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Journal de Neurochirurgie

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Sommaires des Revues - Infirmiers.com

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Les actualités de infirmiers.com


Edito - Une brève histoire du temps ou quand le temps devient de plus en plus bref...  Voir?

On ne parle que de cela, on n'entend que cela si l'on tend l'oreille : des histoires de temps, de temps de travail, de temps de transport, de temps de sommeil ou de restauration, de temps relationnel, de temps accordé à ses collègues, à ses proches, à ses enfants, à ses loisirs… et les professionnels de santé rajoutent : de temps accordé à leurs patients... Chacun se plaint de n'avoir plus de temps pour rien, de courir après le temps, à croire que nos journées se sont raccourcies alors qu'elles sont saturées de tâches multiples et variées plus contraignantes les unes que les autres. Courir après le temps, on le sait bien, ne rime hélas pas avec sérénité. Par les temps qui courent, le temps presse, et on passe le plus clair de son temps à tenter de gagner du temps en faisant tout en un rien de temps ou en deux temps trois mouvements !

Le coeur n'y est plus, les cadences s'accentuent

Tentiomètre coeur vie

Concernant leurs conditions de travail, infirmières et aides-soignantes l'affirment  majoritairement : « elles manquent de temps pour accomplir leur travail » et « n'ont pas suffisamment de moment de pause ».

Les professionnels de santé sont bien placés pour le savoir, alignant parfois sans plus trop de sens des tâches de plus en plus chronophages - et notamment administratives - qui ne leur laissent plus guère de temps pour prendre leur temps, un temps qu'ils voudraient plus rationnel autant que relationnel. Le coeur n'y est plus, les cadences s'accentuent, les priorités comptables priment sur la promesse d'humanité, les valeurs du soin, malmenées, poussent les soignants au bout de leur résistance. Résultat, le stress - et la souffrance qui l'accompagne - se chronicise, les soignants se plaignent, s'aigrissent parfois de si peu de considération, craquent quand ce n'est pas plus grave encore... Leurs attentes sont si nombreuses, d'autant plus qu'elles sont récurrentes : des conditions de travail qui leur permettent de délivrer des soins dignes, une reconnaissance de compétences qui rime avec valorisation d'un engagement total envers l'autre, des moyens humains à la hauteur des besoins, à la ville comme à l'hôpital, en soins généraux, spécialisés comme dans le médico-social…

Par les temps qui courent, le temps presse, et on passe le plus clair de son temps à tenter de gagner du temps en faisant tout en un rien de temps ou en deux temps trois mouvements !

Pourtant cela devrait les rassurer et ce, malgré leurs états d'âme - certains disent en effet « On se moque de nous et on nous tient par la culpabilité… », les patients apprécient le personnel hospitalier, qu'il soit soignant ou administratif. De nombreuses enquêtes d'opinion l'ont déjà mis en évidence et la dernière en date - le Baromètre Odoxa/MNH1 –  le souligne une fois encore. Les personnels hospitaliers jouissent en effet d’une excellente image auprès des patients (86% en moyenne) ; une image plébiscitée à plus de 90 % pour les infirmier(e)s et les aides-soignant(e)s ! Ces derniers le savent, mais parfois le sous-estime encore, c'est pour dire !

Manquer de temps pour accomplir son travail et ne jamais avoir de temps de pause…

« Je me bats avec moi-même pour aller plus vite tous les jours »

Dans ce Baromètre, il est question de satisfaction : près des deux tiers des personnels hospitaliers se dit aujourd’hui satisfait de son travail. Mais l'homogénéité n'est pas au rendez-vous. Les inquiétudes perdurent particulièrement parmi les aides-soignantes dans un état de stress préoccupant. Elles sont nombreuses à se dire mécontentes de leur travail (42 %), estimant qu'il n’est pas reconnu à sa juste valeur (80 %). La forte mobilisation du mois de janvier dernier dénonçant les conditions de travail en Ehpad en atteste largement et la grogne est loin d'être terminée avec un mouvement national à nouveau annoncé pour le 15 mars.

