphalie – nourrisson – Décision n°2017.0086/DC/MRAPU du 28 juin 2017

Dans une décision du 28 juin 2017, la Haute Autorité de Santé (HAS), prévoit dans son programme de travail l’élaboration de deux nouveaux documents concernant la « prévention des risques de plagiocéphalie chez le nourrisson ». Il s’agira d’une « fiche mémo » à l’attention des professionnels de santé et d’un « document d’information » pour le public. Ces documents sont en cours de préparation par la HAS.

Projet de loi – mise en cohérence – dispositions – loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé (www.assembleenationale.gouv.fr)

Projets de loi n°6, n°7 et n°8 ratifiant les ordonnances n°2017-31 du 12 janvier 2017, n°2017-48 du 19 janvier 2017, n°2017-644 du 27 avril 2017 de mise en cohérence des textes au regard des dispositions de la loi n°2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé.

Assistance médicale à la procréation – règles de bonnes pratiques – cliniques et biologiques (J.O. du 8 juillet 2017)

Arrêté du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé, modifiant l'arrêté du 11 avril 2008 modifié relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques d'assistance médicale à la procréation.

Risque d’une intervention – défaut d'information du patient – préjudice moral – nature du préjudice – ONIAM – action subrogatoire – (Cass. civ. 2e, 22 juin 2017, n°16-21141)

En cas de défaut d’information du patient dans le cadre d’une procédure non urgente, la perte de chance subie par le patient ne doit pas s’analyser exclusivement comme un préjudice moral lié au défaut de préparation psychologique aux risques encourus et au ressentiment éprouvé à l'idée de ne pas avoir consenti à une atteinte à son intégrité corporelle. En effet la réalisation d'un risque dont le patient aurait dû être informé, constitue un préjudice distinct du préjudice moral résultant d'un défaut de préparation aux conséquences de ce risque et consiste, dès lors que son existence est retenue par les juges du fond, en une fraction des différents chefs de préjudice déterminée en mesurant la chance perdue.

Indemnisation – responsabilité médicale – perte de chance – caractère réparable (Cass. civ. 2e, 22 juin 2017, n°16-21296)

Une perte de chance présente un caractère direct et certain chaque fois qu'est constatée la disparition d'une éventualité favorable, de sorte que sa réparation ne peut être écartée que s'il peut être tenu pour certain que la faute n'a pas eu de conséquence sur l'état de santé du patient. En l’espèce, après avoir admis l'existence d'une faute de la clinique liée à l'intervention tardive d’un gynécologue obstétricien ayant procédé en urgence à une césarienne, l'arrêt censuré retenait que « seule constitue une perte de chance réparable la disparition actuelle et certaine d'une éventualité ». Dès lors en n’apportant pas la preuve absolue qu’une intervention plus précoce de l’obstétricien aurait été de nature à réduire les séquelles subies par leur enfant, ses parents n’étaient pas fondés à demander réparation de leur perte de chance. Ce raisonnement est censuré par la deuxième chambre civile, la perte de chance est réparable dès lors qu’elle a pour origine une faute ayant eu des conséquences sur l’état de santé et a entrainé la disparition d'une éventualité favorable. C’est à travers le chiffrage de l’indemnisation qu’interviendra l’évaluation de l’influence de la faute sur le préjudice et non en tant que condition de réparabilité.

Patients – vaccin – hépatite B – sclérose en plaques – responsabilité – laboratoire pharmaceutique (CJUE, 21 juin 2017, aff. C-621/15, N.W e.a. / Sanofi Pasteur e.a., )

Dans les années 1990, le laboratoire Sanofi Pasteur produisait un vaccin contre l’hépatite B. Des patients ayant reçu ce vaccin développaient peu de temps après divers troubles conduisant au diagnostic de la sclérose en plaques, avant de décéder. Par la suite, une série d’actions en responsabilité avait fleurie contre les laboratoires pharmaceutiques. Les juges du fond avaient considéré qu’il n’existait pas de consensus scientifique en faveur de l’existence d’un lien de causalité entre la vaccination contre l’hépatite B et la survenance de la sclérose en plaques. La Cour de cassation s’interrogeait sur ce point et elle avait demandé – compte tenu de la direction de l’Union sur la responsabilité du fait des produits défectueux, si le juge peut se baser sur des indices grave, précis et concordants pour établir le défaut d’un vaccin et le lien de causalité entre le vaccin et la maladie. La CJUE répond par l’affirmative en ce sens que la directive ne s’y oppose pas dès lors que le faisceau d’indices lui permet de considérer, avec un degré suffisamment élevé de probabilité, qu’une telle conclusion correspond à la réalité. Un tel régime n’est pas de nature à entraîner un renversement de la charge de la preuve incombant à la victime (ce qui en revanche serait le cas d’un régime de présomption), puisqu’il revient à cette dernière d’établir les différents indices dont la conjonction permettra au juge saisi de se convaincre de l’existence du défaut du vaccin et du lien de causalité entre celui-ci et le dommage subi. De surcroît, exclure tout mode de preuve autre que la preuve certaine issue de la recherche médicale aurait pour effet de rendre excessivement difficile voire impossible la responsabilité du producteur. Toutefois, la Cour ajoute que « les juridictions nationales, dont la liberté d’appréciation est totale, doivent veiller à ce que les indices produits soient effectivement suffisamment grave, précis et concordants pour permettre de conclure que l’existence d’un défaut du produit est la cause du préjudice. »

Infirmiers – catégorie A – création – régime indemnitaire (J.O. du 13 juillet 2017)

Arrêté du 4 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, portant application au corps des infirmiers de catégorie A des administrations de l'Etat relevant du ministre chargé de la santé du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat.

