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Journal de Neurochirurgie

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Un court-métrage entre amour, passion, douleur et théâtre  Voir?

Le court-métrage a obtenu le Grand Prix du jury du festival Regards Croisés qui s’est tenu à Saint-Malo les 8, 9 et 10 novembre derniers. Break a leg !, réalisé par Pascal Roy, a pour personnage principal Nicolas Brimeux. A 35 ans, ce comédien de théâtre et de cinéma, metteur en scène et écrivain, est aussi tétraplégique de naissance. Le film montre de manière poignante son rapport à la fois au handicap et à sa passion : le théâtre.

Nicolas Brimeux

Ce court-métrage, "c’était une retrouvaille avec le monde du travail, avec les projets, avec moi-même".

C'est un luxe de pouvoir se projeter. Un luxe immense. Et il n'y a que le théâtre qui m'apporte cette grâce. Nicolas Brimeux tient le premier rôle dans Break a leg ! (Exclamation anglaise pour souhaiter bonne chance avant de monter sur les planches). Ce film a reçu le Grand Prix du jury du festival Regards Croisés, premier festival de courts-métrages sur le thème Métiers et Handicaps. Car Nicolas Brimeux, 35 ans, comédien de théâtre et de cinéma, metteur en scène et écrivain, est aussi tétraplégique de naissance. Nous l’avons contacté pour qu’il nous parle du film et de son métier d’acteur.

C’est à huit ans que Nicolas Brimeux a su qu’il voulait faire du théâtre. J’ai rencontré le texte de Cyrano (Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand), qui m’a ouvert les yeux sur plein de choses par rapport au handicap. Le texte parle de la différence, de l’amour de l’autre, de l’amour de soi. Pour moi c’est un texte fondateur. Je me souviens être allé voir une ouverture théâtrale avec Belmondo et quand le rideau s’est refermé, après 3h50 de spectacle, je me suis dit que c’est ça que je voulais faire. Aujourd’hui, le théâtre est effectivement devenu son métier. Il en vit comme beaucoup de comédien peuvent en vivre avec des hauts et des bas..., balaye-t-il avant de mettre les points sur les I : De toute façon, je n’ai aucune envie de faire autre chose.

Pour moi, théâtre et handicap sont liés, mais aucun ne doit dépasser l’autre. Sinon, on est déséquilibré… et on tombe. 

Je me sens avant tout acteur

Nicolas Brimeux est tétraplégique incomplet, explique-t-il, infirme moteur d’origine cérébrale (IMC) de naissance. Il a souffert d’une anoxie périnatale. Je me suis étranglé avec le cordon ombilical, résume-t-il. Sa carrière de comédien l’a-t-elle aidé ? Bien sûr qu’elle m’a aidé. Ça m’a donné confiance en moi, notamment. Aujourd’hui, c’est l’inverse, précise le comédien. Le théâtre, parfois, m’aide à parler du handicap ; mais je ne veux surtout pas être tamponné dans le handicap au théâtre. Le fauteuil est un accessoire mais je me sens avant tout acteur. Il m’est d’ailleurs arrivé de refuser certains projets trop axés sur le handicap. Pour moi les deux sont liés, mais aucun ne doit dépasser l’autre. Sinon, on est déséquilibré… et on tombe.

Un jour Pascal a débarqué avec sa petite caméra

Avec Pascal (Roy, le réalisateur de Break a leg), c’est une très longue histoire. On se connaît depuis 2011, raconte Nicolas Brimeux. Ensemble, ils ont déjà deux autres projets à leur actif. J’ai participé en tant qu’acteur à l’un de ses premiers courts-métrages de fiction qui s’appelle "Corps solidaires", consacré  à la découverte, par une jeune fille, des services d’accompagnement sexuels auprès de patients handicapés. Quant à l’autre projet : il s’agit d’un documentaire de 52 minutes intitulé Ultreïa ! (en référence au cri de ralliement des pèlerins sur le chemin de Compostelle). On a parcouru 198 km, lui, moi et une auxiliaire de vie, dans une Randoline, un véhicule adapté tracté par un âne.