Et l'on en revient à la notion de temps. Concernant leurs conditions de travail, infirmières et aides-soignantes disent très majoritairement dans ce Baromètre manquer de temps pour accomplir leur travail et ne jamais avoir de moment de pause dans leur travail. Ceci est en parfaite adéquation avec les témoignages de soignants, tous plus édifiants les uns que les autres que nous publions très régulièrement : En Ehpad, une toilette « VMC », c’est une toilette « visage-mains-cul », express, pour sûr ! Plutôt que d'aider les résidents à aller aux toilettes, on leur met des protections. Plutôt que de les aider à manger, on leur donne une alimentation mixée car c’est plus rapide à avaler et on peut donner la cuillère à deux personnes en même temps ! ou encore je me bats avec moi-même pour aller plus vite tous les jours.

Parce que le temps est une valeur inestimable pour tout soignant, on ne peut que militer pour sa sauvegarde et sa bonne gestion.

Que serait « avoir le temps » dans une logique de prendre soin ? Etre disponible et concentré sur l’instant en évitant de penser à l’endroit où il faudra se trouver dans cinq minutes ou à ce qui reste encore à réaliser. En effet, écrivait Myriam Heron dans un dossier consacré au « Temps dans le soin » À l’hôpital, tout se passe souvent comme si les soignants n’avaient jamais le temps. Est-il possible pour le soignant d’adopter une logique d’accompagnement de qualité quand il est davantage tourné vers une logique quantitative de quête du temps ? “Avoir” le temps serait ainsi “être” le temps, c’est-à-dire l’incarner.

Une étude menée par Didier Truchot, professeur de psychologie sociale du travail et de la santé à l'Université de Bourgogne Franche-Comté, ne dit pas autre chose. Il s'avère que c'est le « travail empêché » - le sentiment de ne pas faire son travail convenablement, de ne pas consacrer assez de temps à ses patients, ou encore l'impossibilité d'utiliser toutes ses connaissances - qui a le plus d'impact sur l'épuisement émotionnel et la dépersonnalisation.

Pour bien soigner, il faut donc du temps. On ne peut que constater que les dures lois de l’économie où le temps est compté, tuent à terme la qualité des soins. Parce que le temps est une valeur inestimable pour tout soignant, on ne peut que militer pour sa sauvegarde et sa bonne gestion. Il est encore temps de revoir les organisations de travail, les priorités et le sens qu'on leur donne. Dans une réflexion collective, inspirons-nous du bel aphorisme du sociologue et philosophe Edgar Morin qui nous met en garde : A force de sacrifier l'essentiel pour l'urgence, on finit par oublier l'urgence de l'essentiel.

Note

  1. Carnet de santé des Français et des personnels hospitaliers, février 2018. Enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par internet les 13 et 14 décembre 2017, et réalisée auprès d’un échantillon d’adhérents de la Mutuelle Nationale des Hospitaliers et des professionnels de la santé et du social (personnels hospitaliers soignants et non-soignants) interrogés par internet du 11 au 31 décembre 2017.

Bernadette FABREGASRédactrice en chef Infirmiers.combernadette.fabregas@infirmiers.com @FabregasBern

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(23/02/2018 : 13:43)

Activité physique, particulièrement importante pour les malades d'Alzheimer  Voir?

Plusieurs travaux ont prouvé que des patients attients de la maladie d'Alzheimer peuvent avoir une amélioration de leur performance motrice grâce à une activité physique régulière : amélioration vitesse de marche et déclin fonctionnel moteur moindre. L’activité physique peut revêtir plusieurs formes : la marche, des exercices d’équilibration et de renforcement musculaire, des parcours de marche avec des stations de pause pour effectuer des exercices de souplesse, de musculation et d’équilibre. Dans un Ehpad, il est important que cette activité physique s’inscrive dans un projet d’équipe et le projet de vie du résident.

Faire de l'xercice est d'autant plus nécessaire que c’est une population très souvent sédentaire. De nombreux patients résident en Ehpad parfois dans des unités fermées, d’autres à domicile - et sortent peu notamment par peur de tomber, du fait d’une apathie ou parce que leur entourage a peur qu’ils ne s’égarent. Cette population est également exposée à un certain nombre de complications parmi lesquelles : des difficultés motrices avec des risques de chutes importants, des modifications comportementales difficiles à soigner par des médicaments, une dénutrition et une perte de la masse musculaire.