Infirmiers – services médicaux des administrations – création – régime indemnitaire (J.O. du 13 juillet 2017)

Arrêté du 4 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, portant application au corps des infirmières et infirmiers des services médicaux des administrations de l'Etat relevant du ministre chargé de la santé du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat.

Infirmiers – administration de Polynésie française – création – régime indemnitaire (J.O. 13 juillet 2017)

Arrêté du 4 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, portant application au corps des infirmiers de l'Etat pour l'administration de Polynésie française relevant du ministre chargé de la santé du décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 portant création d'un régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel dans la fonction publique de l'Etat.

Etudes médicales – réforme – 3ème cycle (Respiration, juin 2017, p. 13)

Note de T. Chinet : « Réforme du troisième cycle des études médicales : progrès certain mais des difficultés dans la mise en œuvre ». L’auteur fait un retour sur les textes de la réforme du troisième cycle des études médicales de novembre 2016 (Décret n°2016-1597 du 25 novembre 2016) et d’avril 2017 (Arrêté du 12 avril 2017). Il expose les principales modifications apportées par cette réforme, telles que la distinction en trois phases de l’internat (phase socle, phase d’approfondissement et phase de consolidation), la mise en place de la plateforme numérique (« plateforme nationale des DES »), la formation pratique sur simulateur, la possibilité de suivre une « formation spécialisée transversale », … L’auteur conclut que cette réforme « permet une meilleure lisibilité de la formation à travers des plaquettes détaillées, constitue un cadre pédagogique solide avec un parcours véritablement professionnalisant ».

Projet de loi – adaptation – dispositions législatives – fonctionnement – ordres – professions de santé (www.assembleenationale.fr)

Projet de loi ratifiant l’ordonnance n°2017-644 du 27 avril 2017 relative à l’adaptation des dispositions législatives relatives au fonctionnement des ordres des professions de santé.

Innovation – biothérapie – santé mentale – management – territoire – groupement hospitalier de territoire (GHT) (Revue Hospitalière de France, mai-juin 2017, p. 20)

Au sommaire de la Revue Hospitalière de France figurent notamment les articles suivants :

  • E. Habran : « Valoriser l’innovation en santé : Hôpitaux créateurs de start-ups ».
  • P. Mariotti : « Établissement du service public de santé mentale : Quel management territorial ? »
  • E. Baz : « Groupements hospitaliers de territoire : analyse du décret du 2 mai 2017 ».

Enquête statistique périodique – établissement de santé – services sociaux et médico-sociaux (J.O. du 6 juillet 2017)

Arrêté du 27 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé, relatif au traitement d'une enquête statistique périodique sur les établissements et services sociaux et médico-sociaux, leurs personnels et leurs usagers.

Limites maximales – résidus – produits (J.O.U.E. du 1er juillet 2017)

Règlement (UE) 2017/1164 de la Commission du 22 juin 2017 modifiant les annexes II et III du règlement (CE) n° 396/2005 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les limites maximales applicables aux résidus d'acrinathrine, de métalaxyl et de thiabendazole présents dans ou sur certains produits.

Produits phytopharmaceutiques – substance active – approbation – retrait (J.O.U.E. du 4 juillet 2017)

Règlement d'exécution (UE) 2017/1186 de la Commission du 3 juillet 2017 retirant l'approbation de la substance active « répulsifs olfactifs d'origine animale ou végétale/tallol brut », conformément au règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques, et modifiant le règlement d'exécution (UE) n° 540/2011 de la Commission.

Compléments alimentaires – fabrication – substance ajoutée – modification (J.O.U.E. du 6 juillet 2017)

Règlement (UE) 2017/1203 de la Commission du 5 juillet 2017 modifiant la directive 2002/46/CE du Parlement européen et du Conseil et le règlement (CE) n° 1925/2006 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne le silicium organique (monométhylsilanetriol) et les oligosaccharides phosphorylés de calcium (POs-Ca®) ajoutés aux denrées alimentaires et utilisés dans la fabrication de compléments alimentaires.

Prise en charge – article L. 165-1-1 du code de la sécurité sociale – fibroadénomes du sein (J.O. du 1er juillet 2017)

Arrêté du 28 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics, relatif à la prise en charge au titre de l'article L. 165-1-1 du code de la sécurité sociale du traitement des fibroadénomes du sein par application robotisée des ultrasons focalisés de haute intensité avec guidage par échographie.

Inscription – produit – prestation remboursable – implant cochléaire – tronc cérébral – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics, portant inscription du processeur de son pour implant cochléaire et du tronc cérébral KANSO CP950 de la société COCHLEAR France SAS au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Inscription – produit – prestation remboursable – implant du tronc cérébral – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant inscription de l'implant du tronc cérébral ABI 541 de la société COCHLEAR France au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Inscription – produit – prestation remboursable – endoprothèse coronaire - article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant inscription des endoprothèses coronaires (stents) à libération de biolimus A9 LUMENO ALPHA, LUMENO FLEX et LUMENO FREE de la société CARDINAL HEALTH France au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Inscription – produit – prestation remboursable – implant cochléaire – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant inscription de l'implant cochléaire HIRES ULTRA HIFOCUS MIDSCALA de la société ADVANCED BIONICS au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Inscription – produit – prestation remboursable – pied à restitution d’énergie classe III– article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant inscription des pieds à restitution d'énergie de classe III RUSH HIPRO et RUSH LOPRO de la société ORTHO EUROPE SARL au titre II de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Inscription – produit – prestation remboursable – stimulateur cardiaque implantable – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant inscription des stimulateurs cardiaques implantables simple et double chambre EDORA 8 SR-T et DR-T de la société BIOTRONIK France au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Renouvellement inscription – produit – prestation remboursable – bioprothèse valvulaire aortique – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêtés n°41 et n°43 du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant renouvellement et modification des conditions d'inscription des bioprothèses valvulaires aortiques COREVALVE AOA, COREVALVE EVOLUT AOA et COREVALVE EVOLUT R de la société MEDTRONIC France SAS au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale. h2>Renouvellement inscription – produit – prestation remboursable – cotyles monoblocs – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017) Arrêté du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant renouvellement et modification des conditions d'inscription des cotyles monoblocs RM CLASSIC, RM PRESS-FIT et RM PRESSFIT VITAMYS de la société MATHYS ORTHOPEDIE S.A.S. au titre III de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Changement – distributeur de produit – prestation remboursable – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêté du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action des comptes publics, portant changement de distributeur du produit ATOPICLAIR de la société SINCLAIR PHARMA France inscrit au titre Ier de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale et portant renouvellement d'inscription de ATOPICLAIR.