Depuis 2015, j’avais de gros problèmes de santé –rénaux – qui se résorbent peu à peu aujourd’hui. Durant cette période, j’étais donc très souvent allongé, une posture difficile à vivre. Je faisais un peu de théâtre à domicile pour tenir le coup. (Le principe : les gens choisissent parmi une série de textes à disposition, celui que le comédien viendra interpréter chez eux). Un jour Pascal a débarqué avec sa petite caméra. Il m’a proposé de me filmer dans cette période où je faisais beaucoup de "home théâtre", il m’a proposé de me filmer dans tout mon travail d’acteur, autour de mes doutes, de ce que le théâtre m’apportait aussi. C’est ça, "Break a leg", c’est l’alchimie entre amour, passion, douleur et théâtre.

Découvrez le court-métrage "Break a leg !" 

L’homme en moi a été bouleversé par ce film

Pascal Roy a donc filmé Nicolas Brimeux chez lui. Il a pas mal d’heures de rush. Il a beaucoup filmé. Il a su tirer des choses de moi que d’autres mettraient peut-être des années à avoir. On a une grande intimité lui et moi. Qu’est-ce que ça lui a fait de se voir dans un court-métrage ? En tant qu’acteur…l’acteur n’a pas été très concerné, avoue Nicolas Brimeux. En revanche, l’homme a été bouleversé. Parce que je me suis retrouvé, déjà. Je me disais que je n’avais pas eu de projets depuis deux ans. C’était une retrouvaille avec le monde du travail, avec les projets, avec moi-même, se souvient le comédien. Je dois ajouter que ma compagne m’a beaucoup aidé dans ce  projet de film, elle y a cru avec moi et ça m’a beaucoup aidé.

Le jour de la remise des prix, Nicolas Brimeux a fait le trajet de Lille, où il réside, à Saint-Malo, où le film a été récompensé. C’est un immense plaisir. Le président, Radu Mihaileanu (réalisateur de Va, vis et deviens, La source des femmes), est un homme d’une grande sensibilité, que j’aime beaucoup. C’est lui qui nous a remis le Grand prix. J’étais très ému. Nicolas Brimeux, à présent, a d’autres projets. Quelques pièces de théâtre et des projets de cinéma dans les tiroirs, sourit-il.

Susie BOURQUINJournaliste susie.bourquin@infirmiers.com @SusieBourquin

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(22/11/2017 : 14:55)

Veille juridique du 16 au 30 octobre 2017  Voir?

L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) propose une veille juridique sur les questions de santé deux fois par mois. Pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et de cadredesante.com, ses juristes commenteront les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques.

En partenariat avec l’Institut Droit et Santé.

Au sommaire, implants, normes ISO, Médiator, sectorisation psychiatrique, rémunération infirmière...

Institut Droit et Santé

Veille juridique du 16 au 30 octobre 2017

Sectorisation – psychiatrie – organisation – soins (RDSS, octobre 2017, n°5, p.890)

Note de M. Dupont « Que reste-t-il de la sectorisation psychiatrique ? ». Les auteurs reviennent ici sur les modifications apportées par la loi de modernisation de notre système de santé du 26 janvier 2016 à l’organisation des soins psychiatriques. Cette organisation reposant sur la sectorisation, les nouvelles dispositions législatives introduisent une territorialisation plus étendue, ainsi qu’une organisation nouvelle graduée, afin de garantir une meilleure prise en charge pluridisciplinaire des personnes atteintes de pathologies psychiatriques. Après être revenus sur l’historique et l’organisation de la sectorisation du secteur psychiatrique, les auteurs détaillent les nouvelles dispositions législatives telles que les modifications concernant le projet territorial de santé mentale et le rôle des Agences Régionales de Santé, les dispositions relatives à la coordination des soins pour les patients atteints de pathologies psychiatriques ou encore la plus grande liberté accordée aux établissements dans la détermination des « territoires de proximité » psychiatriques.

Relation de soins – soignant-soigné – vérité – information (Éthique et Santé, octobre 2017, n°14, p.151)

Note de E. Lemoine et P. Vassal « La relation de soin à l’épreuve du mensonge ». Les auteurs reviennent sur le principe déontologique du médecin de fournir une information claire, loyale et appropriée au patient et la place du mensonge face à ce principe. Ils abordent ainsi la question du mensonge, au niveau historique, du point de vue juridique et dans la relation de soins. Ils concluent qu’on se trouve en présence d’un paradoxe : « le légal qui incite à la transparence mais qui permet de ne pas tout dévoiler, le médical qui tente de saisir le ‘’kairos’’ de l’annonce (ceci impliquant parfois la non-divulgation d’informations) et le social qui prône l’information et l’autonomie totale » et que la question à se poser n’est pas de savoir ce qu’il faut dire mais comment le dire.