Ainsi, l’activité physique est pertinente pour maintenir l’indépendance fonctionnelle de ces patients, un élément important de leur qualité de vie. Elle comporte par ailleurs une dimension sociale cruciale : elle permet de réduire un certain nombre de troubles psycho-comportementaux, de limiter notamment les éléments dépressifs, l’agressivité et la déambulation. L’appétit, le transit intestinal, la souplesse, la tension artérielle, le contrôle glycémique, l’ostéoporose s’en trouvent également améliorés.
Promouvoir l’exercice physique est donc déterminant pour cette population.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de la Société française de Gériatrie et de Gérontologie.

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(23/02/2018 : 09:08)

« On m'a dit que vous étiez une patiente difficile… »  Voir?

Nous sommes dans une ville moyenne de Province ou je viens de déménager. Je dois retourner dans le (grand) centre de dialyse où j'ai recommencé les dialyses à l'issue de ma seconde greffe. C'est toujours une étape un peu difficile dans la vie d'un dialysé.

Smiley sourire

La mauvaise réputation n'est pas qu'une affaire de chanson… Pour un patient, ce jugement peut être très délétère pour la qualité relationnelle soignant/soigné et la confiance qui l'accompagne.

Ce grand centre de dialyse a plusieurs petits centres répartis sur plusieurs secteurs. On m'affecte dans une clinique qui dispose d'un centre de dialyse. C'est toujours un peu compliqué de changer de centre de dialyse. On perd ses habitudes, ses repères, on doit renouer le lien avec du personnel soignant… C'est pourquoi j'arrive un peu stressée pour ma première dialyse. D'autres patients m'ont dépeint ce centre comme défraîchi, peu avenant. Un peu comme la punition. Ça amplifie mon stress. Que va t-il se passer ? Est-ce que ça va bien se passer ?

J'entre dans le service. Je dois traverser un long couloir. Un peu comme quand on va au bloc.

J'avoue que ça me fait un peu peur. C'est effectivement un peu vieillot. Ce n'est pas un centre très avenant. Intimidée, je me présente à une aide-soignante. Ce petit centre dispose de plusieurs petites salles de dialyse. Je m'installe à ma place. Une infirmière arrive. Ils ont l'air sympathique. Je reste tout de même prudente.

Une fois branchée, je surfe avec mon Ipad, comme d'habitude. Pour ma première dialyse dans ce centre, on m'a mise en chambre seule. J'aime le confort des chambres seules. On est plus tranquille. Avec soi. Pas en communauté. Comme c'est un centre lourd, un médecin passe à chaque dialyse et le personnel est plus nombreux. J'ai un peu perdu l'habitude. J'ai souvent été en auto-dialyse.

Le néphrologue arrive. C'est un médecin « branchouille » à la « kool ». Il se présente: c'est le Dr V. Un des médecins du service. Ils sont 3. Il m'explique le fonctionnement du service et les horaires. Nous échangeons sur les raisons de notre déménagement. Il est curieux. Nous finissons par aborder le côté médical. Il me demande mes antécédents médicaux. Nous discutons sereinement. A la fin des échanges médicaux, il se pose à côté de moi, à ma hauteur et me demande : « On m'a dit que vous étiez une patiente difficile... Qu'en pensez vous ? »

Cette phrase a été l'amorce d'une longue et difficile reconstruction de reprise de confiance envers les personnels soignants. Je dois beaucoup au Dr V. que je remercie infiniment.  Je remercie également un des médecins de ce centre. Elle se reconnaîtra si elle lit cet article.

Cet article a été publié sur le blog Patiente(impatiente) que nous remercions de ce partage.

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(23/02/2018 : 07:55)

Grands-Brûlés : retrouvez l’intégralité de notre série en trois épisodes  Voir?

Accidents domestiques, explosions, incendies, tentatives d’homicide… Le Centre de Traitement des brûlés de l'hôpital Saint-Louis (AP-HP), dans le nord de Paris, accueille des patients atteints de brûlures très graves. Les équipes de l’hôpital Saint-Louis ont accepté de nous ouvrir leurs portes. Nous avons ainsi pu suivre, durant deux jours, le travail d’Aurélie et de Marie-Agnès, un binôme infirmière / aide-soignante qui prend en charge ces patients au cœur du service très spécifique du Professeur Mimoun. Retrouvez l’intégralité de notre série en trois volets.

Vous les avez découverts au fil de ces trois dernières semaines et nous avions même créé un teaser pour vous l'annoncer. Nous vous proposons à présent de revoir l’intégralité des épisodes de notre série « Vu de l’intérieur », tournée au Centre de Traitement des Brûlés de l’Hôpital Saint-Louis, à Paris, sur le travail quotidien d’un binôme infirmier/aide-soignant. 