Modification – liste produit – prise en charge – prestation d’hospitalisation – articles L. 162-22-7 et L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 4 juillet 2017)

Arrêtés n°30, n°32, n°34, n°36, n°39 du 29 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics, pris en application de l'article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale et modifiant l'arrêté du 2 mars 2005 modifié fixant la liste des produits et prestations mentionnés à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale pris en charge en sus des prestations d'hospitalisation.

Nomenclature – modification – pompe à insuline - article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 5 juillet 2017)

Arrêté du 3 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics, portant modification de la nomenclature relative à la pompe à insuline externe sans tubulure extérieure MYLIFE OMNIPOD de la société YPSOMED inscrit au titre Ier de la liste des produits et prestations prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Prise en charge – condition – spécialité pharmaceutique – autorisation de mise sur le marché – article L. 5126-4 du code de la santé publique (J.O. du 7 juillet 2017)

Arrêtés n°18 et n°19 du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, relatif aux conditions de prise en charge de spécialités pharmaceutiques disposant d'une autorisation de mise sur le marché inscrites sur la liste visée à l'article L. 5126-4 du code de la santé publique.

Modification – liste produit – prise en charge – prestation d’hospitalisation – articles L. 162-22-7 et L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 7 juillet 2017)

Arrêté du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics, pris en application de l'article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale et modifiant l'arrêté du 2 mars 2005 modifié fixant la liste des produits et prestations mentionnés à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale pris en charge en sus des prestations d'hospitalisation.

Renouvellement inscription – prothèse externe myoélectrique – prestations associées – forfaits associés – article L. 165-1 (J.O. du 7 juillet 2017)

Arrêté du 4 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l'action et des comptes publics, portant renouvellement d'inscription de la prothèse externe myoélectrique pour membre supérieur MYOBOCK de la société OTTO BOCK France au titre II de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Liste – spécialité pharmaceutique – remboursement – assurés sociaux (J.O. du 11 juillet 2017)

Arrêtés n°15, n°17, n°19 et n°21 du 6 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux.

Spécialité pharmaceutique – liste – médicament – usage – collectivités publiques – article L. 5123-2 du code de la santé publique (J.O. du 11 juillet 2017)

Arrêté n°16, n°18, n°20 et n°22 du 6 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics.

Inscription – pansement hydrocellulaires – liste – produits – prestation remboursable – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 11 juillet 2017)

Arrêté du 6 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre des actions et des comptes publics, portant inscription des pansements hydrocellulaires de la gamme BIATAIN SILICONE des Laboratoires COLOPLAST France au titre Ier de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Inscription – aliment diététique - liste – produits – prestation remboursable – article L. 165-1 du code de la sécurité sociale (J.O. du 11 juillet 2017)

Arrêté du 6 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre des actions et des comptes publics, portant inscription de l'aliment diététique NEOCATE SPOON de la société NUTRICIA NUTRITION CLINIQUE au titre Ier de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Modification – liste – Arrêté du 17 décembre 2004 – article L. 5126-4 du code de la santé publique (J.O. du 11 juillet 2017)

Arrêtés n°25 et n°26 du 6 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé, modifiant l'arrêté du 17 décembre 2004 modifié fixant la liste prévue à l'article L. 5126-4 du code de la santé publique.

Liste – spécialité pharmaceutique – agréées – usage collectivité – service public (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêtés n°15, n°16 et n°23 du 30 juin 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques agréées à l'usage des collectivités et divers services publics.

Tarif de cession – produit sanguin labile (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêté du 7 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant l'arrêté du 9 mars 2010 relatif au tarif de cession des produits sanguins labiles.

Inscription – liste – prestation – articles L. 165-1 et L. 162-22-7 du code de la santé publique – prestation d’hospitalisation (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêté du 7 juillet 2017 pris par la ministre des solidarité et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, pris en application de l'article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale et modifiant l'arrêté du 2 mars 2005 modifié fixant la liste des produits et prestations mentionnés à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale pris en charge en sus des prestations d'hospitalisation.

Inscription – liste produit – stent – prestation remboursables – article L. 165-1 du code de la santé publique (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêté du 7 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, portant inscription du stent retriever SOLITAIRE II de la société MEDTRONIC France au titre V de la liste des produits et prestations remboursables prévue à l'article L. 165-1 du code de la sécurité sociale.

Radiation – liste – spécialité pharmaceutique – prestation d’hospitalisation – article L. 162-22-7 du code de la santé publique (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêté du 10 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, portant radiation de la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des prestations d'hospitalisation mentionnées à l'article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale.