Institut Droit et Santéids@parisdescartes.frwww.institutdroitsante.com

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(22/11/2017 : 14:55)

Eloge délicate des 1001 façons de « toucher les corps »  Voir?

Il y a mille et une manières de toucher les corps… Les infirmiers libéraux le savent bien eux qui chaque jour sont au plus près des patients, de leurs besoins, de leurs douleurs, de leurs souffrances… Voici un éloge délicate de cette façon de « toucher les corps » vu par la blogueuse La petite infirmière dans la prairie.

soins patient lit domicile

Toucher les corps : les toucher pendant toute notre vie d'infirmière, prendre soin d'eux, afin de toucher du bout des doigts la vie qui continue malgré tout.

Toucher les corps : remonter le long du dos avec le gant, sécher chaque parcelle de peau.

Toucher les corps : serrer des mains, des maigres, des flétries, des grosses paluches. Saluer d'une franche poignée de main en regardant l'autre droit dans les yeux.

Toucher les corps : caresser une épaule, juste pour signaler que l'on est là et que l'autre peut se laisser aller à pleurer s'il le souhaite.

Toucher les corps : embrasser cet enfant qui a eu le courage d'un géant parce que voir l'infirmière se pointer pour soigner cette vilaine plaie qui fait si mal, cela fait peur lorsque l'on n'a que six ans.

Toucher les corps : débarrasser le corps sans vie de tous les tuyaux, sentir la froideur envahir la peau et l'existence partir en fumée.

Toucher les corps : percevoir le cœur qui bat sous la peau, compter les mouvements respiratoires la main bien à plat sur la poitrine, palper la veine, être toujours étonnée de cette formidable machine qu'est le corps humain.

Toucher les corps : tourner et retourner dans le lit, ces corps fatigués. Les réinstaller confortablement. Se mettre au plus près, presque peau à peau pour manipuler l'autre.

Toucher les corps : les toucher pendant toute notre vie d'infirmière, prendre soin d'eux, afin de toucher du bout des doigts la vie qui continue malgré tout.

La petite infirmière dans la prairie

Publié le 13 novembre 2017 par La petite infirmière

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(22/11/2017 : 10:55)

Honoraires des médecins : plus élévés pour les consultations "longues"  Voir?

Dans certains cas, délicats ou complexes, les médecins généralistes doivent passer plus de temps avec leurs patients que pour constater une simple angine. Cette situation est désormais officiellement reconnue par le nouveau barème des consultations, en vigueur depuis le 1er novembre 2017. Si les honoraires de base restent fixés à 25 euros, la nouvelle grille permet désormais aux généralistes de facturer 46 euros pour les consultations « complexes » (diabète gestationnel, scoliose grave, sclérose en plaques, Parkinson, épilepsie…) et 60 euros pour les consultations « très complexes » (cancer, VIH, maladie neuro-végétative…).

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(22/11/2017 : 09:05)

Au Québec, les infirmières praticiennes spécialisées gagnent en autonomie...  Voir?

Les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) pourront maintenant administrer un traitement aux patients atteints de six maladies chroniques, dont le diabète et l'hypertension artérielle. L'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) et le Collège des médecins ont conclu une entente en ce sens et viennent d'en faire l'annonce. Les infirmières praticiennes spécialisées sont des professionnelles de la santé qui peuvent poser certains gestes médicaux auparavant réservés aux médecins. On les retrouve dans certaines spécialités, comme la cardiologie et la néonatalogie, mais surtout en soins de première ligne. Elles ont la capacité d'évaluer un patient, de poser un diagnostic et de prescrire les médicaments requis. Et de rappeler, qu'en ce moment, il y a 413 IPS au Québec. Le ministère de la Santé et des Services sociaux s'est cependant engagé à en augmenter le nombre à 2000 d'ici 2024-2025.

La suite est à lire sur ici.radio-canada.ca

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(22/11/2017 : 08:50)

Les syndicats d'infirmiers libéraux saluent les avancées conventionnelles  Voir?

