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Journal de Neurochirurgie

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Photorama de la CAANS 2014


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Cranio-orbito-zygomatic approach of a giant MCA aneurysm in a hybrid angio/OR suite


Les 3 dernières nouvelles


actualite2.jpgLe professeur Benaïssa Abdennebi, spécialiste en neurochirurgie à l’hôpital Salim- Zemirli d’El Harrach, a reçu « la médaille du savant algérien 2016 », à l’issue d’une grandiose cérémonie qui s’est tenue hier, à l’hôtel Hilton d’Alger, en présence de MM. Mohamed Ali Boughazi et Azzeddine Mihoubi, respectivement conseiller à la Présidence de la République et ministre de la Culture, ainsi que plusieurs personnalités nationales scientifiques et culturelles. Décernée chaque année par l’association scientifique et culturelle « Wissam El Alam El Djazaïri », cette distinction honorifique, qui en est maintenant à sa 9e édition, récompense un savant ou un groupe de chercheurs  qui ont grandement honoré le pays par leur précieuse contribution dans les domaines de la science et de la culture.
Placée sous le signe: « Oui, l’Algérie a ses savants », la cérémonie de remise de cette belle distinction s’est déroulée devant une assistance record, au grand dam des pessimistes et alarmistes de tous bords qui ne cessent de crier sur les toits que l’Algérie ne se porte pas bien. Agissant comme un baume sur les cœurs des hommes et des femmes de bonne volonté  qui, dans le parfait anonymat, œuvrent constamment à la bonne marche du pays, cette « petite » marque de respect et de reconnaissance, décernée par d’éminentes  personnalités du domaine, en outre, constitue certainement un grand motif de satisfaction, en plus de celui cherché auprès de Dieu Tout-Puissant.  
C’est ce que pense le lauréat 2016 de la médaille du savant algérien, le grand spécialiste en neurologie fonctionnelle, le professeur Benaïssa Abdennebi, 66 ans, lors de sa prise de parole durant la cérémonie, organisée à la Khaïma géante de l’hôtel Hilton.
Après la présentation vidéo de sa biographie,  au cours de laquelle nombre de hautes qualités morales et professionnelles ont été mises en exergue, que ce soit par ses proches ou par ses nombreux collègues de travail dont certains, ajoutons-le, furent également ses élèves, le professeur Abdennebi, a pris la parole pour  remercier les organisateurs d’avoir pensé à lui et de l’avoir choisi comme lauréat de la médaille du savant algérien 2016.
Ensuite, il a mis l’accent sur les nombreux algériens qui travaillent dans l’anonymat pour que l’Algérie reste au firmament de la science et du savoir. Dans ce contexte, l’éminent professeur a évoqué son domaine de prédilection en précisant qu’il s’est inspiré de la douleur chronique ressentie par les malades de neurochirurgie pour  sa thèse de doctorat, avant d’ajouter que le désir ardent de ramener cette spécialité pointue de l’étranger et de soigner nos patients, ici en Algérie, est derrière la création d’un service de neurochirurgie fonctionnelle au CHU Zemerli d’El Harrach, avant sa dotation normale en équipements et en médicaments, depuis de longues années et ce, dans le traitement de la maladie de Parkinson, notamment. Il en a profité pour lancer un appel aux étudiants algériens, les exhortant à travailler sérieusement et à bien maîtriser leur métier, avant de mettre leurs connaissances et leur savoir-faire au service des patients algériens dont le nombre s’accroit rapidement.
Il y a lieu de rappeler que depuis sa création, en 2013, la fondation s’est attelée à la promotion et à la valorisation des efforts considérables déployés par les savants et chercheurs algériens dans les domaines scientifiques et culturels. Son président, le Dr Nedjar Baba Ammi, qui est intervenu à cette occasion, a tenu particulièrement à exprimer sa disponibilité et celle de son association en faveur de la promotion de la science et du savoir en Algérie.
Pour rappel, la fondation « Wissam El Alam El Djazaïri » a depuis sa création distingué plusieurs savants et chercheurs algériens qui ont contribué à la promotion de la science et de la culture, en Algérie et à l’étranger. En effet, après le professeur en histoire Belkacem Saâdallah en 2007, c’est au tour des professeurs Djamel Mimouni (astronomie) et Mohamed Salah Nacer (sciences religieuses) d’être honorés l’année suivante.
En 2009, le professeur en philsophie Abderrazak Guessoum et le journaliste Mohamed El-Hadi El Hassani ont été primés par la fondation, qui a choisi le savant en sciences islamiques le Dr Saïd Bouïzri comme lauréat de l’édition 2010. Ensuite, c’est au tour du professeur Mohamed Boulenouar Ziane de décrocher la haute distinction en 2012.
En 2013, la médaille du savant algérien est revenue au spécialiste en robotique, le Pr Kamel Youcef Toumi et au savant religieux cheikh Ba Ammouri. Ensuite, l’ancien ministre, le professeur en mathématiques Ahmed Djebbar, a obtenu cette haute consécration en 2014. Durant la 8e édition qui s’est tenue l’année dernière, le choix des organisateurs s’est porté sur l’ancien ministre et professeur Belgacem Haba, chercheur en micro-technologies et en nanotechnologies.
El Moudjahid