Modification – liste – spécialité pharmaceutique – prestation d’hospitalisation – article L. 162-22-7 du code de la santé publique (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêtés n°20 et n°24 du 10 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des prestations d'hospitalisation mentionnée à l'article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale.

Modification – liste – spécialité pharmaceutique – remboursable – assurés sociaux (J.O. du 12 juillet 2017)

Arrêté du 10 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques remboursables aux assurés sociaux.

Modification – liste – spécialité pharmaceutique – prestations d’hospitalisation – article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale (J.O. du 13 juillet 2017)

Arrêté du 10 juillet 2017 pris par la ministre des solidarités et de la santé et le ministre de l’action et des comptes publics, modifiant la liste des spécialités pharmaceutiques prises en charge en sus des prestations d'hospitalisation mentionnée à l'article L. 162-22-7 du code de la sécurité sociale.

Médicaments à usage humain – Autorisation de mise sur le marché (AMM) – Règlement (CEE) n° 2309/93 – notion d’autorisation globale –– nouveau nom commercial – Directive 2001/83/CE (CJUE, 28 juin 2017, n°C 629/15 P & C 630/15 P)

Dans ces deux affaires jointes, un laboratoire pharmaceutique a mis au point une molécule ayant obtenue une AMM pour des indications oncologiques en 2001. Poursuivant ses recherches le laboratoire demande et obtient une nouvelle AMM pour la même molécule, sous un nom différent, à un dosage différent et pour d’autres indications thérapeutiques en 2005. En 2011 après la fin de la période de protection des données dont bénéficie la molécule en vertu de la première AMM, deux laboratoires pharmaceutiques distincts introduisent à leur tour une demande d’AMM pour la molécule pour les indications et le dosage couverte par la seconde AMM. Le premier laboratoire forme alors un recours contre les décisions de la Commission ayant accordé aux deux derniers une AMM pour leur générique. Au travers de la notion d’autorisation globale, le Tribunal et la Cour de Justice de l’Union Européenne rejettent tous deux les recours en question. L’octroi d’une nouvelle AMM pour une même molécule pour des indications thérapeutiques et un dosage différent ne fait pas courir un nouveau délai de protection des données empêchant l’octroi d’une AMM pour une forme générique de la molécule.

Propriété industrielle – produit pharmaceutique – brevet (LexisNexis, Revue Propriété Industrielle, n°7, juillet 2017)

Note de H. Gaumont-Prat : « Un an de droit de la propriété industrielle des produits pharmaceutiques ». Le Professeur Gaumont-Prat revient sur l’actualité 2016 dans le domaine du droit des brevets pharmaceutiques. Dans un premier temps, l’auteur retrace les évolutions contentieuses sur la validité des brevets, relevant de nombreuses décisions relatives aux conditions classiques de validité, et visant l’absence de nouveauté, d’activité inventive ou encore d’une insuffisance de description. Une décision de la Cour de cassation est également étudiée, portant sur les règles de déchéance du brevet pour défaut de paiement d’une annuité. Sont ensuite abordés les contentieux spécifiques au certificat complémentaire de protection, ainsi que les évolutions communautaires, législatives et règlementaires concernant la ratification de la convention Médicrime, l’accès aux médicaments, le droit de la concurrence, et la jurisprudence américaine en matière de brevetabilité des produits de santé. L’article se termine sur les évolutions concernant le droit des marques et produits de santé relatives à la déchéance d’une marque pharmaceutique et les importations parallèles et droit des marques.

Médicaments – pratique professionnelle – effet indésirable – traitement médical – prise en compte – amélioration (Revue Prescrire, n°405, juillet 2017, p. 541)

Note de la rédaction : « Médicaments en Questions : une démarche d’amélioration qui s’est confirmée en 2016 ». La revue Prescrire fait le bilan de son programme d’Amélioration des pratiques professionnelles « Médicaments en Questions » initiée en 2014, visant à améliorer la prise en compte par les soignants des effets indésirables médicamenteux dans leur pratique professionnelle. L’article confirme le succès de ce programme de formation continue organisé en sessions annuelles, l’étude des pratiques professionnelles des participants révélant des améliorations concrètes des pratiques, telles que la limitation du recours aux médicaments, une meilleure prise en charge des effets indésirables, une augmentation du temps d’échanges avec le patient ou encore une meilleure notification des effets indésirables auprès du système public de pharmacovigilance.

Médicaments - excipient – risque – notice – information – insuffisance (Revue Prescrire, n°405, juillet 2017, p. 543)

Note de la rédaction : « Excipients à risques : trop peu d’informations ». Dans cet article, la revue Prescrire s’inquiète du manque d’information concernant les excipients au sein des résumés des caractéristiques et des notices des médicaments. Est déploré le manque d’incitation au sein de la directive européenne sur les médicaments 2001/83/CE à mentionner les quantités d’excipients, y compris lorsque ceux-ci sont à effet notoire, laissant ainsi une certaine latitude pour les firmes ainsi que pour les agences nationales. Ainsi, l’ANSM ne publie pas sur son site l’annexe de l’AMM contenant les informations relatives aux excipients, pour des raisons de secret industriel et commercial. De plus, est mis en avant la sous-exploitation de certaines études d’évaluation effectuées par l’EMA n’ayant pas conduit à une mise à jour des recommandations européennes sur les excipients. L’article invite de fait les agences européennes et nationales du médicament à mettre en œuvre une évaluation systématique des excipients et une meilleure information des soignants et patient sur la nature et les risques des excipients.