L’avenant n°5 à la Convention Nationale régissant les rapports entre les infirmières/infirmiers libéraux et l’Assurance Maladie a été signé le 21 novembre par l’Uncam et les trois syndicats représentatifs CI, Fni, Sniil. Il vise à définir avant le 1er janvier 2018 les mesures techniques compensant la hausse de la CSG pour toutes les infirmières libérales. Les syndicats représentatifs infirmiers ont aussi exigé que soit définit un calendrier précis de négociations, préfigurant des mesures importantes attendues par la profession. L’avenant n°5 prévoit ainsi dans son article 1 qu’un autre accord sera conclu avant le 31 mars 2018. Ce dernier devra permettre : 

  • une révision de la nomenclature permettant aux IDEL d’intervenir dans la Préparation/Distribution/administration médicamenteuse (PDA), l’amélioration de l’observance thérapeutique, la réduction de la iatrogénie.
  • de positionner les IDEL comme filière naturelle après chirurgie (RAAC/Chirurgie ambulatoire).
  • une évolution du dispositif de régulation démographique.

De plus, l’avenant n°5 indique dans son article 2 qu’avant le 30 juin 2018 sera également conclu un nouvel avenant portant sur :

  • la généralisation du bilan de soins infirmiers (BSI) en lieu et place de la DSI, corrélé à une valorisation des séances de soins infirmiers (AIS) permettant de rompre avec le seul critère de temps passé
  • une meilleure description des pansements pour plaies complexes.

Retrouvez tout le détail du communiqué sur le site du Sniil.

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(22/11/2017 : 08:33)

Enquête sur le profil type de l'IDEL en PACA...  Voir?

L’Union Régionale des Professionnels de Santé Infirmière PACA, instance représentative des 16 000 infirmières et infirmiers libéraux de la région, a réalisé une enquête sur les conditions d’exercice des infirmiers libéraux en PACA afin de connaitre les conditions et le fonctionnement de leur exercice. A partir des informations recueillies, l’URPS s’est fixée comme objectif d’interpeller les pouvoirs publics sur la place et le rôle de l’IDEL dans le système de soins et proposer des projets aux institutions. A la lecture des résultats de cette étude, le "profil type" de l'IDEL ne manque pas de précisions.

infirmière libérale escaliers

9 heures de travail par jour en moyenne, dont 1h45 en déplacement... un bon rythme de travail pour les infirmiers libéraux...

Lucienne Claustres Bonnet, infirmière libérale, Présidente de l'URPS Infirmière PACA nous explique le pourquoi et la finalité de cette enquête réalisée de février à septembre 2017 par mailing et SMS auprès de 286 infirmiers libéraux. Nous avons reçu la demande d'Isabelle Bertaina, étudiante au CNAM d'Aix-en-Provence, en Master 2 "Gestion des Etablissements Médicaux, Sociaux et Médico-sociaux". Dans le cadre de sa recherche, elle travaillait en lien avec le "Fil Rouge Alzheimer", à Aubagne, sur la coordination des soins chez les personnes âgées dépendantes vivant à domicile. Elle souhaitait interroger les infirmiers libéraux exerçant sur le territoire d'Aubagne, La Ciotat ou les communes se trouvant à proximité. A la lecture de son questionnaire, nous n’avons pas trouvé une étude sur les conditions de travail des IDEL, d’où l’idée de modifier et de compléter sa recherche pour en faire une étude plus approfondie. Une seconde partie, concernant la prise en charge des personnes âgées dépendantes, est en cours de traitement.

La profession d’infirmière reste, même dans l’exercice libéral, encore fortement féminine (79 %). Les infirmiers répondants ont majoritairement entre 51 et 60 ans (43%) et entre 41 et 50 ans (32%)

Les caractéristiques d'un "profil type" d'IDEL

Patientèle et organisation de travail

L’infirmière "type" est de sexe féminin, travaille dans les Bouches-du-Rhône, en zone urbaine (54,5%). La zone rurale représente moins de 30 %. Elle a une file active d’une vingtaine de patients. Dans une journée de travail, les infirmiers passent en moyenne 81% du temps auprès des patients et 19% en trajet. Un patient peut représenter jusqu’à 4 visites par jour. Question rythme de travail, les IDEL travaillent par 2 (52%) ou par 3 (26%) sur une tournée de patients répartie en petite (2j)/grande semaine (5j). Le temps de travail moyen pour ce roulement est de 68h pour la semaine entière, presque exclusivement à domicile. Dans le détail : 9h par jour, dont 1h45 en déplacement... Quant aux tâches administratives, elles représentent quelques 6h par semaine. Continuité des soins oblige, l'infirmière libérale est joignable 24h/24. Les infirmiers reçoivent également des appels de patients entre 21h et 6h du matin à une fréquence de 2 à 12 fois par an (70% des répondants). Ces appels concernent principalement des perfusions, des décès ou des angoisses des patients et/ou des proches. 76% des infirmiers pensent que ces appels ne peuvent être évités. Enfin, concernant les périodes de vacances, la moitié des IDEL prend 3 et 4 semaines de congés annuels (55%) et un tiers prend seulement entre 10 et 15 jours par an (34%).