Episode 1 – De l’importance du binôme infirmier/aide-soignant

Vous ferez connaissance avec Aurélie, une infirmière, et Marie-Agnès, une aide-soignante, que nous avons suivies tout au long de cette série. Dans cette toute première partie, elles nous expliquent la nécessité de travailler en binôme, tout au long de la prise en charge du patient. Quels sont les premiers gestes ? Comment se déroule la prise en charge du patient grand-brûlé à son arrivée dans le service ? Les deux professionnelles nous emmènent ainsi dans leur quotidien.

Si vous ne parvenez pas à ouvrir cette vidéo, rendez-vous directement sur Youtube

Episode 2 – Technicité et compétences de l’équipe soignante

Dans ce deuxième épisode, nous retrouvons notre binôme, qui réalise cette fois le pansement (technique) de la main d’une personne gravement brûlée. A quoi ressemble une chambre de réanimation dans un tel service ?

Quelles sont les qualités d’une IDE qui travaille auprès des grands brûlés ? C’est ce que vous découvrirez dans ce nouvel extrait.

Si vous ne parvenez pas à ouvrir cette vidéo, rendez-vous directement sur Youtube

Episode 3 – Une équipe soudée pour tenir au long-cours

Dans ce dernier épisode, vous en saurez plus sur les relations que les équipes entretiennent avec les patients et avec les familles. Aurélie et Marie-Agnès nous expliquent aussi l’importance d’une équipe soudée face aux difficultés. Ce qui est parfois le plus pénible pour elles ? Le regard d’un patient sur sa brûlure.

Si vous ne parvenez pas à ouvrir cette vidéo, rendez-vous directement sur Youtube

Une série vidéo au cœur des pratiques infirmières !

« Vu de l’intérieur... », voici le nom d’une toute jeune série signée Infirmiers.com. La rédaction vous propose des rendez-vous réguliers avec, à chaque fois, une immersion dans un secteur du soin particulier, au plus près des infirmiers. Le premier de la série était consacré à l’IDE coordinateur de greffe. Ce programme s’inscrit dans la suite logique de notre ligne éditoriale qui tient à valoriser le métier d’infirmier sous toutes ses facettes. Si vous souhaitez faire découvrir votre pratique, n’hésitez pas à contacter la rédaction pour un reportage.

Retrouvez toutes nos vidéos sur notre chaîne Youtube, inscrivez-vous et n'hésitez pas à partager !

Susie BOURQUINJournaliste susie.bourquin@infirmiers.com @SusieBourquin

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(22/02/2018 : 14:55)

Veille juridique du 1er au 15 février 2018  Voir?

L’Institut Droit et Santé (Université Paris Descartes) propose une veille juridique sur les questions de santé deux fois par mois. Pour les lectrices et lecteurs d'infirmiers.com et de cadredesante.com, ses juristes commenteront les points sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les professions paramédicales. N’hésitez pas à nous faire part de vos remarques.

En partenariat avec l'Institut Droit et Santé - Au sommaire : bonnes pratiques, responsabilité, hépatite B, ordres professionnels...

Veille juridique

Questions de santé - Veille réglementaire du 1er au 15 février 2018

Ordres professionnels – Médicales – Paramédicales – Pharmaceutiques – Infirmiers (J.O. du 10 février 2018)

Décret n° 2018-79 du 9 février 2018 portant diverses mesures d’adaptation relatives aux professions de santé.

Infirmière libérale – CPAM – Facturation kilométrique fictive – Télétransmission des feuilles de soins – Manœuvres frauduleuses – Délit d’escroquerie (Note sous Cass., Crim., 11 juillet 2017, n°16-84828) (RSC, décembre 2017, p.754)