Choix rationnel – médicament – allaitement maternel (Revue Prescrire, n°405, juillet 2017, p. 533)

Note de la rédaction : « Quelques principes de choix rationnel d’un médicament pendant un allaitement maternel ». La Revue Prescrire propose dans cet article des outils visant à aider les professionnels dans leurs prescriptions médicamenteuses à destination des femmes allaitantes. La plupart des médicaments pris par la femme allaitante étant présents dans le lait maternel, une attention toute particulière doit être donnée aux choix thérapeutiques afin de ne pas exposer l’enfant aux médicaments peu utiles conduisant à réévaluer la balance bénéfices-risques. L’article soulève également l’absence de prise en compte des effets des médicaments pendant l’allaitement au sein des résumés des caractéristiques (RCP) des médicaments et la faible quantité d’études renseignant sur le passage des molécules dans le lait maternel ainsi que les effets indésirables prévisibles sur l’enfant.

Produit – risque – crise – cadre législatif et règlementaire – directive du Conseil n° – directive n°2001/95/CE – Médiator – Distilbène (Les Petites Affiches, n°125, 23 juin 2017, p. 3)

Note de O. Akyurek & M-L Cartier-Marraud : « Le risque produit : faiblesses de notre dispositif juridique et perspectives d’amélioration ». Selon les auteurs le cadre juridique actuel est peu lisible et fait obstacle à une gestion efficace du « risque produits ». Les auteurs notent en effet concernant la réglementation que celle-ci souffre de sources juridiques éparses manquant de cohérence tant au niveau national qu’européen. De plus la matière leur semble être régie par des dispositions où règnent deux notions clés : la conformité et la sécurité, deux notions très perméables qui nuisent à la clarté du dispositif et à la sécurité juridique en la matière. Les auteurs espèrent que le projet de loi n°3814 enregistré à l’Assemblée nationale le 8 juin qui fusionne les articles L412-1 et L422-2 du Code de la consommation et qui vise à clarifier et à améliorer la lisibilité du droit n’est qu’une première étape vers l’édification d’un régime efficace en matière de sécurité des produits.

Contrôle – qualité – dispositif médical – rayon ionisant (www.ansm.sante.fr)

L’ANSM a rendu son bilan d’activité 2016 intitulé : « Contrôle de qualité des dispositifs médicaux expo sant les personnes aux rayonnements ionisants. » L’ANSM présente le bilan de son activité de contrôle de qualité des dispositifs médicaux exposant les personnes aux rayonnements ionisants pour 2016. Après avoir détaillé pour chaque type d’installation, elle conclut à une augmentation générale de 2,7% des installations contrôlée principalement concentrée sur les installations dentaires et de radiothérapie, une stabilisation du nombre de contrôles, et une augmentation des constatations de non-conformité persistantes et de non conformités graves non persistantes de 21%, allant jusqu’à 40,4% pour la mammographie numérique. Parallèlement, ce nombre diminue de 68% pour le radiodiagnostic.

Cet exemplaire est strictement réservé à son destinataire et protégé par les lois en vigueur sur le copyright. Toute reproduction et toute diffusion (papier ou courriel) sont rigoureusement interdites.

Veille juridique sur les principales évolutions législatives, jurisprudentielles et doctrinales en droit de la santé

Directeur de publication : Frédéric Dardel, Université Paris Descartes, 12 rue de l’École de Médecine, 75270 PARIS CEDEX 06

Imprimeur : Institut Droit et Santé, Université Paris Descartes, 45 rue des Saints-Pères, 75270 PARIS CEDEX 06

Institut Droit et Santé ids@parisdescartes.fr www.institutdroitetsante.fr

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(26/07/2017 : 09:55)

Il faut le rappeler : "on ne guérit pas du sida"...  Voir?

La neuvième conférence scientifique de l’International AIDS Society se tient à Paris depuis le 23 juillet. Pendant quatre jours, 6 000 professionnels de la santé débattent des avancées dans la lutte contre le VIH/sida et dressent les perspectives en la matière ; il y en a certes et des positives, ce qui ne doit pas banaliser la maladie et encore moins relâcher les mesures de prévention.

sida ruban rouge lutte

Le ruban rouge est le symbole universel de la lutte contre le sida et de la solidarité avec les personnes qui en sont atteintes.

Le sida est devenu une maladie chronique parce qu'avec les traitements, les gens vivent avec le sida, convient Elisabeth Menu, directrice de recherche à l'Institut Pasteur, dans le Grand Soir 3 du lundi 24 juillet dernier. Et d'ajouter : les traitements, s'ils sont bien pris, ont permis d'avoir une très forte amélioration de la santé. L'espérance de vie chez les personnes séropositives est augmentée et atteint quasiment les niveaux de la population générale. Et de rappeler cependant l'essentiel : on ne guérit pas du sida. Les traitements actuels permettent de diminuer la quantité de virus dans le sang, voire de mettre le virus "en sommeil". De plus, la recherche sur le vaccin avance. En 2009, un essai a montré une efficacité de 30% souligne Elisabeth Menu. Mais le relachement en matière de prévention est hélas observé, notamment chez les étudiants. Autre inquiétude, une baisse des fonds alloués à la recherche. S'ils diminuent, ça va être une catastrophe alerte la chercheuse.

On ne guérit pas du sida. Les traitements actuels permettent de diminuer la quantité de virus dans le sang, voire de mettre le virus "en sommeil".