Les IDEL ont en moyenne 20 patients par jour. Un patient peut représenter jusqu'à 4 visites par jour

Travail en collaboration avec les autres professionnels

L'infirmière libérale collabore et assure la coordination avec les autres professionnels du domicile : médecin traitant et services d’aide à domicile. Elle collabore également avec le masseur kinésithérapeute, le pharmacien et le pédicure-podologue, particulièrement pour la prise en charge des personnes âgées. Les IDEL qui exercent dans les zones rurales pensent que les professionnels se connaissent bien à 67%. A l’inverse, 56% des IDEL exerçant dans les zones urbaines trouvent que les professionnels ne se connaissent pas bien entre eux. Si les IDEL collaborent avec les hôpitaux, les SSIAD et les réseaux, ainsi qu'avec les prestataires de service, ils travaillent peu avec l’HAD (Hospitalisation A Domicile) (15%) avec lesquels les relations restent quelque peu conflictuelles (détournement de patientèle, tarification imposée...). Quant aux CLIC (Centres Locaux d’Information et de Coordination), ils sont méconnus des IDEL et travaillent peu avec eux.

Les IDEL pensent ne pas bien connaître les autres professionnels de santé et considèrent que le rôle de chacun est bien défini

Quels outils pour la pratique ?

Seul moins d’1 % des infirmiers libéraux déclare ne pas utiliser de dossier de soins. Ils utilisent principalement un dossier de soins papier (94%) alors que la Stratégie Nationale de Santé 2018-2022 encourage le déploiement d’outils numériques. Ils doivent permettre aux professionnels de dégager du temps et ainsi améliorer la qualité du service au patient, la pertinence et la qualité des soins. L’utilisation de l’ordinateur est essentielle pour les infirmiers, 98% d’entre eux l’utilisent pour la gestion de leur exercice (notamment pour les télétransmissions et la gestion d’informations médicales). Question formation continue, 82% des IDEL interrogés déclarent avoir participé à un programme DPC au cours des 12 derniers mois. Les personnes n’ayant pas participé à un programme DPC au cours de l’année déclarent que les thèmes ne sont pas intéressants et/ou non adaptés aux besoins ou évoquent un manque de temps pour se former.

Globalement, les IDEL estiment que leur nombre est suffisant pour le territoire dans lequel ils interviennent (76%) et que le rôle de chacun des intervenants est bien défini (Oui à 61%). Les problèmes restent majoritairement liés à la transmission des informations : les professionnels n’ont pas
suffisamment de temps pour se coordonner (72%) et le retour d’information n’est pas bien organisé (66%). Les infirmiers interrogés jugent le dispositif "médecin traitant"  satisfaisant pour 64 % mais seuls 47% d'entre eux pensent que la coordination relève du rôle du médecin généraliste. Lorsque les IDEL effectuent la coordination des soins, ils collaborent avec le médecin traitant, les autres professionnels de santé, l’hôpital, les autres structures et le secteur médico-social. Cette coordination représente environ seulement 9% de leur temps de travail, considérant pourtant qu’elle ne relève pas du rôle du médecin traitant. Les IDEL manquent de temps pour se coordonner et ne sont pas rémunérés lorsqu’ils le font.

Les IDEL n’ont pas suffisamment de temps pour se coordonner (72%) et le retour d’information n’est pas bien organisé (66%)

Un constat... des réponses...