Note de H. Matsopoulou « Manœuvres frauduleuses : la télétransmission, par une infirmière, des feuilles de soins attestant de kilomètres fictifs parcourus ». L’article précité apporte un commentaire sur la décision rendue par la Cour de cassation le 11 juillet 2017. La problématique soulevée dans cette affaire est celle de la télétransmission, par une infirmière, de feuilles de soins attestant de kilomètres fictifs. L’auteur débute son écrit en rappelant brièvement les faits ainsi que le déroulement jurisprudentiel de l’affaire. Ainsi, une infirmière libérale est poursuivie pour escroquerie envers la caisse primaire d’assurance maladie, pour avoir établi une facturation kilométrique fictive. D’abord relaxée en 1ère instance, l’infirmière est cependant condamnée en appel. Insatisfaite, l’inculpée décide de se pourvoir en cassation. La Chambre criminelle écarte le pourvoi formé en approuvant le raisonnement adopté par les juges du fond. Elle ajoute par ailleurs que le recours à la carte Vitale ou d’assuré social remise par le patient au professionnel est nécessairement impliqué dans la télétransmission des feuilles de soins. Après cet exposé, l’auteur développe la portée de la décision. Il observe ainsi une évolution de la solution retenue qui semble plus répressive au regard de la jurisprudence constante de la Chambre Criminelle. Il indique à ce propos que la Cour de cassation a tenté de préciser le raisonnement des juges du fond sur la caractérisation des manœuvres frauduleuses. L’auteur analyse ainsi la motivation retenue par les juges du fond, il relève ainsi que cette solution pourrait être expliquée par le fait que l’utilisation de la carte Vitale correspondrait, par analogie, à l’équivalent électronique de la signature du patient.

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(22/02/2018 : 10:55)

30 maires démissionnent pour protester contre la fermeture des urgences  Voir?

Pour protester contre la fermeture potentielle de plusieurs services des urgences de nuit dans les départements de la Nièvre et l'Yonne et montrer leur détermination, 30 maires ont choisi de démissionner. Les services des urgences de nuit de Decize, Clamecy, Avallon et Tonnerre seraient directement menacés, en attendant les conclusions définitives du projet régional de santé 2018-2022 rendues à la fin du mois de juin. Interrogés par France 3, les maires "dénoncent des décisions arbitraires" qui mettent en péril la santé des habitants.

Pour en savoir plsu, rendez-vous sur le site de RTL.fr.

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(22/02/2018 : 10:53)

L'infirmier conseil Asalée : un atout pour la prévention  Voir?

Le dispositif Asalee permet aux patients à risques ou atteints de maladies chroniques d‘évoquer leurs pathologies avec un infirmier délégué à la santé publique. Celui-ci intervient dans certaines maisons médicales, comme celle de Marsac.

Asalee, pour Action de santé libérale en équipe, est un protocole de travail en équipe pluridisciplinaire, conventionné par l'Agence régionale de santé et financé par l'Assurance-maladie. Il vise à faciliter la prise en charge de patients à risques ou atteints de maladies chroniques dans un contexte de tension démographique. Ce déploiement se poursuit, avec la perspective pour des IDE (infirmiers diplômés d'Etat) de pouvoir, en intervenant sur plusieurs sites, travailler à plein-temps sur cette mission.

L'association Asalee a mis en place un dispositif d'infirmiers délégués à la santé publique (IDSP). Ceux-ci interviennent dans les maisons médicales accueillant au moins deux médecins, qui peuvent alors orienter leurs patients vers ce professionnel de santé, en complément à leur prescription. Pour les patients, il s'agit d'un interlocuteur précieux qui prend le temps de travailler sur la prévention et la prise en compte de leur pathologie. La lutte contre le tabagisme et l'accompagnement vers et pendant son arrêt figurent parmi ces objectifs de prise en charge, avec les maladies ou risques cardio-vasculaire et le diabète également.

Pour en savoir plus, rendez vous sur le site de la Montagne.

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(22/02/2018 : 10:04)

Écouter, c’est devenir témoin de la parole qui se déploie  Voir?

Dans ce nouveau cours, Christine Paillard rappelle aux soignants qu'apprendre à faire silence constitue un véritable apprentissage. Il ne s’agit pas en effet seulement de se taire. Le silence est bien plus que cela. Écouter, c’est devenir témoin de la parole du patient qui se déploie. En effet, celle-ci a besoin d’une certaine qualité de silence pour oser se dire.

Chaque mois, Christine Paillard, ingénieur pédagogique, propose d'analyser un mot, son étymologie et démontre son importance dans le domaine du soin ; un mot figurant dans son « Dictionnaire des concepts en soins infirmiers - Vocabulaire professionnel de la relation soignant-soigné ».

Chut silence

Le silence est, pour certains, un moyen de communiquer, une opportunité, un simple murmure. Pour d’autres, il peut être incompréhensible, inquiétant, ou porteur d'une richesse attendue… ou pas.