Françoise Barré-Sinoussi, Codécouvreuse du VIH, la chercheuse française a reçu le prix Nobel de médecine en 2008, a livré une interview sur le site du Monde. Elle revient sur le drame des « années sida », s’exprime sur les progrès qui restent à faire pour lutter contre les nouvelles contaminations, et juge sévèrement la décision d’Emmanuel Macron d’avoir annulé sa venue au Palais des congrès de Paris pour cette conférence. Son absence lors de la conférence d'ouverture avait été en effet très remarquée et critiquée. Il avait donc finalement reçu lundi en fin d’après midi quelques associations de malades, des représentants du congrès et le directeur de l’Agence de recherche contre le sida. Dans un communiqué, l’Elysée indique que le président de la République s’est engagé à garantir la digne prise en charge des personnes les plus fragiles et les plus exposées au virus. Il a également tenu à rappeler l’engagement tant scientifique que financier de la France dans la recherche, l’innovation, l’accès aux traitements et la coopération internationale, pour contribuer aux objectifs d’éradication du VIH-sida d’ici à 2030, et compte tenu des défis qui restent à relever.

Chercher. C’est espérer, se tromper, changer de cap dans le but de trouver. C’est aussi échanger, apprendre, transmettre. C’est grâce a vous que nous vivrons dans un monde sans sida. Françoise Barré-Sinoussi, prix Nobel de Médecine, Université des jeunes chercheurs - Octobre 2015

Parallèlement, alors que la région Île-de-France est la région la plus touchée par l’épidémie de VIH/Sida, particulièrement les départements de Paris et de Seine-Saint-Denis - en 2015, 48 000 personnes vivant avec le VIH étaient prises en charge dans les hôpitaux de la région, dont 96% étaient traitées par antirétroviraux - un quart des personnes dépistées le sont trop tardivement. La prévention, l’accompagnement et le soutien aux personnes sont donc plus que jamais l’affaire de tous : une mobilisation collective est donc indispensable. L’ARS Île-de-France et la Région s’engagent avec la signature d’une déclaration commune qui doit constituer une nouvelle étape de leur mobilisation forte en faveur de la lutte contre le VIH/Sida. A cet effet, dans le cadre de sa priorité régionale de réduction des inégalités de santé, l’ARS Île-de-France fait siens les objectifs d’ONUSIDA des « 3 fois 90 » : 90% des personnes infectées doivent connaitre leur statut, dont 90% doivent accéder à un traitement antirétroviral, et dont 90% doivent avoir une charge virale contrôlée. C’est donc l’ambition de la Région Île-de-France que de contribuer à cette mobilisation sur son échelle territoriale afin notamment de renforcer la diffusion de l’information et de compenser les déséquilibres territoriaux en matière d’accès aux moyens de prévention, de dépistage, de soins et de diffusion des innovations.

Rappelons quelques chiffres : environ 37 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2015. 18,2 millions de personnes vivant avec le VIH suivaient un traitement antirétroviral en  2016. 1,1 million de personnes sont décédées d'une cause liée au VIH dans le monde en 2015. Chaque année en France, 6 000 personnes de plus sont contaminées par le sida. Les hommes représentent 70% des découvertes de séropositivité. Les personnes de moins de 25 ans représentent 12% des découvertes et celles de 50 ans et plus, 19%. Environ 900 personnes hétérosexuelles nées en France ont découvert leur séropositivité en 2015, dont 57 % d'hommes.

L’OMS collabore avec les pays afin de mettre en œuvre la Stratégie mondiale du secteur de la santé contre le VIH/sida, 2016-2021.Celle-ci définit 5 orientations stratégiques en vue d’aider les pays à atteindre efficacement les cibles mondiales relatives au VIH :  

  • utilisation stratégique des ARV pour le traitement et la prévention du VIH ;
  • élimination des infections à VIH chez l’enfant et extension de l’accès aux traitements pédiatriques ;
  • amélioration de la riposte du secteur de la santé au VIH dans les populations clés ;
  • développement de l’innovation dans les domaines de la prévention, du traitement et des soins du VIH ;
  • information stratégique au service d’une intensification efficace de la riposte ;
  • création de liens plus forts entre les résultats obtenus pour les VIH et les autres problèmes de santé liés au VIH.

Dans un communiqué de presse daté du 20 juillet dernier, à quelques jours de l'ouverture de cette grande conférence mondiale sur le sida, l'Organisation mondiale de la santé a alerté la communauté scientifique sur la hausse de la résistance aux médicaments contre le VIH dans les pays en développement mise en évidence dans un rapport. Dans six des onze pays observés, en Afrique, Asie et Amérique latine, plus de 10% des patients ont en effet développé une résistance aux traitements antirétroviraux les plus courants. Cette menace grandissante pourrait nuire aux progrès globaux réalisés dans la lutte contre le Sida si des mesures précoces et efficaces ne sont pas mises en oeuvre, estime l'instance de l'ONU pour la santé publique.

Selon les experts, un vaccin resterait le meilleur moyen de mettre fin à une épidémie qui a contaminé 76 millions de personnes et provoqué 35 millions de décès depuis son apparition, au début des années 1980.

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

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(26/07/2017 : 08:56)

La sélection du mois de juillet 2017 d'Infirmiers.com  Voir?

En ce mois de juillet qui s'achève, nous vous proposons notamment de découvrir un décryptage sans concession du monde hospitalier qui l'est de moins en moins…, de toucher du doigt le pouvoir des fleurs et des plantes mais aussi celui, compliqué et déliquescent, des passions vides qui habitent bien des adolescents…

Chaque mois, la rédaction d'Infirmiers.com vous propose ses conseils de lecture… Une rubrique comme une occasion d'affûter sa curiosité et de parfaire son savoir dans bien des domaines !