Lucienne Claustres Bonnet, infirmière libérale, Présidente de l'URPS Infirmière PACA, souligne qu'en tant qu’instance représentative des 16 000 IDEL de la région PACA, l’URPS entend répondre aux problématiques rencontrées au quotidien par les IDEL et notamment celle liée à la transmission des données et à la coordination. L’URPS élabore actuellement un outil de partage d’information et de coordination entre les professionnels. Cet outil permettra entre autres aux IDEL de s’intégrer pleinement au sein des Plateformes territoriales d'appui (PTA) et de faciliter les échanges entre professionnels du sanitaire et du médico-social. Concernant la permanence des soins et la disponibilité des IDEL à devoir répondre à des appels de nuit, Lucienne Claustres Bonnet explique que pour améliorer le travail des IDEL et garantir la sécurité des soins aux patients, l’URPS expérimente un projet d’astreinte de nuit. Il s’agit d’organiser des soins infirmiers de nuit à domicile afin d’apporter une réponse à des urgences. Les IDEL seront en mesure d’intervenir chez un patient la nuit et pourront agir en tout autonomie grâce aux protocoles de soins établis afin d’éviter des hospitalisations.

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

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(21/11/2017 : 17:11)

Dans le couloir... Show must go on !  Voir?

Nous l'avons découvert il y a peu et il ne pouvait en être autrement que de partager les histoires qu'il nous raconte. Sur sa page facebook intitulée « Dans le couloir... », cet aide-soignant nous ouvre une à une les portes des chambres de son service de soin et raconte. Derrière chacune d'entres elles se cachent des histoires et des vies différentes ... » Régulièrement nous publierons ces jolies chroniques, une invitation qui vous est faite pour les découvrir et les aimer !

Dans le couloir…

Aide-soignant diplômé en 2013, il a toujours exercé à l'hôpital. Je prends plaisir à être le spectateur assidu de mes meilleurs acteurs : les patients et le personnel soignant. Ce contact me permet d'apprendre beaucoup sur l'humain, ses travers parfois, les cultures du monde, les difficultés du quotidien... Cet apprentissage de la vie, j'en garde une trace depuis cinq ans. Dans un carnet qui me sert d'exutoire, je relate des anecdotes professionnelles. Depuis, j'essaie de formaliser cela sur un support accessible et ludique. C'est ainsi que j'ai créé une page Facebook sur laquelle je délivre régulièrement une histoire courte. Parfois humoristiques, parfois touchantes, elles sont le reflet du quotidien d'un aide-soignant travaillant à l'hôpital. Pourquoi avoir choisi comme nom "Dans le couloir" me direz-vous ? A la fois une entrée et une sortie, cet élément anodin d'un service représente le passage et c'est, à mon sens, l'essence même de l'hôpital. Passeur d'âmes et passeur d'histoires je souhaite faire découvrir ce monde troublant.

Chambre 147

Clown nez rougeRegardant par la baie vitrée le cirque qui dressait, tout près, son chapiteau, notre chef de service avait coutume de lancer, cinglant : Les jeunes, pas besoin d'aller au cirque, ça l'est bien assez ici ! Et en plus, la séance est offerte ! Il ne se trompait pas car parfois, entre les patients et la famille, nous ressemblions à d'habiles dompteurs de fauves… Certaines chambrées nous réservaient l'épreuve du feu ! Cependant, je reconnais que nous avions des qualités innées dans le comique de situation et il ne manquait à notre numéro d'Auguste parfaitement rôdé qu'un monocycle pour traverser d'un bout à l'autre le long couloir. Notre Monsieur Loyal en blouse blanche ne se doutait pas que son ironie mordante prendrait forme dans la chambre 147.

Instantanément, la morosité de l'hôpital s'efface et un épais rideau rouge s'ouvre sur la Piste aux étoiles.

De l'extérieur, rien n'y paraît pourtant, mais derrière la porte de cette chambre que rien ne distingue des portes blanches uniformes qui s'alignent tout au long du couloir, se cache l'univers pétillant et bariolé des saltimbanques. La monotonie immaculée est de courte durée et, en entrant, l'immersion dans le monde du cirque est instantanée. Accrochées de façon très fantaisiste, de vieilles affiches à l'effigie du célèbre bonhomme au nez rouge tapissent les murs de la chambre. Sur le chevet, des photos de notre patient, en compagnie d'animaux plus exotiques les uns que les autres, donnent au lieu un supplément d'âme. L'atmosphère circassienne irradie tout l'espace. Instantanément, la morosité de l'hôpital s'efface et un épais rideau rouge s'ouvre sur la Piste aux étoiles. En effet, notre patient, Monsieur Z., est, depuis toujours, clown professionnel dans un cirque. Hospitalisé depuis un mois et demi pour une prise en charge, en soins palliatifs, de son cancer du côlon, Monsieur Z., âgé de 78 ans, a tout de suite donné le ton de son hospitalisation. Comme une devise chargée de repousser les mauvaises ondes, un immense bandeau formé de lettres colorées habille le plafonnier et on peut y lire : Mieux vaut en rire ! Il faut dire que le rire, il en a fait son métier et qu'il le maîtrise à la perfection. Alors que nous parlons politique, il me dit malicieusement : Moi, j'ai pris le parti d'en rire ! Pour lui, pas besoin d'exagérer le trait, son visage malléable à souhait, qu'il modèle avec d'amusantes mimiques, se suffit à lui-même !