Le silence résonne dans plusieurs domaines (législation, musique, commerce…). Emprunté au latin silentium, il est attesté en 1121 comme un état de celui qui s'abstient de parler, le fait de ne pas parler, de ne pas se plaindre… En 1755, il devient aussi une interruption dans un bruit. Pour le Littré, c’est une suspension que fait celui qui parle dans la déclamation. Cit. Dès que nous avons vraiment quelque chose à nous dire, nous sommes obligés de nous taire… 1

Le silence est, pour certains, un moyen de communiquer, une opportunité, un simple murmure, une pause, le repos du guerrier, un temps éternel, un recueillement, une injonction, une omission. Pour d’autres, il dure une minute, il est un art, il peut être incompréhensible, inquiétant, imposant ou devenir un jeu, une richesse attendue. Pour le Dictionnaire historique de la langue française2, le silence désigne également le fait de ne pas exprimer quelque chose, de ne pas divulguer ce qui est secret, sens auquel se rattache  la locution “la loi du silence” qui interdit  aux membres d’une association de malfaiteurs  de renseigner la police, par exemple, l’omerta sicilienne. Le silence rentre aussi dans le cadre des relations interpersonnelles.

Il existe des lieux propices au silence : les bibliothèques, l’hôpital, la nature, les églises, les lieux commémoratifs symbolisant la mort, le sacrifice, l’héroïsme, les cimetières, la nuit qui propose des bruits différents. Pour le philosophe Henry-David Thoreau3, le silence est révélé par les petits bruits (ruisseau, moustique, grenouille...). Faut-il opposer silence et bruit ? Si le silence semble être l’absence de bruit extérieur, le dialogue se poursuit à l’intérieur, il a la politesse de ne pas se dévoiler à l’autre et conserve sa force dans l’intimité pour être délivré en son temps. Cit. Il y a un moment pour tout et un temps pour toutes choses sous le ciel. […] un temps pour se taire et un temps pour parler 4.

Le silence peut être perçu négativement chez l’enfant qui a besoin d’être rassuré dans ses mouvements, ses actes de la vie, même si à l’école le silence invite à la concentration et semble maintenir l'équilibre nécessaire à la gestion d’un groupe. Le silence d’une personne âgée, lui, peut signifier parfois une sorte de démission de la vie, une solitude résignée répondant à une plainte profonde qui ne regarde qu’elle. A l’époque de Léonie Chaptal (1926), le silence était une vertu essentielle chez l’infirmière discrète et dévouée : [...] Qu’une infirmière sache  se taire, cela est une vérité indéniable. Il est donc inutile d’étudier et les raisons du silence, et les moyens pour savoir le garder [...]. Pour apprendre à réfléchir, il faut savoir faire le silence en soi, s’habituer à laisser tomber les pensées inutiles, à chercher la vérité dans  la solitude  [...] 5.

Faut-il opposer silence et bruit ? Si le silence semble être l’absence de bruit extérieur, le dialogue se poursuit à l’intérieur, il a la politesse de ne pas se dévoiler à l’autre et conserve sa force dans l’intimité pour être délivré en son temps

Une technique de communication

Pour Pierre Dominicé6, Dans le monde agité et instable dans lequel nous vivons, la vertu du silence se fait rare. Face à la maladie, à la souffrance qu’elle entraîne, à l’inquiétude qu’elle suscite, le malade est obligé d’accepter ce que la plupart des médecins ont de la peine à comprendre, à savoir que la maladie revêt un sens intérieur qui est à construire indépendamment du traitement imposé en extériorité. Comme le précise Pascale Tocheport7, le silence peut être le reflet de la souffrance. Dès l’annonce d’un diagnostic, la maladie engendre la peur. La mort émerge à un moment imprévu, dans une vie loin d’être terminée. La souffrance psychologique modifie alors l’identité en affectant la force d’action et la capacité à communiquer. Bien souvent naissent un sentiment d’injustice et de culpabilité et deux questions : « Vais-je mourir ? » « Vais-je avoir le courage de le dire à mes proches ? » L’angoisse grandit à l’idée d’être abandonné, de mourir seul, de perdre l’affection des êtres chers, ses relations professionnelles, son emploi… Les soignants rencontrent certaines difficultés face au déni et au non-dit du patient pour :

  • expliquer la pathologie et ses évolutions convenablement ;
  • amener le patient à accepter ses traitements sans prononcer les mots tabous ;
  • répondre aux questions embarrassantes des familles sans dévoiler ce que le patient veut cacher ;
  • s’obliger au silence en cas de risque de contamination pour la famille, en évitant de se mentir à soi-même en tant que soignant non aidant pour l’autre.