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Risques d’abus, de mésusage et de pharmacodépendance liés à l’utilisation de la prégabaline (Lyrica et génériques) - Point d'Information

L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM-France) souhaite mettre en garde les professionnels de santé sur les conditions de prescription de la prégabaline, en particulier chez les patients ayant des antécédents de toxicomanie.En effet, depuis 2010, les spécialités à base de prégabaline font l’objet de signalements de cas d’abus et de dépendance en France et en Europe, justifiant la mise en place en 2013 d’un suivi national d’addictovigilance.

La prégabaline (Lyrica et génériques) est indiquée dans le traitement de l’épilepsie partielle et des troubles anxieux généralisés. La spécialité Lyrica est également autorisée dans la prise en charge des douleurs neuropathiques.

Ces médicaments font l’objet d’une utilisation abusive à des fins récréatives. Les premiers signalements d’abus ont été notifiés en Europe en 2010, et au réseau d’addictovigilance en France en 2011.

En raison de l’utilisation croissante de ces médicaments et des signalements de cas d’abus, de dépendance et de mésusage au réseau des CEIP, un suivi national d’addictovigilance est effectif depuis 2013.

Une surveillance particulière a également été mise en place par l’Agence Européenne des Médicaments (EMA) dans le cadre du Plan de Gestion des Risques accompagnant la commercialisation des médicaments contenant de la prégabaline.

Le dernier bilan du suivi national d’addictovigilance présenté au Comité technique des CEIP le 28 mai 2015 a mis en évidence deux types de signaux. Le premier est un détournement des prescriptions avec des falsifications d’ordonnance et des cas de nomadisme médical et/ou pharmaceutique. Le second est une augmentation de l’utilisation de la prégabaline au sein de populations à risque (sujets traités par des médicaments de substitution aux opiacés ou présentant des antécédents d’abus), pouvant évoluer vers une consommation à finalité non thérapeutique liée à une obtention illégale.

Dans ce contexte, l’ANSM souhaite rappeler aux prescripteurs les précautions devant être prises chez les patients qui présentent des antécédents de toxicomanie. Les signes de mésusage, d’abus ou de dépendance à la prégabaline, tels que le développement d’une tolérance, l’augmentation des doses et un comportement de recherche du médicament doivent être surveillés chez ces patients.

Le résumé des caractéristiques du produit (RCP) des spécialités à base de prégabaline peut être consulté sur la base de données publique des médicaments

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Pr Souad Bakhti. Présidente de la Société algérienne de la neurochirurgie : Nous avons fait notre travail

La venue d’une équipe médicale américaine, cette semaine à l’hôpital Médéa, dans le cadre d’une opération de volontariat, a déclenché une vive polémique suite à la réaction de la Société algérienne de neurochirurgie face aux propos jugés «diffamatoires» de l’association organisatrice de l’événement. El Watan Weekend a voulu recentrer le débat pour mettre l’accent sur le vrai problème : l’inexistence d’une prévention contre la myéloméningocèle, une des formes du spina bifida, à l’origine du déplacement de cette équipe.

- Quel constat  faites-vous, aujourd’hui, sur le spina bifida ?