Je réalise immédiatement le bien-fondé de la thèse de nos artistes et je confirme : le rire ça a du bon !

Dans notre jargon hospitalier, l'on pourrait considérer Monsieur Z. comme un patient chronique, c'est-à-dire régulier. Nous avons donc eu le loisir de faire connaissance avec le personnage et sa joyeuse troupe d'amis, de vieux artistes du cirque ! De son propre aveu, ils forment une bande d'anciens combattants du rire et chacun a son armement pour faire s'agiter les zygomatiques des plus moroses et combattre le vague à l'âme. En bon connaisseur de l'humour, Monsieur Z. avoue que le rire est une excellente thérapie et il s'en fait le porte-bannière car, selon lui, sans rire, tu meurs ! De fait, les joyeux lurons s'amusent à animer le couloir et, peu à peu, le charme opère sur nos autres patients qui ingurgitent plus facilement leurs facéties que nos chimiothérapies.

Quand ce ne sont pas quelques musiciens qui viennent interpréter les grands classiques de Noël, c'est un magicien-clown qui se joue des chirurgiens sous l’œil amusé des patients. A l'approche de fêtes de fin d'année, en lieu et place des habituelles fragrances javellisées, il s'installe comme une odeur de légèreté dans notre service reconverti en chapiteau plusieurs après-midi durant.

Tandis que nos patients et leurs familles réclament une nouvelle dose d'amusements non dilués, j'observe Monsieur Z. Assis patiemment dans un coin, l’œil brillant, il me confie : Tu vois, ça, c'est la plus belle des récompenses ! alors que s'esclaffe bruyamment, devant une nouvelle pitrerie, le public conquis des patients qui se montraient, le matin même, endoloris et fatigués.

Je réalise immédiatement le bien-fondé de la thèse de nos artistes et je confirme : le rire ça a du bon !

Au lieu de te cacher derrière une épaisse carapace, utilise plutôt ce nez rouge, c'est une arme en rire massif !

La rigolade ne s'infiltre pas partout ni toutes les semaines, les résultats des examens médicaux s'aggravent. Cela étant, nous constatons que ça n'impacte aucunement l'énergie sans faille de notre expert en plaisanterie.Au chef de service impassible qui lui explique les résultats du dernier bilan cardiologique, il dit, en blaguant, Pourtant, je ris de bon cœur ! Lors du dernier staff médical, les praticiens s'attardent sur le pronostic vital de Monsieur Z. et lui proposent de rentrer chez lui pour passer des fêtes de fin d'année paisibles et familiales, non sans lui cacher le pronostic d'issue fatale le concernant… Mais, juste retour des choses, le jour de sa sortie, tous les patients et les familles sont dans le couloir pour applaudir à tout rompre celui qui a orchestré avec finesse l'évasion artistique. En artiste rompu à la tradition, Monsieur Z. salue son public et s'incline plusieurs fois tout en remerciant l'assemblée par une envolée de baisers ! Timidement, il s'approche et me glisse quelque chose dans la poche : Au lieu de te cacher derrière une épaisse carapace, utilise plutôt ce nez rouge, c'est une arme en rire massif !.

Huit mois plus tard, nous apprenons que Monsieur Z. est décédé, entouré par sa curieuse et amusante caravane d'artistes. Ce nez rouge est bien en place chez moi, parmi d'autres reliques professionnelles. Les années ont passé, mais parfois je regarde cet attribut clownesque et pense à Monsieur Z. Je mesure maintenant la chance que j'ai eue d'assister à son dernier tour de piste ! Une étoile murmure encore : le spectacle continue !