L'Hôpital : sans tabou ni trompette

Sans tabou ni trompette !Valérie Sugg, l'auteure de cet ouvrage, s’est « spécialisée » dans cette quête particulière qu’est la traque des tabous mais aussi des idées reçues, de certaines croyances pour oser dénoncer l’inacceptable tout en proposant des solutions.  Elle s'en explique. « Ayant travaillé durant vingt ans en « milieu extrême » c’est-à-dire dans la jungle pas si hospitalière du système de soins français, je vous propose d’évoquer d’étranges tabous. Tels de nuisibles Pokémons, ils se sont invités sans aucun humour dans les rouages d’une machinerie en panne d’idée, d’innovation, d’inspiration voire même parfois de respiration : notre système de Santé. La situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les hôpitaux, les maisons de retraite, les Ehpad et plus généralement la Santé en France nous concerne tous, que l’on soit soignants ou soignés, proches des premiers ou des seconds : il s’agit de notre Santé à nous, aussi. En tant que psychologue, c’est une sorte de bilan de santé que je vous propose au travers des témoignages des femmes et des hommes, une analyse de cette souffrance que tout le monde ressent dans cette chasse à la rentabilité qui semble avoir blessé lourdement, éradiqué parfois, l’humanité de chacun ». Valérie Sugg s’attaque donc aux tabous liés à l’univers hospitalier, aux structures de soins dans lesquelles elle repère et décrit les souffrances que l’évolution du système a engendré tant pour les soignés que les soignants.

La situation dans laquelle se trouvent aujourd’hui les hôpitaux, les maisons de retraite, les Ehpad et plus généralement la Santé en France nous concerne tous, que l’on soit soignants ou soignés, proches des premiers ou des seconds

• L'hôpital : sans tabou ni trompette- Soignés et soignants en souffrance – Valérie Sugg, Editions Kawa, juillet 2017, 23,95 €.

Un atelier d'expression artistique en maison de retraite

Expressions artistiques en maison de retraite Cet ouvrage résume huit années d'ateliers d'expressions artistiques avec des personnes âgées très dépendantes physiquement ou psychiquement dans un établissement public (EHPAD) de Bourgogne : la maison de retraite « La Saône ». Les fiches de travail, les photos, les observations devraient donner envie à d'autres de se lancer dans ce type d'activités où des personnes peuvent exprimer leur personnalité sans souci de plaire. Le lecteur pourra découvrir des oeuvres surprenantes et émouvantes montrant que la vieillesse n'empêche pas de créer.

La création de cet atelier est un espace temps où l'approfondissement de la relation avec les « artistes » - les résidents – est privilégié, excluant l'infnatilisation, le maternage, l'animation oçccupationnelle, l'agitation.

• Un atelier d'expression artistique en maison de retraite , Aleth Causeret, Sophie Goupil, Editions L'Harmattan, avril 2017, 18 €.

Démences et perte cognitive

Démence et perte cognitiveLa perte cognitive et la démence sont devenues un fléau majeur. Cet outil de référence aidera les soignants à les prendre en charge sous tous leurs aspects, afin d'accompagner patient et famille vers un mieux-être. La perte cognitive et son stade évolué, la démence, sont un fléau majeur de ce début de XXIe siècle. Le nombre de cas déclarés a augmenté de 50 % à la charnière de l'an 2000 et ne fait que s'aggraver dans le monde entier. Le vieillissement de la population est le premier moteur de cette « pandémie ». Cependant, nous restons assez démunis, tant au niveau diagnostique que thérapeutique, devant cette pathologie cérébrale. Dès lors, il importe non pas de « donner des années à la vie », mais plutôt de garantir la qualité de vie. Pour répondre à ces préoccupations légitimes, cet ouvrage propose une approche transdisciplinaire sans doute la plus efficace, car elle remet le patient, sa famille et les soignants simultanément au coeur du processus et tient compte de leur vécu pour les aider à avancer. Les traitements non médicamenteux, l'éducation thérapeutique, le soutien aux aidants sont largement abordés. Les nouveaux médicaments actifs, qui suscitent de grands espoirs, sont présentés en fin d'ouvrage, de même que les tests génétiques et leurs applications possibles.

Un ouvrage qui aborde sans tabou tous les aspects de la prise en charge, du suivi psychologique et médical aux aspects juridiques ou de confort, afin d'aider les professionnels à accompagner les patients et leur famille vers un maximum de bien-être.

• Démences et perte cognitive, JE Vanderheyden, B. Kennes (dir), Editions de Boeck, mars 2017, 40 €.

Les passions vides

Les passions videsNombre d’adolescents nous tiennent à distance : « Ne me demande rien » semblent-ils signifier lorsqu’ils ne l’énoncent pas clairement comme tel. Cet énoncé ne peut être entendu comme une demande même s’il en revêt les contours, mais plutôt comme l’impossibilité d’un point d’accroche à la demande. Pourquoi les adolescents se comportent-ils comme s’il ne pouvait ne (plus) rien leur arriver ? « Il ne peut (plus) rien m’arriver » n’installe pas le sujet dans la vie mais dans une forme d’errance. Peut-on parler d’un défaut de structuration subjective ? Les empêche-t-il de trouver un point ou un lieu originaire ? Pourquoi nombre des actions adolescentes (délinquantes par exemple)  ne parviennent-elles jamais à se hisser au rang d’actes mais demeurent, au contraire, des ritournelles répétitives ? Les situations qui servent de point d’appui à l’auteur évoquent des adolescents visant une sorte de renoncement à soi, d’effacement de soi comme ultime recours à l’apaisement. Se perdre pour être… Dans une tension interne qui n’est pas sans évoquer un étrange lien avec la mort, le vide n’angoisse pas, il soulage. Faire le vide en passe également par se taire. Se taire pour oublier ? Oublier une douleur jamais mise en mots. Ce vide du sujet, ce vide de sujet, cet effacement temporaire semble être ce qui est visé, notamment au travers du détour toxicomaniaque, rapport « passionné » à l’objet qui pourrait faire oublier.

Hors-contenance, hors-limites… hors-d'eux… des adolescents éprouvent un sentiment immense de vide intérieur.