Selon Jacques Chalifour8 Il convient de travailler aussi sur les silences, leurs significations, la valeur à leur accorder dans le processus relationnel, car, bien souvent, par peur du silence, on se presse de parler, coupant court à l'émergence d'une émotion, d'un mot dont l'intérêt peut s'avérer décisif dans l'entretien de relation d'aide. D’après Roland Narfin9, c’est à Sigmund Freud que l’on doit la découverte de l’utilité du silence dans la relation soignant-soigné. Au cours d’une séance pendant laquelle il se tait, Freud se rend compte en effet que son mutisme – fermeture volontaire à toute intervention ou révélation de sa part – permet à la patiente de s’exprimer librement.

Pour le soignant, apprendre à faire silence constitue un véritable apprentissage. Il ne s’agit pas en effet seulement de se taire. Le silence est bien plus que cela. Écouter, c’est devenir témoin de la parole qui se déploie. Celle-ci a besoin d’une certaine qualité de silence pour oser se dire. Parallèlement à la posture silencieuse, le soignant durant l’entretien se doit d’accueillir le patient par une parole accueillante et contenante afin de le placer dans une situation de confiance où il pourra s’exprimer plus aisément.

Pour aller plus loin

Chut : une histoire du silence : Concordance des temps. Jean-Noël Jeanneney.16/04/2016. Podcast disponible sur France Culture

Notes

  1. Trésor des humbles de Maurice Maeterlinck (1896).
  2. Rey Alain. Robert. Paris: Robert. 2016.
  3. Thoreau Henry-David . Bruit et silence suivi de Les temps obscurs. Paris: La Brèche éditions. 2010.
  4. L’Ecclésiaste 3:  1- 7
  5. Chaptal Léonie. Morale professionnelle de l’infirmière - bibliothèque de l’infirmière- Paris : Poinat. 1926. Chapitre VIII : Nécessité de l’habitude du silence.
  6. Dominicé Pierre. Du silence de la souffrance à la parole des patients. Le sujet dans la cité.  1/2010.n° 1. p. 107-119
  7. Tocheport Pascale. À l’écoute du patient pour une meilleure prise en charge. Soins.Vol 54, N° 734.avril 2009.pp. 38-39
  8. Chalifour Jacques. L'intervention thérapeutique, volume 1. Les fondements existentiels-humanistes de la relation d’aide. Canada : Gaëtan Morin éditeur, 1999.
  9. Narfin Roland, Les vertus des silences dans la relation de soins. La revue de l'infirmière. Vol 61, n° 177. janvier 2012. pp. 49-50.

Christine PAILLARD  Ingénieur pédagogiqueRédactrice Infirmiers.com  christine.paillard@ch-nanterre.fr

L'auteur

Christine Paillard est docteure en sciences du langage, diplômée en ingénierie pédagogique et titulaire d'une licence en information et communication. Ingénieure documentaire, elle accompagne les étudiants infirmiers à l'acquisition de compétences informationnelles pour remobiliser une démarche documentaire dans une logique professionnelle et universitaire.

Les ouvrages déjà parus

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(22/02/2018 : 07:55)

Mieux dépister les démences : l'importance de l'infirmier !  Voir?

Les infirmiers jouent un rôle prépondérant pour diagnostiquer précocément des cas de démences. En effet, ils demeurent au plus près des patients lors des soins que ce soit à domicile ou en établissement de santé. Des chercheurs chinois ont donc décidé de tester une application pour former les infirmiers à détecter les premiers signes de maladies neurodégénératives. Les résultats s'avèrent prometteurs…

téléphone application

Une application mobile pour améliorer les connaissances des infirmières sur les premiers signes de maladies neurodégénératives et donc les détecter au plus tôt... et pourquoi pas ?