Dans le couloir, Chambre 147, 7 novembre 2017

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(21/11/2017 : 10:55)

Journées infirmières de l'installation libérale 2018 : Paris le 26 janvier, Lyon le 1er ...  Voir?

Les journées infirmières de l'installation libérale (JIIL) connaissent depuis leur création en 2012 par infirmiers.com et ses partenaires, un succès croissant. Chaque année, en effet, plus 500 infirmier(e)s en bénéficient pour envisager sereinement leur projet d'installation et l'anticiper en disposant d'informations précises en la matière. En 2018, 9 dates, à Paris et en province, vont permettre encore une fois à tous ceux qui visent le secteur d'exercice libéral d'acquérir toutes les clés nécessaires à la réussite de leur projet. L'aventure JIIL continue, deux premières dates, à Paris et Lyon, sont d'ores et déjà ouvertes  !

JIIL Journée infirmière d'installation libérale

Lors de ces journées, l'approche est réaliste, interactive, et ce, dans une belle synergie où la parole est libre pour aborder toutes les thématiques liées à l'exercice libéral.

Le contexte

Année après année, les Journées infirmières de l'installation libérale (JIIL) accueillent de plus en plus de candidats qui souhaitent quitter l'hôpital et gagner en autonomie en se lançant dans l'aventure libérale. Mais ce n'est pas un « petit » projet et le futur entrepreneur - puisque c'est bien de cela qu'il s'agit ! - se doit de bien connaître les démarches administratives que cela suppose ainsi que l’environnement des soins de ville et des contraintes associées. Telle est la vocation de ces JIIL proposées tout au long de l'année 2018 à Paris mais aussi en province : informer et former, éclairer le propos grâce à l'expertise des différents partenaires. La journée, animée par une ancienne infirmière libérale (plus de 25 années d'expérience) et formatrice, s'organise en effet autour des différentes interventions de chacun des partenaires : ANGIIL, association de gestion agréée des paramédicaux libéraux, VEGA, CBA, éditeurs de logiciels de télétransmission, BFM, Banque française mutualiste.

"Excellente journée qui a répondu à mes attentes. Des intervenants pertinents, très agréables et très pro. Continuez ainsi et merci"
Sophie, le 31 mars 2017, Issy-les-Moulineaux

Une formation très exhaustive...

L'approche est réaliste, interactive, et ce, dans une belle synergie où la parole est libre pour aborder toutes les thématiques liées à l'exercice libéral : formalités administratives, géomarketing, incidences économiques, aides à l’installation, modes d’exercices, nomenclature, télétransmission, assurances, couverture sociale, fiscalité... Et la convivialité sera également au programme…

Si votre projet d'installation en libéral est là, les JIIL sont là pour vous, vous ne le regretterez pas ! En 2018, l'aventure JIIL continue !

La première JIIL de l'année, le 26 janvier 2018 à Paris est ouverte aux inscriptions ainsi que la JIIL lyonnaise du 1er février . Les deux JIIL qui auront lieu dans le cadre des Journées nationales des infirmiers libéraux, les 5 et 6 avril 2018 à La Cité des Sciences et de l'Industrie, Paris La Villette, s'ouvriront début décembre... Ouvrez l'oeil !

JIIL 2018 - 9 journées à Paris et en province. Les inscriptions se feront progressivement en ligne sur cet espace dédié. Elles seront annoncées sur le site infirmiers.com et ses réseaux sociaux facebook et twitter. Soyez vigilants ! 

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Une manifestation

infirmiers.com

En partenariat avec

 BFM Angiil Vega logo cba

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

... / ... Lire la suite

(21/11/2017 : 10:45)

Prix Reconnaissance du SIDIIEF... et si c'était vous ?  Voir?

Dernière semaine pour déposer votre candidature ! Soulignant la contribution exemplaire d’infirmières et infirmiers à la santé des populations et au rayonnement de la profession, les prix Reconnaissance du SIDIIEF sont l’occasion de mettre en lumière des personnalités remarquables au sein du monde infirmier francophone. Le SIDIIEF remettra quatre prix lors du 7ᵉ Congrès mondial des infirmières et infirmiers francophones (Bordeaux – 4 juin 2018).

Renseignements et dépôt de candidature

... / ... Lire la suite

(21/11/2017 : 09:08)

Dernière mise à jour : 22/11/2017 : 17:35


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