• Les passions vides, Michèle Benhaïm, érès, août 2016, 14,50 €.

Jardins thérapeutiques et hortithérapie

Jardins thérapeuthiques et hortithérapieLes mille et une activités que nous pratiquons en extérieur témoignent de ce que la nature ne cesse de prendre soin de nous. Mais il arrive que cette nature soit parfois inaccessible, précisément quand nous en aurions le plus besoin, parce qu’une maladie, un handicap, ou même le grand âge, nous affaiblit. De plus, il ne suffit pas de disposer d’un jardin ou d’outils : la nature ne prend vraiment bien soin de nous qu’à la condition que nous prenions soin de son potentiel thérapeutique. Ce livre dessine ce double prendre-soin, à travers les jardins thérapeutiques et les différentes formes d’activités et d’hortithérapies qu’il décrit et aide à construire :

  • il expose les apports de l’écopsychologie et les principes fondamentaux de ces jardins ;
  • il conseille sur les étapes de création, les pratiques d’entretien, les questions d’accessibilité… ;
  • il présente les différentes formes de thérapies avec le jardinage.

Un ouvrage indispensable pour que jardins et humains prennent soin les uns des autres.

• Jardins thérapeutiques et hortithérapie, Jérôme Pellissier, Editions Dunod, mai 2017, 29,90 €.

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

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(25/07/2017 : 13:55)

Haro sur les stéthos !  Voir?

Outil symbole des médecins, les stéthoscopes seraient-ils négligés ? Ces petits objets, qui se balancent inlassablement au cou des professionnels de santé, passent de poitrine en poitrine et de dos en dos, sans jamais être nettoyés. Ces instruments regorgent de microbes. Une étude publiée dans la revue American Journal of Infection  montre à quel point les médecins prêtent peu d’attention à leur propreté...

La suite est à lire sur sante.lefigaro.fr



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(25/07/2017 : 09:36)

Gare aux tatouages éphémères noirs...  Voir?

L’ANSM rappelle les risques lies aux tatouages éphémères noirs à base de henné. Ces tatouages rencontrent beaucoup de succès par leur coloration noire qui est plus appréciée que la teinte habituelle du henné qui varie du brun a l’orange. Ils sont proposés aux vacanciers sur les plages, dans les centres de vacances ou sur les marchés. La couleur noire est obtenue par l’ajout illégal de la paraphénylènediamine (PPD) dans le henné qui par ailleurs augmente la longévité du tatouage. La PPD est une substance autorisée dans les produits cosmétiques, uniquement dans les teintures capillaires, à une concentration ne pouvant excéder 6 %. Cette substance est également utilisée pour colorer les textiles notamment. Des dermatologues et allergologues signalent chaque année à l’ANSM une dizaine de cas d’eczéma allergique de contact affectant y compris des enfants.

Lire la recommandation de l'ANSM

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(24/07/2017 : 13:12)

Cancer de la peau : comment les détecte-t-on ?  Voir?

Grain de beauté ou mélanome, comment distinguer ? Quels spécialistes consulter et à quelle fréquence ? Comment réaliser un auto-examen de la peau et pourquoi celui-ci est-il important ? L'Institut National du Cancer fait le point sur les conseils à suivre en la matière. 

Grain de beauté ou mélanome, comment distinguer ? Trois éléments sont à retenir :

  • Tous les grains de beauté d’une personne se ressemblent : celui qui n'est pas comme les autres doit donc attirer votre attention. C’est le principe du vilain petit canard ;
  • Soyez vigilant à tout changement : une tache brune apparaissant sur votre peau ou un grain de beauté changeant rapidement d’aspect doivent vous amener à consulter un médecin ;
  • La règle ABCDE peut vous aider à reconnaître les signes d’alerte d’un mélanome : La présence d’un ou plusieurs de ces signes ne signifie pas forcément que vous avez un cancer de la peau mais justifie de demander un avis médical sans attendre. A comme Asymétrie, B comme Bords irréguliers, C comme Couleur non homogène, D comme Diamètre, E comme Evolution. 

Soyez également attentif à l’apparition de signes comme : une plaie qui ne guérit pas, un bouton ou une croûte qui persiste ou s’étend. 

Contre le mélanome, un examen régulier de votre peau reste le meilleur remède, précisent les experts. 

Pour tout savoir sur le cancer de la peau et sur la façon de se prémunir, rendez-vous sur le site de l'Institut National du Cancer.

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(24/07/2017 : 12:41)

Fumer augmenterait la sensibilité au stress  Voir?

Il est généralement admis dans les esprits que fumer aurait tendance à nous détendre. Or des chercheurs du laboratoire Neurosciences Paris-Seine et de l'institut de pharmacologie moléculaire et cellulaire pourrait remettre en cause cette idée. Une étude réalisée sur des souris montre que les signes de stress social chez le rongeur sont supprimés lorsque celui-ci n'est pas exposé à la nicotine et amplifiés dans le cas contraire. Les chercheurs ont aussi mis en évidence qu'une souris exposée à une unique agression par un congénère présente des signes de stress uniquement dans le cas où elle a été exposée à de la nicotine au préalable. Cette étude, publiée le 25 juillet dans Molecular Psychiatry, interroge sur le rôle de ces récepteurs nicotiniques comme éléments de contrôle du stress. Les scientifiques doivent maintenant poursuivre leurs recherches avec deux objectifs : comprendre si cette conclusion est généralisable à tous les troubles de l'humeur et si ces résultats sont transposables à l'homme.

Lire la suite sur le site du CNRS

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(24/07/2017 : 10:20)

Dernière mise à jour : 27/07/2017 : 15:44


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