Il faut que vous sachiez que la myéloméningocèle, une forme très spécifique de spina bifida, est une pathologie pratiquement disparue dans les pays développés, vu qu’ils ont travaillé sur l’aspect prévention. Car on sait que l’acide folique administrée deux mois avant la grossesse et le premier trimestre permet de réduire de 70%  cette maladie.

Malheureusement, nos gynécologues se limitent à la donner au premier trimestre seulement. Donc, si nous voulons opter pour cette alimentation, il faut que le programme des unités de protection maternelle et infantile (PMI) des années 1970 soit relancé. Dans les autres pays où l’interruption de grossesse est autorisée, on donne le choix aux parents. Pourquoi donc ce problème de prévention tombe sur le dos des neurochirurgiens ?

- Pourquoi n’y a-t-il pas de campagne de sensibilisation ?

Le Comité national de neurochirurgie avait recommandé, en 2008, au ministère de la Santé, de lancer des campagnes de sensibilisation concernant l’acide folique. Si on relance d’ailleurs les PMI, le problème sera réglé. Les neurochirurgiens ont fait leur travail.  A l’époque du ministre Ziari, il y a eu un arrêté concernant la prévention contre le spina bifida. Malheureusement, rien n’a été appliqué. Le problème se pose au niveau des systèmes de prévention. Nous sommes des praticiens et nous ne pouvons à aucun cas nous substituer aux directions de prévention. Nous avons même mis le programme de prévention sur site. Non seulement nous avons fait tout cela, on se fait insulter en plus.

- Pourquoi avez-vous affiché une colère contre la venue d’une équipe américaine de médecins en Algérie ? En quoi vous cela vous dérange ?

Je n’ai rien contre l’équipe américaine, mais contre la manière dont les choses sont faites. Car ces médecins qui sont venus sont des collègues, on peut discuter, collaborer et  échanger. Ce qui est inadmissible, c’est le fait de dénigrer la communauté neurochirurgienne par cette association organisatrice. Cette maladie, on ne la voit plus dans les pays  développés, parce qu’il y a la prévention et l’interruption de grossesse. Donc expliquez-moi dans un pays comme les Etats-Unis, comment peuvent-ils s’intéresser à une pathologie qui n’existe plus. Je suis quasiment sûre qu’ils ont vu moins de cas que nous.

Ce sont des enfants qui nécessiteront plusieurs chirurgies durant toute leur vie, car ils ont d’autres malformations et d’autres complications. Ces patients nécessitent un suivi à long terme qui sera fait par les Algériens. La réparation consiste à  mettre à plat la peau. L’enfant né avec un degré de paralysie l’aura toujours. Le petit Mounib est toujours sur une chaise roulante ! Jusqu’à présent il n’y a pas de technique validée pour réparer la moelle dans myéloméningocèle.

Cette association est en train de faire croire beaucoup de choses à ces malades. En 2008, il y a eu des mails insultants de la part de cette association qui nous traitait d’incapables.  Ce que nous regrettons c’est de nous traiter d’incapables par ce monsieur Elyès Felalai. Il n’est même pas venu voir les médecins. Ce sont des propos insultants. Toute la communauté neurochirurgicale n’a pas accepté les diffamations de celui-ci.

- Le travail d’une équipe pluridisciplinaire est donc inexistant ?

Un exemple récent, sur les 120 derniers cas opérés à l’hôpital Mustapha, tous nés entre 2011 et 2015, aucune maman n’a eu de supplémentation. Personne ne les a informées sur l’importance de l’acide folique. Autre point à soulever,  la myéloméningocèle n’est pas l’affaire du neurochirurgien seul.

On est en train de jeter la balle à cette corporation. Les neurochirurgiens vont dépendre d’une équipe pluridisciplinaire, comme les urologistes, les anesthésistes, les pédiatres… Une prise en charge sans cette équipe est incomplète. Nous ne réglons pas le problème.  Les malades, on les opère sans problème. Nous savons qu’à l’hôpital de Médéa, il y a deux neurochirurgiens qui sont partis d’ici (CHU Mustapha) qui savent opérer la myéloméningocèle, mais qui n’ont jamais pu la faire, parce que les réanimateurs refusent d’endormir les enfants !

El Watan

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