Au vu de leur relation privilégiée avec les patients, notamment les personnes âgées, les infirmiers pourraient jouer un rôle majeur pour le dépistage précoce de démences. Toutefois, ils n'ont pas toujours la formation adéquate lors de leurs études ou ils ont peu d'expérience auprès d'une patientèle âgée. D'où l'importance d'un outil permettant de se former en continu qui soit à la fois efficace et accessible (notamment pour les professionnels exerçant en milieu rural).

Une équipe chinoise de chercheurs s'est penchée sur le problème et a testé le potentiel d'une application mobile baptisée WeChat. Lors de leurs travaux, les scientifiques ont réalisé un essai clinique randomisé pour évaluer l'intérêt de cet outil dans des établissement de soins primaires établis dans des villes en Chine.

Une formation suivie pour un meilleur dépistage

Plus précisément, 115 infirmières ont été divisées en deux groupes au hasard : le groupe expérimental et le groupe contrôle. Tout d'abord, la totalité des participantes ont reçu une formation de 6 h pour apprendre à mieux dépister les démences. Ensuite, le groupe expérimental a eu accès à WeChat. Les soignantes étaient en contact avec une infirmière spécialisée en gériatrie via l'application pendant une période de 3 mois. Cette apprentissage interactif comprenait des discussions de groupe et évoquait aussi la bonne façon de passer, après la théorie, à la pratique (par exemple comment surmonter les obstacles susceptibles de survenir). Les connaissances des professionnelles de santé ainsi que leur façon d'agir face à des symptômes de maladies neurodégénératives ont été évaluées avant la formation, après les 6 h de modules et enfin après les 3 mois de suivi.

Un programme efficace et bien accepté

Les résultats démontrent clairement que les soignantes appartenant au groupe expérimental ont amélioré de manière significative leurs connaissances comme leurs attitudes de prise en charge. Elles ont également montré une volonté plus fréquente de procéder à un dépistage de la démence.

Enfin, d'après le questionnaire de retour, les infirmières ont en majorité bien accepté ce programme. Près d'une participante sur cinq dans le groupe expérimental a d'ailleurs demandé davantage d'interactions avec l'application. Cependant, bien que ce programme paraisse faisable et accessible, les infirmières ont tenu à souligner que leur charge de travail https://www.infirmiers.com/actualites/actualites/ehpad-le-mot-qui-fait-tache.html leur laissait malheureusement peu de temps pour détecter les signes d'une maladie neurodégénérative. En effet, si les infirmiers sont parmi les mieux placés pour ce type de dépistage, ils restent malheureusement sur-sollicités dans bien des domaines

Roxane Curtet Journaliste infirmiers.com roxane.curtet@infirmiers.com  @roxane0706

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(21/02/2018 : 14:55)

Agnès Buzyn souhaite élargir les compétences des infirmiers sur la vaccination  Voir?

Une bonne nouvelle pour les infimiers libéraux comme pour l'ensemble de la profession. La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, vient d’adresser à la commission technique des vaccinations de la Haute Autorité de santé une saisine relative à l’élargissement des compétences des infirmiers et des pharmaciens en matière de vaccination, suivant ainsi une des recommandations émises par la Cour des comptes lors de son rapport annuel. Les ordres professionnels seront bien sûr consultés, l’objectif étant d’aboutir à des propositions rapides, qui semblent des propositions de bon sens pour l’avenir, souligne Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, lors d'une séance de questions orales sans débat à l'Assemblée nationale ce 20 février.

Depuis 2008, les infirmiers sont autorisés à vacciner contre la grippe les personnes à risques, c'est-à-dire ceux de plus de 65 ans ou ceux attents de maladies chroniques. Cette possibilité offerte aux infirmiers présente un bilan positif : la part des vaccinations contre la grippe saisonnière réalisée par les infirmiers augmente depuis plusieurs années et atteignait 23 % en 2016. Au vu de ces résultats encourageants, le ministère des solidarités et de la santé souhaite conduire une réflexion sur l’élargissement des compétences des infirmiers en matière de vaccination, afin de simplifier et d’améliorer le parcours vaccinal d’un plus grand nombre de personnes – je fais référence ici à la vaccination des primo-vaccinés contre la grippe ou aux rappels des vaccins de la petite enfance, explique la secrétaire d'État.

Une avancée pour les infirmiers même s'il faudra du temps entre cette saisine et la prise de désicion définitive.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de l'Assemblée nationale.

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(21/02/2018 : 09:58)

Dernière mise à jour : 25/02/2018 : 04:11


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